DES REPAS GRATUITS POUR TOUS LES ÉLÈVES, UNE UTOPIE?

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DES REPAS GRATUITS POUR TOUS LES ÉLÈVES, UNE UTOPIE?

Anne PlourdeIRIS

On apprenait récemment qu’à Montréal des milliers d’élèves provenant de milieux défavorisés étaient menacés d’être privés de collations gratuites ou de repas à prix modique en raison de l’embourgeoisement de leur quartier. Or, de nombreuses voix s’élèvent depuis quelque temps pour dénoncer les limites de ces « mesures alimentaires » destinées aux enfants les plus démunis et pour réclamer un véritable programme de repas universels gratuits dans l’ensemble des écoles publiques du Québec. Utopie? De nombreux pays ont pourtant implanté de tels programmes.

La perte soudaine de cette aide alimentaire précieuse est évidemment dramatique pour tous ces enfants qui ne sont pas certains de pouvoir continuer à apprendre le ventre plein à partir de la prochaine année scolaire. Le choc tarifaire brutal (environ 1 300 $ par enfant par année, selon certains organismes) imposé aux parents touchés a toutefois le mérite de mettre en lumière l’absurdité des règles administratives régissant les mesures de soutien alimentaire et de relancer le débat sur les solutions alternatives.

Actuellement, seules les écoles situées dans les quartiers les plus défavorisés obtiennent du financement pour offrir un soutien alimentaire à leurs élèves les plus démunis. Autrement dit, les enfants qui vivent dans une situation de pauvreté mais qui fréquentent une école située dans un quartier relativement aisé ne peuvent pas bénéficier de cette aide. C’est pourquoi la gentrification de certains quartiers montréalais a pour conséquence de priver d’aide alimentaire des enfants qui en ont pourtant cruellement besoin.

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