LES FEMMES SANS DIPLÔMES, LES «OUBLIÉES DU FÉMINISME»

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LES FEMMES SANS DIPLÔMES, LES «OUBLIÉES DU FÉMINISME»

L’écart de revenus avec les hommes atteint 30%, révèle une étude du CSF

ROBERT DUTRISAC – Correspondant parlementaire à Québec | LE DEVOIR

Le Conseil du statut de la femme (CSF) constate que c’est entre les hommes et les femmes non diplômées que l’écart de revenus d’emploi est le plus grand, soit 30 %. Ces femmes non diplômées sont « les oubliées du féminisme », juge la présidente du CSF, Julie Miville-Dechêne.

« Les perspectives des femmes sont toujours difficiles par rapport aux hommes parmi ceux qui ne restent pas sur les bancs d’école », a affirmé au Devoir Julie Miville-Dechêne. Le CSF a rendu public jeudi un «Portrait statistique Égalité femmes hommes : ensemble du Québec». Tiré des données du recensement, ce portrait est publié tous les cinq ans par le Conseil.

Les femmes non diplômées représentent 22 % de la population féminine. Quand elles travaillent à temps plein, elles gagnent 69,8 % du salaire médian des hommes, ou un peu moins de 24 000 $. En revanche, lorsqu’elles détiennent un diplôme, elles gagnent 80 % du salaire moyen des hommes diplômés, ou 40 000 $.

Les femmes sans diplôme gagnent moins, sont plus souvent sans travail et travaillent moins souvent à temps plein que les hommes en pareille situation.

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