QUAND L’ARGENT LIBÈRE L’ESPRIT

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QUAND L’ARGENT LIBÈRE L’ESPRIT

Actualité ,Lutte à la pauvreté |

01 novembre 2017

HUGO MORIN INSTITUT DE RECHERCHE ET D’INFORMATIONS SOCIOÉCONOMIQUES

On présuppose parfois dans le discours populaire et politique que les riches ont une vie plus stressante que celle des pauvres. Mais qu’en est-il vraiment? Est-ce que les gens à faible revenu peuvent réellement se la couler douce et vivre paisiblement alors qu’un haut revenu serait nécessairement accompagné de plus de responsabilités et donc d’une vie plus stressante?

Bien que nous connaissions désormais les effets pervers du stress, notamment sur la santé, cette relation entre revenu et stress est très peu documentée en science économique. Dans ce billet, à l’aide des données de Statistique Canada, nous verrons que ce sont en fait les gens à faible revenu qui semblent être le plus susceptibles de mener une vie particulièrement stressante.

LES DONNÉES
Pour explorer la question, nous avons utilisé les données de Statistique Canada, récoltées dans le cadre du cycle 24 de l’Enquête sociale générale (ESG) de 2010. Les agences de statistiques qui récoltent et rendent publiques des données sur le Québec et le Canada ciblent rarement le type de données qui se prêtent à l’exercice, c’est donc une chance de les avoir en mains. Plus de 15 000 personnes de 15 ans et plus ont été questionnées dans cette enquête, tant sur des sujets sociodémographiques que sur leur état psychologique. Plus particulièrement, des questions très précises sur leur utilisation du temps et sur leur perception à l’égard de cette utilisation ont été posées.

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