La Fédération des associations
de familles monoparentales
et recomposées du Québec
(FAFMRQ) lutte pour l’amélioration
des conditions de vie des familles
monoparentales et recomposées.

En savoir plus ›

Actualités

ÉDUCATION À LA SEXUALITÉ: des questions qui demeurent sans réponse

STÉPHANIE TREMBLAY (RQCALACS) – HUFFINGTONPOST

GETTYIMAGES/iSTOCKPHOTO

Au printemps dernier, le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, annonçait le retour obligatoire de l’éducation à la sexualité dans les écoles primaires et secondaires pour l’automne 2018. Au cours de l’année scolaire 2017-2018 se poursuivra le projet pilote dans moins de 10% des écoles du Québec, avec l’objectif, nous l’espérons, de remédier aux multiples lacunes identifiées dans le rapport du comité consultatif sur l’éducation à la sexualité. Le Groupe des Treize est interpellé par le retour des apprentissages liés à la sexualité et souhaite faire entendre ses préoccupations ainsi que ses propositions.

Monsieur le Ministre,

Nous sommes des groupes communautaires féministes qui avons développé depuis plusieurs années une véritable expertise terrain sur différents aspects qui touchent la sexualité des jeunes: vie affective et amoureuse, violence conjugale et sexuelle, santé sexuelle et reproductive, identité de genre et orientation sexuelle, sexualité et handicap, etc. Nous entretenons certaines craintes concernant les apprentissages d’éducation à la sexualité prévus par votre ministère, mais il n’existe aucun espace de consultation et de collaboration entre le ministère et les groupes communautaires. Il nous reste à peine un an pour travailler ensemble à offrir aux jeunes du Québec une éducation à la sexualité adaptée à leurs réalités et besoins. En attendant que vous consultiez les groupes experts, voici certaines de nos préoccupations.

Pour lire la suite…

AU NOM DE VÉRONIQUE BARBE

FRANCINE PELLETIERLE DEVOIR

A-t-on encore besoin d’un ministère de la Condition féminine ou du Conseil du statut de la femme? Quarante ans après le démantèlement de la discrimination systémique envers les femmes, serait-on prêts à passer à autre chose?

S’il est question ici de simplement rebaptiser de vieilles institutions, alors j’en suis. Il y a toujours eu quelque chose d’un peu ridicule dans le terme «condition féminine». Comme s’il s’agissait d’une maladie rare, d’une maladie tropicale contagieuse qu’il faudrait étudier derrière des portes closes. Le statut de «la» femme a beaucoup fait rouler de la paupière également. «Comme s’il n’y en avait qu’une», disait-on dans le temps. Ici aussi, le terme est excessivement clinique. Il isole la question des femmes, en fait une chose à part, plutôt que de souligner son aspect révolutionnaire, sa capacité à redéfinir la société dans laquelle on vit. À ce titre, la lutte des classes, n’en déplaise au grand Karl, a fait patate, mais la lutte des femmes, elle, a profondément changé la façon dont on conçoit, à défaut du pouvoir, la famille, le travail et les rapports amoureux.

Il serait peut-être donc temps qu’on délace la gaine, qu’on ouvre grand pour refléter le caractère plus profond du féminisme. Je laisse aux lexicographes, cependant, le soin de trouver l’appellation qui démontrerait cette orientation plus large et, pourquoi pas, plus inclusive.

Mais en finir carrément avec ces institutions féministes sous prétexte que c’est à chacun d’entre nous maintenant d’oeuvrer à l’égalité hommes-femmes ? «L’égalité des droits » mériterait ses châteaux forts mais «l’égalité dans les faits» serait davantage du domaine personnel? Non. Le cadavre encore chaud de Véronique Barbe est là pour nous rappeler pourquoi.

Pour lire la suite…

FINANCES PERSONNELLES: CE QUE L’UNION LIBRE ENCHAÎNE…

MARC TISONLA PRESSE

PLUS.LAPRESSE.CA

Solidaires aujourd’hui, mais insoucieux du lendemain: une recherche démontre les contradictions financières des conjoints en union libre.

«Les conjoints sont solidaires au présent, dans leur mode de gestion, mais très peu à long terme», observe Hélène Belleau, professeure à INRS Urbanisation Culture Société.

