La Fédération des associations
de familles monoparentales
et recomposées du Québec
(FAFMRQ) lutte pour l’amélioration
des conditions de vie des familles
monoparentales et recomposées.

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Actualités

QUE LES TRAVAILLEURS PAUVRES SE TROUVENT UN COLOC!

PHILIPPE HURTEAU (Blogues de l’IRIS) – Le Journal de Montréal

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PHOTO LE JOURNAL DE MONTRÉAL, SARAH BÉLISLE

Depuis deux ans maintenant, mon collègue Minh Nguyen et moi publions l’indice du salaire viable au Québec. En gros, on pose la question suivante : combien une personne qui travaille à temps plein doit gagner par heure pour couvrir ses besoins de base et se donner la marge de manœuvre financière nécessaire pour vivre convenablement?

Chaque année, un consensus se dégage suite à notre publication sur le salaire viable : le niveau actuel du salaire minimum est grandement insuffisant. Chaque fois, il se trouve tout de même des commentateurs pour minimiser l’importance de ce problème. Dans un texte publié hier, un chercheur de l’Institut économique de Montréal (IEDM) a proposé certaines pistes de solutions pour permettre à un.e salarié.e à bas salaire d’améliorer son sort : vivre en colocation, travailler plus d’heures qu’un emploi temps plein régulier, convaincre son patron d’offrir une augmentation ou une promotion (sans blague!), utiliser Uber ou, encore mieux, devenir chauffeur pour cette compagnie.

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PORTRAIT DES PERSONNES À L’AIDE SOCIALE: DONNÉES STATISTIQUES ET PAROLES CITOYENNES.

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UNE FORMATION POUR MIEUX COMBATTRE LES PRÉJUGÉS

Le Collectif pour un Québec sans pauvreté profite de la 43e Semaine de la dignité des personnes assistées sociales, du 2 au 6 mai 2016, pour lancer et diffuser largement un nouvel outil de formation.

Produit par l’Observatoire de la pauvreté et des inégalités au Québec, Portrait des personnes à l’aide sociale : données statistiques et paroles citoyennes souhaite contribuer à la lutte aux préjugés à l’égard des personnes assistées sociales et amener les gens à poser un regard critique sur l’action gouvernementale en matière d’aide sociale.

Cet outil de formation s’adresse aux personnes et aux groupes désirant animer des formations sur ce thème. Il peut servir dans différents contextes comme la lutte au projet de loi 70 ou – pour reprendre le thème de la Semaine des personnes assistées sociales – pour faire la promotion d’un «revenu de solidarité universel garanti».

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PROJET DE LOI 70: Si on voulait vraiment aider les personnes assistées sociales

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COMMUNIQUÉ
Publication immédiate

Montréal, le 28 avril 2016 – Avec le projet de loi 70, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale prétend vouloir briser le cycle de la pauvreté, notamment grâce à la mise en place du programme Objectif emploi, qui forcerait les nouveaux demandeurs d’aide sociale à participer à une mesure d’insertion sous peine de pénalités financières. À l’instar de plus d’une centaine de groupes de la société québécoise (dont la Commission des droits de la personne et de la jeunesse), la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) croit qu’une telle mesure serait contraire aux droits et libertés de la personne. « Au lieu de couper dans les prestations déjà nettement insuffisantes des personnes assistées sociales, c’est en améliorant leurs revenus qu’on pourrait favoriser leur insertion en emploi. C’est exactement ce qui s’est passé pour les femmes monoparentales il y a quelques années. Quand ces dernières ont vu leurs revenus s’améliorer (grâce notamment à la mise en place du Soutien aux enfants), elles ont été les plus nombreuses à quitter l’aide sociale », rappelle Sylvie Lévesque, directrice générale de la FAFMRQ.

