Violence conjugale: les maisons d’hébergement contraintes de refuser des femmes

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Violence conjugale: les maisons d’hébergement contraintes de refuser des femmes

Actualité ,Violence |

20 mars 2019

PATRICIA RAINVILLELE QUOTIDIEN

Photo: Le Progrès, Mariane L. Saint-Gelais

Les maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale débordent. Chaque mois, des femmes ne peuvent y trouver refuge, faute de place. Seulement à La Chambrée de Jonquière, en février, le taux d’occupation était de 111%. Et si l’organisme a accueilli 58 femmes et 20 enfants durant l’année 2018, la direction s’est vue dans l’obligation de refuser 73 femmes et leurs 44 enfants, au cours de la même période.

«Les refus en maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale, c’est vraiment un problème. Chaque femme à qui nous devons dire non est dirigée vers d’autres organisations, mais la réalité est la même dans plusieurs maisons d’hébergement», a indiqué la directrice de La Chambrée, Martine Dallaire. Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale et la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes ont d’ailleurs sonné l’alarme, récemment, à propos de ces refus qui s’additionnent. Seulement à la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, qui regroupe 36 maisons à travers le Québec, dont trois au Saguenay-Lac-Saint-Jean, 10 000 demandes d’hébergement ont été refusées l’an dernier.

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