L’INÉGALITÉ DE REVENU: UN CHOIX POLITIQUE

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L’INÉGALITÉ DE REVENU: UN CHOIX POLITIQUE

PIERRE FORTINL’ACTUALITÉ

(Illustration: Sébastien Thibault)

Pendant que Bombardier fait encore la manchette, ce n’est pas une mauvaise idée de réfléchir de façon un peu plus large au problème de l’enrichissement des mieux nantis. Le 1% le plus riche dans la société québécoise, ce sont les contribuables qui gagneront 200 000 dollars ou plus en 2017. Depuis 30 ans, inflation déduite, leur revenu brut avant impôt a augmenté de 67%. Celui des 50% les moins riches a baissé de 14%.

La part du revenu total du Québec obtenue par le 1% le plus riche était de 10% en 2014. Cela nous place au milieu du peloton mondial. Cette part atteignait 20% aux États-Unis, 13% en Alberta, en Ontario et en Angleterre, 10% au Japon, 9% en France, en Italie, en Espagne, en Australie, en Suède et en Suisse, et 6% aux Pays-Bas.

L’ascension du 1% le plus riche ne peut s’expliquer par les changements technologiques et la mondialisation. Ces phénomènes sont communs à tous les pays. Ils ne peuvent rendre compte du fait que la part du 1% est de 20% aux États-Unis, à un extrême, et de 6% aux Pays-Bas, à l’autre extrême. L’explication à retenir est qu’il est devenu facile pour des groupes dans certains pays — mais pas dans d’autres — d’obtenir plus, et parfois beaucoup plus, que ce que vaut vraiment leur contribution à la production de biens ou de services.

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