BONS PAUVRES, MAUVAIS PAUVRES

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BONS PAUVRES, MAUVAIS PAUVRES

Actualité ,Lutte à la pauvreté |

12 décembre 2017

GILBERT LAVOIELE SOLEIL

CHRONIQUE / Il est difficile d’être contre la vertu en politique quand les gouvernements annoncent de nouvelles mesures pour aider les moins bien nantis. La réaction habituelle des partis d’opposition et des lobbies est de dire qu’on aurait dû être plus généreux ou plus attentif aux besoins des gens.

C’est ce qu’a fait Manon Massé de Québec solidaire en reprochant aux libéraux d’avoir départagé les gens entre «bons pauvres» et «mauvais pauvres». Les «bons pauvres» étant ceux qui sont inaptes à l’emploi et pour qui on sera plus généreux, et les «mauvais pauvres», ceux qui sont aptes à l’emploi et qui sont pénalisés s’ils ne s’inscrivent pas dans des mesures de retour au travail.

Ce débat a tellement fait l’objet de discussions et de controverses, dans le passé, qu’on a tendance à oublier un élément important : les prestataires de l’aide sociale sont l’objet de beaucoup de préjugés. Tout le monde admet que les gens inaptes au travail ont besoin d’une aide financière améliorée. Mais la générosité collective est beaucoup moins grande à l’endroit des prestataires qui sont aptes au travail et qu’on accuse souvent d’abuser du système.

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