C’est un des constats du rapport de recherche qu’elle signe avec Carmen Lavallée, professeure titulaire à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke et Annabelle Seery, doctorante en sociologie à l’Université de Montréal.

L’enquête, réalisée auprès de 3250 répondants âgés de 25 à 50 ans et vivant en couple, «visait à cerner, pour la première fois au Québec, les arrangements financiers et juridiques des conjoints mariés ou en union libre», indique le document.

Publiée en juin, la première partie de la recherche relève que près de la moitié des conjoints en union libre ne connaissent pas les règles de droit qui les touchent.

Pour lire la suite…

LA LUTTE POUR L’ÉGALITÉ DES FEMMES PIÉTINE AU QUÉBEC

ISABELLE PORTERLE DEVOIR

 Photo: Jacques Nadeau Le Devoir

Malgré les avancées des dernières décennies, les femmes continuent d’être moins payées que les hommes au Québec et peinent à percer dans les secteurs traditionnellement attribués au genre masculin, constate le gouvernement dans sa nouvelle stratégie pour l’égalité vers 2021.

« L’évolution de l’égalité entre les femmes et les hommes nécessite une nouvelle impulsion », avance le document dévoilé jeudi par la ministre de la Condition féminine, Lise Thériault.

« Lors des travaux de consultation, plusieurs organismes gouvernementaux ont évoqué un “plafonnement” dans la progression de l’égalité. »

Cette stagnation est particulièrement marquée dans le monde du travail, où les femmes se concentrent dans les domaines qui leur étaient traditionnellement dévolus, comme les soins, le travail de bureau ou la vente (56,1 % des femmes y travaillent). Une proportion qui a à peine baissé depuis 30 ans (59,2 % en 1987).

Pour lire la suite…

80 millions de dollars sur cinq ans pour l’égalité homme-femme

ICI.RADIO-CANANDA.CA

Québec a présenté ce matin sa stratégie visant à faire « progresser l’égalité entre les sexes, dans tous les milieux et dans toutes les régions », dotée d’un budget de 80 millions de dollars sur cinq ans.

Québec concentrera ses actions là où les femmes vivent les plus grandes inégalités, par exemple dans certaines communautés immigrantes, parmi les aînées, les handicapées ou encore dans les situations de pauvreté.

« Au cours des dernières décennies, de nombreuses avancées ont été réalisées en matière d’égalité, mais il reste encore du chemin à parcourir pour l’atteindre, d’où la nécessité de se doter d’une nouvelle stratégie gouvernementale. » – Lise Thériault, ministre québécoise responsable de la Condition féminine

Il s’agit aussi de lutter contre la violence faite aux femmes et d’établir la parité décisionnelle dans les lieux où les hommes sont en général surreprésentés.

Pour atteindre ses objectifs, Québec compte sur la participation et la mobilisation des hommes à titre d’alliés dans l’atteinte de l’égalité. Québec entend d’ailleurs s’inspirer de la campagne « He For She » de l’ONU.

Pour voir le reportage…

STRATÉGIE D’ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES: PEU DE MOYENS CONCRETS!

MONTRÉAL, le 29 juin 2017 – Les membres du G13, une table de concertation de plus de 20 groupes et regroupements provinciaux féministes œuvrant pour les droits et l’égalité de toutes les femmes, réservent un accueil plutôt mitigé à la Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes dévoilée aujourd’hui par la ministre responsable de la Condition féminine, Mme Lise Thériault. En effet, l’approche de financement par projets proposée dans la stratégie pour reconnaître et consolider l’expertise des groupes de femmes ne garantira pas leur pérennité à long terme. Depuis quelques années, nous sommes confrontés à une diminution du soutien du travail de recherche, de défense des droits et de promotion de l’égalité. De plus, le changement du financement des groupes autonomes de femmes a un impact sur les choix démocratiques et autonomes des organisations.

Pour télécharger le communiqué…

L’IMPÔT NE SERAIT PAS SI NEUTRE PAR RAPPORT AU SEXE, selon une étude

LIA LÉVESQUE (La Presse Canadienne) – LA PRESSE

PHOTO HUGO-SEBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

L’impôt ne serait pas si neutre qu’on pourrait le croire par rapport aux sexes; il cacherait des réalités campées dans les rôles traditionnels des hommes et des femmes.

Certaines mesures fiscales sont plus favorables aux hommes, alors que d’autres sont plus avantageuses pour les femmes.

