QUAND LE SURMENAGE TOUCHE AUSSI LES PARENTS

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QUAND LE SURMENAGE TOUCHE AUSSI LES PARENTS

SYLVAIN LOGEANLE DEVOIR

SURMENAGE PHOTO: iStock

Le surmenage parental touche de plus en plus de personnes. Deux chercheuses belges viennent de publier un livre sur la question.

Si avoir des enfants est une source de bonheur à bien des égards, il est rare que notre progéniture ne soit pas également une cause de stress et de tension, pouvant parfois même conduire à un véritable surmenage. Une évidence pour de nombreux parents, sans doute.

Sauf qu’il reste encore difficile de se départir de cette image, véhiculée par la société, d’une parentalité « forcément » épanouissante, heureuse, positive. En réalité, on culpabilise de ne pas être assez là pour ses enfants, de s’emporter pour des broutilles, malheureux parce qu’obsédé par le fait de devoir être un bon parent, bienveillant, attentif, disponible, tout simplement parfait.

«C’est un phénomène de fond très familier que l’on observe depuis 30 ans, mais qui est devenu beaucoup plus flagrant depuis 10 ou 15 ans» – Gérard Salem, psychiatre et thérapeute de famille à Lausanne

Bien qu’irréaliste, ce modèle de perfection reste le but à atteindre pour certains parents. Ils s’obstinent alors à tout mener de front, sans relâche : cuisiner bio, local, de saison ; accompagner tous les enfants à leurs activités extrascolaires, superviser les devoirs, s’occuper des tâches ménagères, sans oublier d’être un employé efficace, un mari ou une femme aimante… Jusqu’au moment où l’élastique, trop tendu, lâche.

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