ÉDITORIAL : PÉNURIE DE LOGEMENTS. QUAND L’ÉTÉ ARRIVE TROP VITE

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ÉDITORIAL : PÉNURIE DE LOGEMENTS. QUAND L’ÉTÉ ARRIVE TROP VITE

Paul JournetLa Presse

Ce n’est pas tout le monde qui a hâte à l’été. Pour les Montréalais encore à la recherche d’un logement, le 1er juillet arrivera beaucoup trop vite cette année.

La métropole ne vit pas une crise du logement comme en 2002, mais elle s’en approche dans certains quartiers en demande. Cela ne semble toutefois pas trop préoccuper le gouvernement caquiste. Québec solidaire a donc raison de lui mettre de la pression, comme le parti le fait depuis quelques semaines. Reste que même si les objectifs des solidaires sont nobles, cela ne signifie que leurs moyens sont adéquats.

Selon les plus récentes données disponibles, en octobre dernier, le taux d’inoccupation à Montréal était de 1,9%. C’est mieux que le taux de 0,7% en 2002, au cœur de la crise. Reste que trouver un logement devient très difficile pour les familles (taux d’inoccupation de 0,8%). Et même quand un logement est disponible, certains n’ont pas les moyens de le payer – 38% des familles monoparentales et 32% des personnes seules ont des «besoins impérieux» en matière de logement (par exemple quand elles consacrent plus de 30% de leur revenu à se loger)*.

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