LES BONS PAUVRES ET LES AUTRES

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LES BONS PAUVRES ET LES AUTRES

FRANÇOISE DAVIDLA PRESSE

Je vous vois d’ici: elle va encore nous parler de la misère humaine! Eh oui, car le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, a eu un sursaut de compassion après des années de disette: il a décidé, avec son programme de revenu de base, le projet de loi 173, de soutenir plus adéquatement les bons pauvres.

Les personnes qui auront passé six ans à l’aide sociale et qui auront pu démontrer qu’elles sont incapables de retourner sur le marché du travail en raison d’un grave handicap ou de problèmes aigus de santé mentale, ces personnes-là et seulement elles, verront leur prestation augmenter substantiellement en 2023.

Deux problèmes: pourquoi attendre six ans et laisser des personnes vivoter avec une maigre prestation qui ne couvre même pas 75% d’un panier minimal de survie (logement, nourriture, vêtements, déplacements)? Au bout d’un an, on devrait savoir si la personne a des contraintes permanentes à l’emploi, selon le jargon ministériel. Et pourquoi attendre à 2023 pour atteindre une prestation annuelle de 18 000 $, ce qui permet à peine de sortir la tête hors de l’eau?

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