La Fédération des associations
de familles monoparentales
et recomposées du Québec
(FAFMRQ) lutte pour l’amélioration
des conditions de vie des familles
monoparentales et recomposées.

En savoir plus ›

Actualités

AU NOM DE VÉRONIQUE BARBE

FRANCINE PELLETIERLE DEVOIR

A-t-on encore besoin d’un ministère de la Condition féminine ou du Conseil du statut de la femme? Quarante ans après le démantèlement de la discrimination systémique envers les femmes, serait-on prêts à passer à autre chose?

S’il est question ici de simplement rebaptiser de vieilles institutions, alors j’en suis. Il y a toujours eu quelque chose d’un peu ridicule dans le terme «condition féminine». Comme s’il s’agissait d’une maladie rare, d’une maladie tropicale contagieuse qu’il faudrait étudier derrière des portes closes. Le statut de «la» femme a beaucoup fait rouler de la paupière également. «Comme s’il n’y en avait qu’une», disait-on dans le temps. Ici aussi, le terme est excessivement clinique. Il isole la question des femmes, en fait une chose à part, plutôt que de souligner son aspect révolutionnaire, sa capacité à redéfinir la société dans laquelle on vit. À ce titre, la lutte des classes, n’en déplaise au grand Karl, a fait patate, mais la lutte des femmes, elle, a profondément changé la façon dont on conçoit, à défaut du pouvoir, la famille, le travail et les rapports amoureux.

Il serait peut-être donc temps qu’on délace la gaine, qu’on ouvre grand pour refléter le caractère plus profond du féminisme. Je laisse aux lexicographes, cependant, le soin de trouver l’appellation qui démontrerait cette orientation plus large et, pourquoi pas, plus inclusive.

Mais en finir carrément avec ces institutions féministes sous prétexte que c’est à chacun d’entre nous maintenant d’oeuvrer à l’égalité hommes-femmes ? «L’égalité des droits » mériterait ses châteaux forts mais «l’égalité dans les faits» serait davantage du domaine personnel? Non. Le cadavre encore chaud de Véronique Barbe est là pour nous rappeler pourquoi.

Pour lire la suite…

RÉFORME DE L’AIDE SOCIALE: QUEL COÛT POUR LA SANTÉ PUBLIQUE?

Actualité, Lutte à la pauvreté |

20 septembre 2017

JESSICA NADEAULE DEVOIR

Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir

Québec met en danger la santé des populations les plus vulnérables et risque d’amplifier les problèmes de santé publique en voulant imposer des pénalités financières aux bénéficiaires d’aide sociale qui ne répondront pas aux exigences du nouveau programme Objectif emploi. Telle est la conclusion des directeurs de santé publique de Montréal et de Montérégie qui exhortent le gouvernement à faire marche arrière dans son projet de règlement présentement à l’étude.

« Devant la volonté du gouvernement du Québec d’aller de l’avant avec cette réforme de l’aide sociale qui prévoit des pénalités susceptibles d’appauvrir les plus pauvres, d’augmenter l’insécurité alimentaire et d’aggraver l’itinérance, en tant que directeurs de santé publique de Montréal et de Montérégie, nous tirons la sonnette d’alarme et insistons sur les risques de ces pénalités pour la santé de nos populations », écrivent-ils dans leur mémoire présenté la semaine dernière au ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

Pour lire la suite…

RENTRÉE PARLEMENTAIRE SUR FOND D’IMPROVISATION

Actualité |

19 septembre 2017

DENIS LESSARDLA PRESSE

QUÉBEC — Le départ de Jean-Louis Dufresne comme chef de cabinet de Philippe Couillard et l’absence prolongée du premier fonctionnaire Roberto Iglesias ont des conséquences évidentes : une sorte d’improvisation règne désormais à Québec.

Un exemple parmi d’autres: hier, la machine du Conseil exécutif, l’équivalent du ministère de M. Couillard, a reçu comme un électrochoc l’annonce interne d’une séance de Conseil des ministres commune, dès vendredi prochain, avec le gouvernement ontarien. Pourtant, l’événement était déjà depuis un moment sur la feuille de route du premier ministre Couillard. Une telle opération est normalement préparée, de longue main, dans les cabinets interministériels.

Pour lire la suite…

L’ADOPTION EN BANQUE MIXTE: des familles en concurrence?

CHLOÉ COUVYORFQ (OBSERVATOIRE DES RÉALITÉS FAMILIALES DU QUÉBEC)

Ce texte de vulgarisation résume l’essai de Doris Chateauneuf et Julie Lessard «La famille d’accueil à vocation adoptive : enjeux et réflexions autour du modèle québécois.», publié en 2015, dans Service social 61, 1, pp. 19–41.

Faits saillants
Le programme d’adoption par Banque mixte, ou planification concurrente, permet de placer un enfant en famille d’accueil avant qu’il ne soit légalement adoptable. C’est aujourd’hui la forme d’adoption la plus répandue au Québec, devant les adoptions internationales.

Au Québec, au Royaume-Uni et aux États-Unis, les gouvernements encouragent la planification concurrente en instaurant de courts délais de placement, qui forcent les intervenants à jauger très vite la situation.

Il est parfois difficile de juger si l’enfant devrait, ou non, rester en contact avec ses parents biologiques. Au Québec, aucune structure n’encadre ou n’assure le suivi des rencontres.