Ces constatations ressortent d’une étude réalisée par la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke, par le professeur Luc Godbout et les professionnelles de recherche Carole Vincent et Suzie St-Cerny.

L’étude, intitulée «Utilisation des mesures fiscales au Québec: une analyse différenciée selon le sexe», s’est penchée sur 25 mesures fiscales, afin de savoir à qui elles profitent le plus et de quelle façon.

Théoriquement, l’impôt est neutre, en ce sens qu’il s’applique pareillement aux hommes et aux femmes, en fonction de leurs revenus. Sauf que la réalité est plus complexe.

Pour lire la suite…

Garderies subventionnées: 130 M$ puisés dans les poches des familles

OLIVIER LEMIEUXICI.RADIO-CANADA.CA

Photo : Istock

EXCLUSIF – La modulation des tarifs dans les garderies subventionnées coûte de plus en plus cher aux parents québécois. Le gouvernement du Québec, qui avait prévu récupérer des sommes avec la modulation des tarifs de garderie, aura finalement puisé 130 millions dans les poches des familles en 2016, selon un document obtenu par Radio-Canada.

Le gouvernement Couillard donne d’une main et reprend de l’autre. Lundi, le ministre de la Famille, Sébastien Proulx, confirmait un investissement de 40 millions de dollars pour améliorer les services de garde à l’enfance. La moitié de ce montant était de l’argent frais, l’autre moitié avait déjà été promise lors du dépôt du budget 2017-2018.

Or, selon les plus récents chiffres compilés par Revenu Québec, les parents québécois ont redonné beaucoup au gouvernement l’an dernier en raison de la modulation des tarifs de garde selon les revenus.

Au total, 126 000 familles ont dû débourser 129,9 millions de dollars en 2016, une somme qui s’ajoute à la contribution de base de 7,75$ par jour, par enfant, dans le réseau de services de garde subventionnés québécois.

Pour lire la suite…

Quand le Québec joindra-t-il le mouvement du 15$?

MÉLANIE GAUVIN, VIRGINIE LARIVIÈRE (co-porte-parole de la campagne 5-10-15*) – LE SOLEIL

Photo: LA PRESSE

C’est officiel: le gouvernement de l’Ontario va déposer un projet de loi pour améliorer le sort des travailleuses et des travailleurs de la province. Il fera notamment passer le salaire minimum de 11,40 $ actuellement à 14 $ en janvier 2018, puis à 15 $ en janvier 2019, soit trois mois après que l’Alberta aura atteint ce taux.

Pendant ce temps, au Québec, souvenons-nous que le gouvernement a tout fait dans les derniers mois pour rassurer les employeurs qu’une faible hausse de 0,50 $ du salaire minimum ne causerait pas de catastrophe économique. Et il a mis toute la gomme pour convaincre la population qu’il était allé aussi loin qu’il le pouvait en cette matière.

Le gouvernement ontarien nous démontre toutefois qu’avec de la volonté politique, il est possible d’aller beaucoup plus loin. Il s’apprête à faire voler en éclats tous les justificatifs utilisés de ce côté-ci de la frontière pour refuser la hausse du salaire minimum à 15 $ l’heure.

Pour lire la suite…

La réaction de mon patron à l’annonce de ma grossesse montre qu’il faut dénoncer la discrimination faite aux femmes enceintes

SUZANNE A. (future maman) LE HUFFINGTONPOST

Aujourd’hui je suis en colère. En colère, triste et dépitée. Nous sommes en 2017, on peut parler sans tabou de la discrimination envers les personnes homosexuelles, les handicapés, les femmes, les étrangers, les obèses, les moins beaux que les autres, les légumes pas bio, les jambons avec des nitrites….mais aujourd’hui j’ai dû faire face à de l’inattendu.

Février 2017, je commence un nouveau travail dans le milieu sanitaire et social, un poste à responsabilité, dans une nouvelle ville, une nouvelle entreprise. Deux semaines après, retard de règle, je me rends compte que je suis enceinte de mon premier enfant. Ma première réaction fût de me dire, « OUPS, déjà! Si vite après avoir commencé le boulot… Comment mon chef va-t-elle réagir? » Et puis s’en suit la joie avec mon mari de se dire que la vie n’attend pas et que nous n’avons jamais voulu fonder notre famille en fonction de notre travail.

Pour lire l’article…

© FAFMRQ 2017