Logement et pauvreté des femmes: les inégalités persistent!

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Logement et pauvreté des femmes: les inégalités persistent!

FRONT D’ACTION POPULAIRE EN RÉAMÉNAGEMENT URBAIN

Sur la photo: Lucie Uwineza, intervenante à la Maison du réconfort; Manon Monastesse de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes; Céline Magontier du FRAPRU et Louise Riendeau du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Montréal, le 3 mars 2019 — À cinq jours de la Journée internationale des droits des femmes, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC) et la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF) unissent leurs voix pour dénoncer les problèmes de logement qui affligent les femmes locataires. Même si leur situation continue de s’améliorer, ce que démontre le 5ème dossier noir Femmes, logement et pauvreté publié par le FRAPRU, les inégalités restent tenaces.

À partir de chiffres souvent inédits du recensement mené en 2016 par Statistique Canada, le FRAPRU révèle que les femmes, alors qu’elles sont responsables de plus de la moitié des ménages locataires, ont un revenu annuel de 6078 $ de moins que celui des ménages sous la responsabilité d’un homme. Un écart qui atteint 8 443 $ au Saguenay-Lac-Saint-Jean, 8 628 $ en Abitibi-Témiscamingue et jusqu’à 11 338$ dans le cas de la région administrative de la Côte-Nord. Les femmes sont donc plus à risque de vivre des dénis du droit au logement. Par exemple, elles sont plus nombreuses (248 485) que les hommes (208 855) à devoir débourser plus de 30% de leur revenu pour le loyer. «C’est important de noter que le revenu médian de ces ménages est d’à peine 19 624 $ par an et qu’il descend à seulement 13 375 $ pour ceux qui engloutissent plus de la moitié de leur revenu pour se loger. On parle de 100 145 femmes là, c’est énorme!», s’insurge Céline Magontier, responsable des dossiers Femmes, au FRAPRU.

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