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OBJECTIF EMPLOI: les craintes des opposants confirmées

MARC-ANDRÉ GAGNONLE JOURNAL DE QUÉBEC

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PHOTO: SIMON CLARK/AGENCE QMI

La nouvelle approche du ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, pour forcer les assistés sociaux à se doter d’un projet de retour au travail ou aux études est loin de rassurer ses opposants.

Les informations obtenues par notre Bureau parlementaire confirment ce que craignaient plusieurs: ceux qui refuseront de participer au programme Objectif emploi, pièce maitresse du projet loi 70 encore à l’étude, verront leur prestation d’aide sociale de base diminuer.

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POUR SE FAIRE UNE TÊTE SUR LA GARDE PARTAGÉE…

Actualité, Médiation familiale |

27 avril 2016

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PHOTOMONTAGE LA PRESSE

Plusieurs membres de la FAFMRQ nous ont récemment signalé avoir reçu une demande d’appui à une pétition revendiquant la garde partagée par défaut pour les enfants dont les parents se séparent. Les 26 et 27 avril derniers, c’était au tour du Journal Métro de présenter un article sur le sujet. Or, la position de la Fédération (et de plusieurs spécialistes) sur cette question qui ressurgit régulièrement est claire:

Même si la garde partagée est une tendance à la hausse, cette forme de garde doit demeurer du cas pas cas.

Pourquoi? Parce que plusieurs facteurs doivent être pris en compte avant que la garde partagée ne puisse être attribuée: la disponibilité des parents, la qualité de communication entre eux, le parent de référence ou la figure principale d’attachement, l’âge de l’enfant, le souhait (ou le désir) de l’enfant, la stabilité de l’environnement et des personnes, la présence ou non d’antécédents de violence familiale ou conjugale, la distance géographique entre les résidences des deux parents, etc.

Pour toutes ces raisons, la FAFMRQ n’appuie pas cette pétition en faveur de la garde partagée par défaut.

Vous trouvez, ci-contre, quelques documents pour vous aider à vous faire une tête:

– Un article d’Émilie Biland (Université Laval) et Gabrielle Schütz (Université de Versailles Saint Quentin): La garde des enfants de parents séparés au Québec: une analyse quantitative de dossiers judiciaires. Un document tout à fait actuel qui démontre que les jugements de garde partagée sont passés de 8,1 % en 1998 à 19,7 % en 2008, que les désaccords sur la garde sont peu fréquents et que les dossiers judiciaires où les juges ont eu à trancher un conflit de garde sont très minoritaires.
– Un texte de Denyse Côté et Florina Gaboran (Université du Québec en Outaouais), paru dans le Bulletin de liaison de la FAFMRQ de mars 2015 (Vol. 39, no 3): La garde partagée, à quel prix?
– Un texte de Me Michel Tétrault (avocat au Centre communautaire juridique de l’Estrie) paru dans le Bulletin de liaison de la FAFMRQ de mars 2015 (Vol. 39, no 3): La garde exclusive, une exclusivité… ou comment on crée une présomptions de partagée.
– Un lien vers un dossier sur la garde partagée paru dans La Presse en novembre 2013.

Bonne lecture!

Réintégrer des milliers de personnes en emploi avec des « peanuts »

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COMMUNIQUÉ
Pour diffusion immédiate

Québec, 25 avril 2016 — À l’occasion de l’étude des crédits du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MTESS), la Coalition Objectif Dignité dénonce l’insuffisance du budget consacré au soutien des personnes assistées sociales. Son porte-parole, Serge Petitclerc, était présent à l’Assemblée nationale cet après-midi en compagnie de Dave Turcotte du Parti Québécois, Françoise David de Québec solidaire et Maryse Rousseau du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ).