Pour lire l’article…

POUR UNE VÉRITABLE REFONTE DES NORMES DU TRAVAIL

MARIE-HÉLÈNE ALARIE LE DEVOIR

Photo: Jacques Nadeau Le Devoir

Salaire minimum à 15 $ l’heure, congés de maladie payés, semaine de vacances additionnelle, encadrement des agences de placement… Pour les syndicats, tout est sur la table. À la CSQ, on attend beaucoup de cette annonce de refonte de la Loi sur les normes du travail.

Le monde du travail change, et c’est peu dire ! De nouvelles réalités exigent des cadres légaux adaptés. La Loi sur les normes du travail est entrée en vigueur en 1980. La dernière révision majeure de cette loi remonte à 2002 où, de manière très progressiste, on avait enchâssé un règlement sur le harcèlement psychologique et sexuel, ainsi que des clauses de disparité de traitement. Aujourd’hui, les syndicats souhaitent des changements tout aussi importants.

Pour lire l’article…

RENTRÉE SYNDICALE: Un automne sous le signe du 5-10-15

Actualité, Lutte à la pauvreté |

16 septembre 2017

HÉLÈNE ROULOT-GANZMANNLE DEVOIR

Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir

15 kilomètres pour 15 dollars. Les organisations syndicales et autres groupes de lutte contre la pauvreté se sont donné rendez-vous le 15 octobre prochain pour une marche de 15 km dans les rues de Montréal afin de relancer la campagne 5-10-15, revendiquant entre autres un salaire minimum à 15 dollars l’heure.

«En face de nous, nous avons le Parti libéral, rappelle le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau. Et il semble qu’il penche plus du côté des arguments du patronat. L’augmentation du salaire minimum n’est pas à la hauteur de ce que nous revendiquons, mais nous persévérons. Et puis, il y a des villes américaines qui ont fixé cet objectif ou qui l’ont déjà atteint, les choses peuvent bouger…»

Pour lire la suite…

Lutte contre la pauvreté: Québec priorisera les personnes seules démunies

Actualité, Lutte à la pauvreté |

16 septembre 2017

DENIS LESSARD, MARTIN CROTEAULA PRESSE

PHOTO GRAHAM HUGHES, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Une nouvelle charge contre la pauvreté et des mesures pour alléger l’horaire des salariés et des parents : le programme social du gouvernement Couillard est en gestation. Les principales mesures devraient tomber cet automne, marquant le coup d’envoi de « l’année sociale » du gouvernement après trois ans d’austérité.

Clôturant le caucus de ses députés à Val-d’Or hier, Philippe Couillard a souligné que sa formule de « transformer le Québec » visait essentiellement à ce qu’on « améliore la vie des Québécois ». « On est en bonne situation, ce qui va nous permettre par exemple de faire au cours de l’automne un plan de lutte à la pauvreté particulièrement ambitieux, de continuer [de soutenir] la santé, l’éducation et l’économie et, selon les dires du ministre des Finances, continuer l’allégement fiscal », a indiqué M. Couillard à Val-d’Or.

Au centre de cette orientation, a-t-on indiqué à La Presse, la troisième mouture du « plan de lutte à la pauvreté » sera tournée cette fois vers les personnes vivant seules.

Pour lire la suite…

Six mois d’attente pour une pension alimentaire

TVA NOUVELLES

Une mère monoparentale de Laval dénonce les délais de la justice dans sa cause pour obtenir une pension alimentaire de son ex-conjoint.

Pourtant tous les documents pertinents à sa demande sont prêts, son avocat de l’aide juridique est prêt. Ne manque qu’un juge.

Ça fait six mois que les procédures ont été entamées et toujours rien.

Entretemps, elle peine à joindre les deux bouts avec son adolescent de 15 ans.

Pour regarder le reportage…

Entrevue: Aide sociale…des NANANES mais pas de SANCTIONS!

Actualité, Lutte à la pauvreté |

12 septembre 2017

Une entrevue de Virginie Larivière, porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, à l’émission Maurais LiveCHOI 98,1 RADIO X

Pour écouter l’entrevue…

Réforme de l’aide sociale: manif devant les bureaux du ministre

Actualité, Lutte à la pauvreté |

11 septembre 2017

BAPTISTE RICARD-CHÂTELAINLE SOLEIL

Photo: LE SOLEIL, CAROLINE GRÉGOIRE

(Québec) Les opposants à la réforme de l’aide sociale – qui imposera des pénalités aux nouveaux prestataires qui ne participeront pas à un programme d’employabilité – ne lâchent pas le morceau. Ils ont encore manifesté lundi matin devant les bureaux du ministre François Blais.

Voilà une soixantaine de jours que la Coalition objectif dignité poste un colis quotidien à l’élu titulaire de l’Emploi et de la Solidarité sociale. Le dernier envoi de protestation, signé par une plusieurs dizaines d’organismes critiques de la réforme, a été livré lundi en main propre par leurs porte-parole.

Pourquoi lundi ? Parce que l’ébauche du règlement qui mettra en place la réforme décriée a été publiée en juillet. Et que la population avait 60 jours pour envoyer des commentaires. Cette ultime manifestation voulait donc marquer la fin de cette période de consultation.

Pour lire la suite…

© FAFMRQ 2017