Réseau scolaire: moins d’argent, plus de besoins

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Réseau scolaire: moins d’argent, plus de besoins

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29 août 2018

EVE-LYNE COUTURIERJOURNAL DE MONTRÉAL

Cette semaine, sur les réseaux sociaux, deux sujets ont monopolisé les fils d’actualité. D’une part, on ne peut y échapper, il y a les élections qui ont été déclenchées la semaine dernière. Le bilan du PLQ est-il à la hauteur d’un nouveau mandat? Et que pense-t-on des promesses des autres partis? D’autre part, la rentrée scolaire donne lieu à plusieurs photos de parents excités de voir leurs enfants retourner (ou commencer) à l’école, d’élèves qui auraient préférés poursuivre l’été plutôt que leurs études et de membres du personnel scolaire enthousiastes devant la nouvelle année. Enthousiastes, et épuisés.

Le lien entre le bilan du PLQ et l’épuisement des personnes qui travaillent dans les établissements scolaires est facile à faire. Pendant les années d’austérité, le gouvernement s’est vanté de protéger la santé et l’éducation. Alors que d’autres ministères voyaient leur budget amputé, on ne faisait que réduire l’augmentation des dépenses dans ces deux secteurs névralgiques. Mais était-ce suffisant pour suivre les besoins des commissions scolaires? Dans une étude que nous publions aujourd’hui, nous avons calculé le manque à gagner. En 2016-2017, c’est 1,4 G$ qui manquent au budget en éducation simplement pour suivre les coûts de système depuis 2003-2004, donc pour suivre l’évolution naturelle du réseau scolaire. C’est plus de 15% du budget en éducation… Si on peut voir un écart dès le premier mandat libéral, la majorité du manque à gagner vient spécifiquement de la période de retour à l’équilibre budgétaire qui a commencé en 2011-2012 avec Raymond Bachand. En d’autres mots, en 5 ans, on a creusé les trois quarts de l’écart des 15 dernières années.

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