La violence des femmes et le supposé déni féministe

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La violence des femmes et le supposé déni féministe

Isabelle Côté, Candidate au doctorat en travail social, Université de Montréal
Dominique Damant, Professeure retraitée, École de service social, Université de Montréal
Simon Lapierre, Professeur agrégé, École de service social, Université d’Ottawa
Manon Monastesse, Fédération des maisons d’hébergement pour femmes
Lise Gervais, Relais-femmes
Odile Boisclair, L’R des centres de femmes du Québec
LE HUFFINGTON POST
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Dans un article au titre évocateur («Dix femmes en colère») publié dimanche dans La Presse+, Sophie Allard expose le phénomène de «l’agressivité et de la violence des femmes». La problématique a de quoi faire réagir, d’autant qu’on la présente comme étant à la hausse (sans données à l’appui) et qu’on déplore le manque de ressources pour y répondre. S’il s’avère effectivement important de se pencher sur cette question, nous croyons que certaines précisions s’imposent.

D’emblée, il convient de souligner que, contrairement à ce qui est mentionné dans cet article, les féministes ont reconnu depuis longtemps que les femmes peuvent avoir recours à la violence, rejetant d’ailleurs l’idée que l’agressivité et la violence sont dans la nature des hommes. Elles ont notamment démontré que les femmes peuvent résister de manière violente lorsqu’elles sont elles-mêmes victimes de violence, ce qui peut constituer un geste de légitime défense. Les intervenantes et les chercheures féministes reconnaissent également que certaines femmes utilisent la violence dans d’autres contextes. Loin d’être niées, ces situations sont étudiées par des chercheures féministes de renommée internationale. Par exemple, l’une des revues scientifiques les plus prestigieuses dans le domaine, Violence Against Women, y a consacré plusieurs articles depuis le début des années 2000.

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