VIOLENCE CONJUGALE: PARTIR, AU PÉRIL DE SA VIE

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VIOLENCE CONJUGALE: PARTIR, AU PÉRIL DE SA VIE

Actualité ,Violence |

12 avril 2017

ISABELLE PARÉLE DEVOIR

Bien que plusieurs voient dans la séparation le début de l’accalmie pour les femmes victimes de conjoints violents, plusieurs experts affirment que la rupture constitue plutôt un très grand facteur de risque qui fait bondir de 75 % la possibilité pour une victime d’être blessée ou assassinée. Un risque que sous-estiment gravement les policiers et le système de justice dans le traitement des cas de violence conjugale.

« Des études menées en 2009 aux États-Unis ont démontré que 51 % des femmes assassinées par leur conjoint ont été tuées quand elles tentaient de fuir la relation. La période post-séparation est un des plus grands facteurs de risque connus », affirme Sasha Drobnick, avocate pour l’organisme américain Domestic Violence Legal Empowerment and Appeals Project (DV-LEAP), basé à Washington.

D’autres études réalisées par le ministère fédéral de la Justice américain confirment que les risques de violence sexuelle, de traumatismes et d’impacts sur la santé des victimes augmentent en flèche après une rupture, affirme cette spécialiste, qui participe au colloque qui réunit cette semaine dans la capitale fédérale des spécialistes de la violence conjugale.

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