LA LOI DE LA PAUVRETÉ GALOPANTE

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LA LOI DE LA PAUVRETÉ GALOPANTE

Actualité ,Lutte à la pauvreté |

21 février 2018

FRANCINE PELLETIERLE DEVOIR

Il y a plusieurs raisons qui expliquent pourquoi l’entente avec les médecins spécialistes est non seulement une insulte à l’intelligence, mais aussi une pelure de banane pour l’ensemble de la société québécoise. D’abord, l’idée même de rattraper l’Ontario alors que le coût de la vie au Québec, incluant les salaires, est beaucoup plus bas est irrecevable. À ce titre, rattrapons le salaire des menuisiers, des physiothérapeutes, des cuisiniers, des chauffeurs de limousine… Ils font tous plus d’argent là-bas qu’ici.

Ensuite, si jamais la notion d’un certain rattrapage se justifiait, il aurait fallu un contexte différent, un système qui fonctionne, des professionnels de la santé qui n’ont pas peur de se laver les mains, si on peut dire. Tout le contraire de ce qui se passe actuellement. Si la réforme Barrette a démontré une chose, c’est l’urgence d’améliorer un système de santé dysfonctionnel. Or, partout, la solution a été de couper dans le gras, d’éliminer des postes et des structures administratives, d’alléger le plus possible. À une exception près, celle des médecins. À ce chapitre, et passons sur l’énorme conflit d’intérêts qui se manifeste ici, l’approche privilégiée par le docteur en chef a été la carotte plutôt que le bâton, les incitations financières plutôt que les mises à pied.

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