GARDE PARTAGÉE: CE QUE LA RECHERCHE DIT… ET NE DIT PAS

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GARDE PARTAGÉE: CE QUE LA RECHERCHE DIT… ET NE DIT PAS

Élisabeth Godbout, Marie-Christine Saint-Jacques, Amandine Baude, Michael Saini, Tamarha Pierce – Partenariat de recherche sur la séparation parentale et la recomposition familiale, Université Laval et Université de Toronto | LE DEVOIR (Libre opinion)

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Le Devoir a publié le 6 juin un article intitulé « La garde partagée sous toutes ses formes est en train de devenir la nouvelle norme », suivi, le 16 juin, d’une réplique : « Des enfants rendus vulnérables ? » En tant que chercheurs s’intéressant aux transitions familiales associées à la séparation des parents, nous souhaitons réagir à ces deux textes en rétablissant quelques faits concernant la garde partagée.

Les lecteurs des textes susmentionnés pourraient être tentés de conclure que la garde partagée constitue la nouvelle norme en matière de partage du temps parental après une séparation. Or, les données révèlent un portrait beaucoup plus nuancé de la réalité des familles séparées. Rappelons que malgré l’augmentation considérable de l’octroi de la garde partagée, cette modalité représente, dans les faits, moins de 30 % des ordonnances de garde au Québec. De plus, il faut rappeler qu’au-delà des ordonnances de garde, il y a les modalités de garde telles qu’appliquées dans la « vraie vie ». À ce propos, les données disponibles montrent également qu’une minorité de jeunes Québécois partagent de façon équivalente leur temps de résidence chez leurs deux parents après la séparation.

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