ASSURANCE-EMPLOI : LES FEMMES N’ONT PAS LEUR JUSTE PART

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ASSURANCE-EMPLOI : LES FEMMES N’ONT PAS LEUR JUSTE PART

Actualité ,Lutte à la pauvreté |

07 octobre 2019

RUTH ROSE PROFESSEURE ASSOCIÉE EN SCIENCES ÉCONOMIQUES À L’UQAM. Cette lettre est appuyée par plus de 175 signataires* dont la FAFMRQ –LA PRESSE +

En Belgique, en France, en Allemagne, en Irlande, en Norvège et aux Pays-Bas, le fait d’avoir reçu des prestations de maternité ou pour les soins d’un jeune enfant ou d’un proche ne disqualifie pas une personne pour les prestations de chômage. Au contraire, ce genre de prestation est compté comme un revenu de travail afin de déterminer l’admissibilité, le montant et la durée des prestations de chômage.

Malheureusement, ce n’est pas le cas au Canada où la Loi sur l’assurance-emploi limite à 50 le nombre de semaines de prestations que peut recevoir une personne si elle reçoit à la fois des prestations régulières de chômage et des prestations spéciales. Cette règle affecte presque exclusivement les femmes qui prennent la grande majorité des prestations de maternité, parentales et pour soins aux proches.

Malgré la protection de l’emploi qu’assure la Loi sur les normes du travail, des femmes perdent leur emploi avant, pendant ou peu après leur congé de maternité. Pourquoi ne sont-elles pas admissibles aux prestations de chômage ?

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