PRIORITÉ À LA QUALITÉ ET À L’ÉQUITÉ DANS LES SERVICES DE GARDE ÉDUCATIFS À L’ENFANCE

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PRIORITÉ À LA QUALITÉ ET À L’ÉQUITÉ DANS LES SERVICES DE GARDE ÉDUCATIFS À L’ENFANCE

Amélie Quesnel-Vallée, Catherine Haeck, Marie Connolly, Pierre Fortin, Pierre Lefebvre, Philip MerriganChaire de recherche du Canada sur les inégalités sociales de santé de l’Université McGill, professeurs à l’école des sciences de la gestion de l’UQAM |LE DEVOIR

PHOTO: Jacques Nadeau Le Devoir

À quelques jours d’un sommet sur la petite enfance qui se déroulera à Montréal, il y a lieu de faire le bilan du programme des services de garde éducatifs à contribution réduite instauré au Québec il y a déjà vingt ans. De ses deux objectifs, soit favoriser la conciliation travail-famille et améliorer la qualité et l’égalité des chances en matière de développement des enfants, seul le premier a eu un franc succès. Nous sommes d’avis que l’atteinte du deuxième objectif requiert un engagement pour favoriser un accès plus équitable à des services de qualité.

Les frais de garde demeurent aujourd’hui quatre ou cinq fois plus faibles au Québec que dans les autres provinces. Les travaux scientifiques sont unanimes : cette accessibilité financière a eu un effet positif et durable sur la conciliation travail-famille pour les mères d’enfants de 1 à 4 ans. L’an dernier, 85 % des Québécoises de 20 à 44 ans étaient dans la population active alors qu’ailleurs au pays ce taux était de 80 %.

Toutefois, depuis son instauration, la politique a été victime de sa popularité. Le nombre de places n’a pu suivre la forte demande et une pénurie de places en CPE s’est cruellement fait sentir. Afin d’y remédier et de contenir les coûts, le gouvernement a ouvert la porte aux garderies privées à but lucratif et à plein tarif, tout en offrant un généreux crédit d’impôt aux familles y ayant recours. Aujourd’hui, le privé offre plus de 60 000 places, contre seulement 5000 en 2008.

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