La Fédération des associations
de familles monoparentales
et recomposées du Québec
(FAFMRQ) lutte pour l’amélioration
des conditions de vie des familles
monoparentales et recomposées.

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Actualités

Concilier études et maternité à l’école secondaire Rosalie-Jetté

JESSICA NADEAU LE DEVOIR


Photo: Jacques Nadeau Le Devoir

«Quand je suis tombée enceinte, je pensais que je ne pourrais plus avancer dans mes études, lance Nathalie Alvarado Castro, 19 ans. Des amies m’ont parlé de l’école Rosalie-Jetté, pour les filles enceintes et nouvelles mères. J’ai fait toute ma grossesse ici. Les profs sont plus que des profs, ils nous aident vraiment. Et je me suis fait des amies qui vivent la même réalité que moi.»

Il est 7 h du matin. Dans son appartement de Montréal-Nord, qu’elle partage avec sa mère, son frère jumeau et son fils, la jeune Péruvienne prépare son fils pour la garderie. Elle saute dans la douche, lance des collations pour enfant dans le fond de son sac d’école et s’apprête à passer le pas de la porte sans déjeuner. «Maman, j’oublie quelque chose?»

Affairée à la cuisine, Patricia dresse machinalement la liste dans un mélange de français et d’espagnol: cellulaire, clés, couches et sirop pour la toux du petit Isaiah. Tout est là. Les manuels scolaires sont restés à l’école. De toute façon, Nathalie n’a pas le temps de faire des devoirs le soir, trop occupée par sa tache de nouvelle mère.

Elle installe son fils dans sa vieille Malibu et file jusqu’à l’école, dans le quartier Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. L’hiver dernier, enceinte, elle faisait le trajet d’une heure et demie en transport en commun. «C’était l’enfer, alors quand je suis retournée à l’école après la naissance d’Isaiah, je me suis décidée à passer mon permis.»

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LA GRATUITÉ SCOLAIRE : MYTHE OU RÉALITÉ ?

BRIGITTE DUBÉPLANÈTE F MAGAZINE


Le sujet a été sur les lèvres de bien des parents, comme chaque rentrée scolaire. Le coût des fournitures scolaires et autres frais afférents habituellement facturés en début d’année.

Techniquement, on parle de gratuité scolaire au Québec. Un bien beau mot sur papier, mais loin de la réalité au final. Ces deux dernières années, les circonstances ont fait en sorte que j’étais un ménage à faibles revenus. Ce qui m’a fait réévaluer ma position. Je trouvais qu’on faisait tout un plat de ce sujet. Après tout, on parle d’au plus quelques centaines de dollars dans toute une année, non ?

Mais justement, ces quelques centaines de dollars, tous n’ont pas le même profil financier pour les assumer. Et c’est là qu’on doit avouer qu’on ne peut pas actuellement parler de réelle gratuité scolaire au Québec. On pourrait aussi parler des frais annuels pour étudier dans certains profils spécialisés au secondaire, qui mettent carrément de côté toute une tranche d’enfants provenant de familles peu fortunées.

Ce sujet pourrait à lui seul faire l’objet d’un autre billet puisqu’il touche plus directement la question du système scolaire à plusieurs vitesses.

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Des parents dénoncent les frais scolaires

BRIGITTE TRAHANLE NOUVELLISTE

Photo: Sylvain Mayer

(Trois-Rivières) On sait qu’un recours collectif est présentement mené contre 68 commissions scolaires du Québec concernant les frais obligatoires ou facultatifs que les parents doivent payer, en début d’année, pour certains services éducatifs, l’achat de manuels scolaires et autres documents nécessaires aux études primaires et secondaires.

Les parents doivent aussi débourser pour l’achat de crayons, cahiers, vêtements, sacs d’école et autres articles indispensables aux enfants pour le retour en classe.

En plus de ces dépenses incontournables, beaucoup sont aussi confrontés à des frais de surveillance, de garde éducative ou de transport scolaire pour l’heure du midi, quand leur enfant ne peut venir dîner à la maison. Tous ces coûts reliés à l’école commencent à peser lourd pour certains.

