DU FINANCEMENT PRIVÉ POUR RÉALISER DES MISSIONS DE L’ÉTAT

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DU FINANCEMENT PRIVÉ POUR RÉALISER DES MISSIONS DE L’ÉTAT

FRANÇOIS DESJARDINS – Le Devoir
Le Québec n’exclut pas de recourir aux obligations à impact social

Le gouvernement Couillard n’exclut pas d’émettre un jour des « obligations à impact social », comme songe très sérieusement à le faire l’Ontario afin de financer des projets spécifiques pour des groupes vulnérables.

Ce phénomène embryonnaire, qui ne suscite pas un enthousiasme unanime dans le monde, repose sur la réalisation de projets sociaux avec l’argent d’investisseurs privés à qui le gouvernement promet un profit si certains objectifs sont atteints.
(…)
Si certains vantent ses mérites, l’obligation à impact social ne suscite pas l’unanimité. Dans un article coup-de-poing, le magazine Nonprofit Quarterly a voulu l’an dernier tempérer les ardeurs des partisans de ces obligations, « qui suggèrent parfois que la discipline de marché prétendument injectée dans les programmes sociaux par le capital privé est plus facilement applicable aux problèmes sociaux que ce que l’expérience nous enseigne jusqu’ici ».

Au premier chef, se demandait l’auteur, « si ces modèles d’intervention sociale sont si bons, pourquoi les structurer en projets individuels au lieu d’en faire des politiques publiques beaucoup plus larges ? » Il s’interrogeait aussi sur ce qui constitue un niveau acceptable de rentabilité pour les investisseurs, profitant de la question pour revenir sur l’implication de Goldman Sachs dans un projet visant à diminuer les cas de récidive à la prison Rikers Island.

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