COUPLE EN (DÉS)UNION LIBRE

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Actualité ,Conjoints de fait |

22 novembre 2015

STÉPHANIE TURCOTTE – LAPRESSE+ (Section DÉBATS)

Les femmes non mariées qui sacrifient leur carrière pour rester à la maison et s’occuper des enfants devraient avoir droit à une part du patrimoine lorsque le couple éclate.

Il y a 9 ans, j’ai fait le choix, avec l’accord total de mon conjoint, de demeurer à la maison pour élever les enfants. J’ai donc suspendu ma carrière.

Devant les attentes de mon conjoint, j’ai organisé notre vie. Il était le pourvoyeur et moi, j’étais la nounou, l’amante, la ménagère, la cuisinière et j’en passe. Nous avions une entente qui nous convenait, un échange que je considérais comme raisonnable.

Pendant toutes ces années, j’ai parfois eu des regards méprisants quant à ma situation, mais j’ai surtout reçu des félicitations comme quoi je faisais le bon choix et que mes enfants respiraient le bonheur. Des commentaires qui provenaient même de ma propre belle-famille.

Et récemment, tout a basculé. Après douze ans de vie commune, nous nous sommes séparés. Lorsque j’ai mis fin définitivement à la relation, M a dénigré mon rôle, sa famille m’a insultée et, bien que nous partagions la même maison, M a cessé de verser de l’argent dans le compte conjoint et m’a complètement coupé les vivres.

Vous ai-je dit que nous ne sommes pas mariés ?

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