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Face à la ségrégation scolaire: oser choisir le bien commun

ANNE-MARIE BOUCHER LE DEVOIR (LIBRE OPINION)

Photo: Martin Bureau Agence France-Presse

Septembre 2017, avenue Pie-IX, 7 h 35. Le chemin vers l’école se fait avec mon plus grand, qui s’en va sur ses 10 ans. Léon, qu’il s’appelle, la casquette vissée sur la tête, le sac à dos deux fois plus gros que son corps pas pressé de grandir. Chemin faisant, les yeux pleins du soleil du matin, je demande à Léon: «Dis-moi donc, Léon, s’il existait un système avec deux écoles, la première, ben ordinaire, avec des profs un peu fatigués, pas beaucoup de sorties, et qu’on y mettait les enfants plus pauvres, et la seconde, avec des profs très passionnés, des sorties, des cours spéciaux, et qu’on y mettait les enfants les plus riches… qu’est-ce que t’en dirais ?» Léon réagit prestement : «Ce serait pas juste, maman, que les enfants les plus pauvres n’aient pas une aussi bonne école !» Je marque une pause et le relance: «Bon d’accord, c’est peut-être injuste… mais disons qu’on changerait le modèle, la première école accueillerait les élèves qui ont, disons, plus de difficulté, et l’autre, les élèves qui ont de la facilité et qui…» Léon m’arrête avant que j’aie le temps de finir: «Même chose, maman, c’est injuste!» […]

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INÉGALITÉS SCOLAIRES: Le Québec, dernier de classe?

ANNE-MARIE DUCLOS, PHILIPPE HURTEAUIRIS

La concurrence entre les différents établissements scolaires, ce qu’on appelle le «marché scolaire», s’impose comme la nouvelle norme présidant au destin des écoles québécoises. Que ce soit par le biais de la concurrence faite par les écoles privées aux écoles publiques ou même, de manière plus insidieuse, de la chasse à la « clientèle » qui oppose les écoles publiques les unes aux autres, certains semblent penser qu’une configuration concurrentielle du réseau d’éducation l’aiderait à mieux répondre aux aspirations des élèves. Pourtant, comme le Conseil supérieur de l’éducation le relevait l’an dernier, cette mise en concurrence ne fait que miner la qualité des services offerts à la majorité des jeunes. Dans la présente note socioéconomique, l’IRIS propose de mieux documenter les effets de la concurrence scolaire sur les inégalités au sein de l’école, notamment en offrant une évaluation de l’ampleur du phénomène.

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RÉALITÉ DES PARENTS ÉTUDIANTS: QUEL BILAN POUR LE QUÉBEC?

ACTES DU COLLOQUE ET PRÉSENTATIONS VISUELLES

Le 2 juin dernier, le Comité de soutien aux parents-étudiants de l’UQAM tenait un colloque intitulé « Réalité des parents-étudiants: quel bilan pour le Québec? ».

Sylvie Lévesque, directrice générale de la FAFMRQ, y donnait une conférence:
ÉTUDES ET MONOPARENTALITÉ: TROP DE DEVOIRS? UNE PLATEFORME POLITIQUE POUR LA CONCILIATION FAMILLE-TRAVAIL-ÉTUDES

Pour accéder aux actes du colloque ainsi qu’aux vidéos des conférences…

1800$ POUR DÎNER À L’ÉCOLE

JUSTINE MERCIERLE DROIT

Photo: ETIENNE RANGER, LE DROIT

Avoir des enfants marcheurs peut être un couteau à double tranchant pour les parents de la Commission scolaire de Draveurs (CSD). Eric Di Tomasso en sait quelque chose. Ses deux filles restent assez près de l’école pour s’y rendre en faisant de l’exercice chaque jour. Mais afin qu’elles puissent dîner sur place, le père de famille doit débourser 1800$ par année. Un montant quatre fois et demi plus élevé que si elles prenaient l’autobus.

Père de fillettes qui s’en vont en 1ère et 2e année, Eric Di Tomasso a été estomaqué en prenant connaissance de la facture qui l’attendait pour les faire dîner à l’école. « C’est aberrant », laisse-t-il tomber.

