Le combat d’une mère pour donner le nom du père décédé à leur enfant

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Le combat d’une mère pour donner le nom du père décédé à leur enfant

Actualité ,Conjoints de fait |

24 août 2016

« La seule chose que mon conjoint pouvait léguer à sa fille, c’est son nom de famille. Pour moi, la symbolique est très forte. » Isabelle Renaud a dû se battre pour faire reconnaitre la paternité de son bébé alors que son conjoint était décédé. En entrevue au micro de Patrick Masbourian, la jeune femme témoigne du combat qu’elle a dû mener pour que son enfant puisse porter le nom de son conjoint. Aujourd’hui, elle souhaite ardemment une réforme du droit de la famille.

« Une lettre comme ça, ça a l’effet d’une bombe dans nos vies. », raconte Isabelle Renaud lorsqu’elle a reçu la réponse de l’État civil qui lui refusait le droit de nommer sa fille Juliette Sinclair-Renaud. Selon l’article 114 du Code civil, seuls le père ou la mère peuvent déclarer la filiation de l’enfant à leur égard. Isabelle Renaud, qui avait le fardeau de la preuve, s’est donc engagée dans un long processus judiciaire afin de prouver que son conjoint était bel et bien le père de sa petite fille. Selon Mme Renaud, l’article 114 du Code civil est complètement archaïque. « Vivre en union de fait, ce n’est pas un phénomène marginal, au contraire. »

Pour écouter l’entrevue sur l’audio fil de Radio-Canada Première…

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