«Si le ministre Blais tient vraiment à favoriser la réintégration en emploi des personnes assistées sociales, comme il prétend le faire avec le projet de loi 70, il doit d’abord hausser leurs prestations à un niveau décent et mettre en place une gamme de mesures d’aide à l’emploi volontaires et mieux adaptées aux besoins et aux aspirations des personnes qui sont exclues du marché du travail. Ce n’est pas avec les “peanuts” accordées dans le dernier budget
qu’il y parviendra», de s’indigner Serge Petitclerc, porte-parole de la Coalition.

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AIDE SOCIALE ET ASSURANCE-EMPLOI: Deux réformes, même logique et même victime

Marie-Hélène Arruda – Coordonnatrice du Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) | Le Devoir (Libre opinion)
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Photo: Michaël Monnier Le Devoir

En 2012, le gouvernement Harper procédait à une réforme majeure du programme d’assurance-emploi dont l’un des aspects les plus controversés était la définition d’emploi convenable qui avait pour effet de diviser les chômeurs en trois catégories (allant du « meilleur » au « pire chômeur ») auxquelles étaient associées un type d’emploi que le chômeur avait l’obligation de rechercher et d’accepter.

Cet élément précis de la réforme a été vivement contesté puisqu’il portait directement atteinte au droit fondamental à la liberté de choisir son travail. Au diable tes intérêts, tes compétences ou tes besoins financiers, le gouvernement t’oblige à te dénicher n’importe quel emploi à un salaire inférieur et pouvant être très éloigné de ton domicile. On se souviendra qu’en réaction, le gouvernement du Québec dirigé par le Parti libéral adoptait à l’unanimité une motion condamnant cette réforme.

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MARIAGE ET «UNION SPIRITUELLE»: connaît-on les réalités de terrain?

Actualité, Conjoints de fait |

25 avril 2016

Noël Saint-Pierre – Ex-président du Comité sur la diversité ethno-culturelle du Barreau de Montréal | Le Devoir (Libre opinion)

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Photo: Anton Bogodvid Getty Images

Récemment, la Cour supérieure était saisie de la demande d’un homme qui prétendait que, du fait de sa religion (chrétienne évangélique), il ne devait pas être lié par les obligations civiles du mariage. Il alléguait que sa liberté de religion était brimée par les dispositions du Code civil en matière de mariage : cet homme n’avait aucune intention d’être lié par ces dispositions, qui donnaient des droits à son épouse, mais avait besoin du mariage pour cohabiter (et avoir des rapports intimes) avec cette dernière. La Procureure générale du Québec était une partie au procès et a fait la différence, dans ses arguments, entre un mariage reconnu par l’État et une célébration religieuse qui pourrait s’apparenter à une « union spirituelle ». Dans les médias, on parle du « jugement Alary » (le nom de la juge qui a rendu le jugement) parce que les noms des parties sont confidentiels.

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MARIAGE ET «UNION SPIRITUELLE»: Il faut respecter le Code civil!

Actualité, Conjoints de fait |

15 avril 2016

Alain Roy et Michel Morin (Les auteurs sont tous les deux professeurs titulaires à la Faculté de droit de l’Université de Montréal) | LE DEVOIR

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Photo: iStock

Le ministre du culte qui célèbre un mariage peut-il, à la demande des conjoints, voire de l’un d’eux, s’abstenir d’en déclarer l’existence au directeur de l’état civil afin de le priver des effets juridiques dont il serait autrement assorti, comme le patrimoine familial et l’obligation alimentaire ? Le 2 février, la juge Christiane Alary de la Cour supérieure a répondu oui à cette question, comme l’y invitait la procureure générale du Québec dans sa plaidoirie. Selon la juge, le nouveau Code civil entré en vigueur en 1994 permet de dissocier les dimensions religieuse et civile du mariage. Bien que la décision du tribunal ait été portée en appel, certains ministres du culte pourraient être tentés de s’y référer pour justifier la célébration de mariages uniquement religieux. À notre avis, il y a lieu de couper court sans délai à leurs velléités, l’analyse historique des textes juridiques sur le mariage permettant de réfuter le raisonnement de la juge Alary.

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