Les commissions scolaires étant libres de décider des contributions financières exigées aux parents en autant qu’elles respectent la Loi sur l’instruction publique, les disparités sont parfois énormes d’un territoire à un autre.

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QUAND DESJARDINS TORD LE BRAS DES ÉTUDIANTS

STÉPHANIE GRAMMOND – LA PRESSE

C’est le genre de coup bas qu’on n’aurait pas imaginé de la part du Mouvement Desjardins, de la part d’une coopérative qui est impliquée depuis 100 ans dans l’éducation financière des tout-petits avec ses fameuses caisses scolaires.

Pourtant, l’institution financière vient de se faire pincer par l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour avoir tordu le bras des étudiants endettés afin qu’ils adhèrent à une assurance, sans égard à leurs véritables besoins.

Pendant plus de 11 ans, Desjardins a inscrit automatiquement à une assurance vie, santé et perte d’emploi des centaines de milliers de finissants qui avaient bénéficié d’un prêt du gouvernement du Québec.

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DES PARENTS VEULENT METTRE FIN À LA «SÉGRÉGATION SCOLAIRE»

SARAH R. CHAMPAGNE LE DEVOIR

Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir

Le nouveau mouvement L’école ensemble s’en prend à la sélection des élèves et au financement des écoles privées.

Des parents lancent un mouvement pour mettre fin à la «ségrégation scolaire» qui crée un «système à trois vitesses». La sélection des élèves et le financement public des écoles privées menacent selon eux l’égalité des chances des Québécois et doivent cesser.

Le Mouvement L’école ensemble récolte d’emblée un appui de taille, celui de Guy Rocher qui signe une lettre ouverte en nos pages. L’éminent sociologue y reprend le terme fort de «ségrégation » pour décrire la séparation physique des enfants plus fortunés ou plus doués des autres, une véritable « démission collective», écrit-il.

Les classes ordinaires de l’école publique se sont vidées peu à peu des meilleurs élèves. Un «écrémage scolaire», comme le nomme Stéphane Vigneault, coordonnateur de L’école ensemble, intensifié par l’essor de l’école privée. Puis avec les programmes particuliers sélectifs, eux aussi en nette augmentation pour «compétitionner l’école privée sur son propre terrain».

Ce sont aujourd’hui 41 % des enfants qui se retrouvent soit en classe privée ou sélectionnés pour des classes publiques particulières, le « programme international » par exemple.

Une proportion qui dépasse nettement le «point de rupture», avertit M. Vigneault, citant le taux de décrochage scolaire au secondaire «figé» à 25% et un taux d’analphabétisme fonctionnel alarmant de 53%.

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Le ministre Proulx vise haut avec son «nouveau cycle»

PATRICIA CLOUTIERLE SOLEIL

Photo: LE SOLEIL, ERICK LABBÉ

(Québec) Ce n’est pas une réforme, mais «le début d’un nouveau cycle» en éducation que le ministre Sébastien Proulx a l’ambition de provoquer, avec le dévoilement le 21 juin à Québec de sa politique sur la réussite éducative.

Création d’un Institut national d’excellence en éducation, apprentissage des codes informatiques à un jeune âge, valorisation de la profession enseignante par plusieurs «gestes concrets»: la politique répondra à plusieurs enjeux. Lancées l’automne dernier, les 50 pistes de réflexion du ministre Proulx ont, selon lui, toutes passé le test de la faisabilité. «Je ne mets rien de côté», lance le ministre, qui voudra plutôt présenter des échéanciers et des étapes pour réaliser le tout dans le bon ordre.

En entrevue éditoriale au Soleil, le ministre Proulx explique qu’il souhaitait ratisser large et viser haut. D’abord, il croit qu’il «est temps» que le Québec vise plus haut qu’un objectif de 80 % de taux de diplomation. «À mon avis, c’est pas suffisant», lance celui qui précisera quelle sera sa nouvelle cible la semaine prochaine, alors que le taux de diplomation actuel est de 78,8 %,ce qui englobe toutes les qualifications menant au marché du travail.

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