ÊTRE MALADE… ET PAUVRE

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ÊTRE MALADE… ET PAUVRE

FRANCINE LAPANTE (témoignage) – LA PRESSE+

Je suis une femme extrêmement privilégiée dans la vie: j’ai l’honneur d’accompagner des enfants et leur famille et des jeunes adultes atteints de cancers dans leur combat. Depuis 20 ans cette année, je ne compte plus les enfants que j’ai côtoyés: à leur façon, ils m’ont tous rendue une meilleure personne. Malheureusement, 36 de ces êtres plus grands que nature sont décédés…

La plus jeune avait 3 ans, le plus vieux en avait 36. Je me souviens de chaque départ parfaitement, du dernier regard, du dernier sourire, du dernier bain après le dernier souffle. Je me souviens de tout et en mémoire d’eux, je me suis fait tatouer leur prénom, car la plus grande crainte pour eux et leur famille, c’est d’être oublié!

Leur combat est parfois long: deux, cinq, dix ans remplis d’embûches, de mauvaises nouvelles, de rechutes. Une vie en montagnes russes. Malgré toutes les sommes investies en recherche, l’empathie des équipes médicales, la présence des parents et des proches, il est toujours impossible d’accepter l’inacceptable quand la vie devrait être devant nous et remplie de beauté.

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