Concilier études et maternité à l’école secondaire Rosalie-Jetté

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Concilier études et maternité à l’école secondaire Rosalie-Jetté

JESSICA NADEAU LE DEVOIR


Photo: Jacques Nadeau Le Devoir

«Quand je suis tombée enceinte, je pensais que je ne pourrais plus avancer dans mes études, lance Nathalie Alvarado Castro, 19 ans. Des amies m’ont parlé de l’école Rosalie-Jetté, pour les filles enceintes et nouvelles mères. J’ai fait toute ma grossesse ici. Les profs sont plus que des profs, ils nous aident vraiment. Et je me suis fait des amies qui vivent la même réalité que moi.»

Il est 7 h du matin. Dans son appartement de Montréal-Nord, qu’elle partage avec sa mère, son frère jumeau et son fils, la jeune Péruvienne prépare son fils pour la garderie. Elle saute dans la douche, lance des collations pour enfant dans le fond de son sac d’école et s’apprête à passer le pas de la porte sans déjeuner. «Maman, j’oublie quelque chose?»

Affairée à la cuisine, Patricia dresse machinalement la liste dans un mélange de français et d’espagnol: cellulaire, clés, couches et sirop pour la toux du petit Isaiah. Tout est là. Les manuels scolaires sont restés à l’école. De toute façon, Nathalie n’a pas le temps de faire des devoirs le soir, trop occupée par sa tache de nouvelle mère.

Elle installe son fils dans sa vieille Malibu et file jusqu’à l’école, dans le quartier Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. L’hiver dernier, enceinte, elle faisait le trajet d’une heure et demie en transport en commun. «C’était l’enfer, alors quand je suis retournée à l’école après la naissance d’Isaiah, je me suis décidée à passer mon permis.»

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