QUE LE DROIT AIT PRIMAUTÉ SUR LA RELIGION, POINT!

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QUE LE DROIT AIT PRIMAUTÉ SUR LA RELIGION, POINT!

Actualité ,Conjoints de fait |

09 mars 2016

Salimata Sall – Travailleuse sociale et militante féministe (HUFFINGTON POST)
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Jusqu’à récemment, ceux qui choisissent de se marier au civil ou au religieux s’en sortaient avec les mêmes effets du point de vue légal, au Canada. Le mariage implique des droits et des obligations pour les deux parties s’unissant. Le caractère laïque civil protège les deux partenaires, mais protège surtout les femmes qui sont souvent les plus vulnérables du point de vue économique en cas de divorce, car elles ont tendance à investir du temps et des efforts dans la famille, ce qui est souvent déterminant de la réussite sociale des hommes. On lutte et continue de lutter pour rompre avec les taches traditionnelles sexistes, ce n’est pas encore gagné.

Dernièrement, l’harmonie sociale avec le mariage tout court, sans épithète, vient d’être perturbée : «[d]ans un jugement récent, la Cour supérieure a donné raison au ministère de la Justice et à la procureure générale Stéphanie Vallée, qui défendent une position singulière, selon laquelle un mariage religieux n’est pas nécessairement un mariage, mais une « union spirituelle » sans conséquence, sans les obligations juridiques prévues par le Code civil. La Cour d’appel est saisie de l’affaire depuis lundi.»

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