La Fédération des associations
de familles monoparentales
et recomposées du Québec
(FAFMRQ) lutte pour l’amélioration
des conditions de vie des familles
monoparentales et recomposées.

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Actualités

Arrêtons d’affirmer qu’on peut être un bon père et un mari violent

MIDI LIBRE

Luc Frémiot

L’ex-procureur de la République est devenu un inlassable combattant des violences conjugales. Il est l’invité des Rencontres d’Occitanie ce jeudi 26 septembre au siège de Midi Libre.

Vous êtes engagé depuis longtemps dans la lutte contre les violences faites aux femmes au point d’en devenir l’une des voix. Pourquoi avoir fait de ce combat le vôtre ?

Dans l’exercice du métier de magistrat, on côtoie bien évidemment des affaires de ce type. On est en proximité immédiate de la douleur et de la violence que peuvent subir les femmes ainsi que leur famille. Plusieurs affaires m’ont touché parce que je me suis rendu compte, notamment lorsque j’étais aux Assises, qu’il y avait bien souvent eu des appels au secours en vain. Certaines victimes s’étaient confiées à leur famille, d’autres avaient déposé des plaintes qui n’avaient pas été suivies d’effet. Et malheureusement ces appels au secours laissés dans l’ombre les ont conduites directement sur une table d’autopsie. Aussi, lorsque je suis devenu procureur de la République, en 2003, à Douai (Nord), j’ai décidé de mener une véritable politique pénale de lutte contre les violences faites aux femmes. Ça marche.

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Pour une éducation à la sexualité positive, inclusive et anti-oppressive

Actualité, Égalité femmes / hommes |

18 septembre 2019

TEXTE COLLECTIF LE DEVOIR (LIBRE OPINION)

Photo: iStock

L’éducation à la sexualité est depuis longtemps l’un des maillons faibles de l’éducation des jeunes Québécois.es. Après la réforme Marois et le succès limité de l’approche de l’éducation à la sexualité par compétences, à la suite de plusieurs années de séances organisées ad hoc par certaines écoles, la rentrée scolaire 2018 a vu l’arrivée de nouveaux contenus obligatoires en éducation à la sexualité. Le gouvernement Legault propose ainsi d’accorder annuellement de 5 à 15 heures à ces apprentissages pour les élèves du primaire et du secondaire. Or, il n’offre pas pour autant les ressources conséquentes : on attribue moins de 5 $ par élève par année à l’éducation à la sexualité. Les formations au personnel à qui incombent ces responsabilités sont limitées. La libération du personnel pour le temps d’appropriation de ces nouvelles connaissances, la planification et la coordination des activités sont insuffisantes.

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L’ajout de congés pour les pères n’est pas une priorité à la CAQ

GENEVIÈVE LAJOIEJOURNAL DE QUÉBEC

PHOTO SIMON CLARK

N’en déplaise à Québec solidaire, l’ajout de trois semaines de congés payés réservés exclusivement aux nouveaux papas n’est pas la voie privilégiée par le ministre Jean Boulet pour bonifier le Régime québécois d’assurance parentale (RQAP). 

Le gouvernement Legault a la ferme intention de respecter son engagement de baisser de 6% dès 2020 les cotisations payées par les travailleurs et employeurs au RQAP, qui affiche des surplus records cette année. 

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Les congés parentaux de plus en plus prisés par les pères

DOMINIC BRASSARD – DÉSAUTELS LE DIMANCHE (RADIO-CANADA PREMIÈRE)

Photo : Radio-Canada / Dominic Brassard

Au Québec, un nombre croissant de pères prolongent leur congé parental pour passer plus de temps avec leurs nouveau-nés, relayant ainsi les mères qui retournent au travail plus tôt. C’est ce qu’indiquent non seulement les dernières statistiques en cette matière, mais aussi la réalité observée sur le terrain par Dominic Brassard qui a rencontré plusieurs pères au cœur de cette petite révolution dans les rôles sociaux.

Il s’agit d’une tendance qui s’observe davantage au Québec qu’ailleurs au Canada ou dans la plupart des pays d’Occident.

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DES CONGÉS PAYANTS

ÈVE-LYNE COUTURIERInstitut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS)

Les congés de parentalité varient énormément selon les pays. Les États-Unis sont reconnus comme l’un des pires endroits en ce sens. Pour les femmes qui travaillent dans une entreprise comprenant plus de 50 employé·e·s, un congé sans solde de 12 semaines leur est offert. Mais c’est tout. Bien des États ont légiféré pour allonger ce congé ou le rémunérer, et certains employeurs offrent de meilleurs avantages sociaux, mais cela ne couvre pas la majorité des travailleuses. Pour le quart des nouvelles mères, le retour au travail doit se faire dans les deux semaines suivant l’accouchement. On est loin des congés de paternité… À l’extrême opposé, on peut penser à l’Islande, où chaque parent a un congé dédié de trois mois, suivi par trois mois supplémentaires à partager, le tout à 80 % de leur salaire.

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Pour une réforme du droit de la famille fondée sur les réalités actuelles

HÉLÈNE BELLEAU ET CARMEN LAVALLÉELE DEVOIR (OPINION)

Photo: iStock

Nous saluons l’initiative de la ministre de la Justice du Québec d’entreprendre une réforme du droit de la famille. Les propositions soumises pour consultation sont issues du volumineux rapport du Comité consultatif sur le droit de la famille, déposé en 2015. Or, des données récentes, donc inexistantes au moment de l’affaire Éric c. Lola et des travaux du Comité, viennent ébranler plusieurs des prémisses sur lesquelles s’est appuyé le Comité.

La prépondérance accordée par le Comité à la liberté contractuelle s’appuie notamment sur l’idée que l’égalité économique entre hommes et femmes s’est tellement améliorée que les conjoints seraient maintenant en mesure de négocier librement leurs relations familiales. Or, une analyse nuancée des données de Statistique Canada établit clairement que, si 30% des Québécoises gagnent au moins autant que leur conjoint, les femmes avec des enfants mineurs sont seulement 13% à gagner plus de 65% du revenu familial.

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POUR UN DROIT FAMILIAL QUI FAVORISE L’ÉGALITÉ ET LES SOLIDARITÉS! Bulletin, Vol. 44, No. 1

BULLETIN DE LIAISON DE JUIN 2019 – VOLUME 44, NO. 1

À lire dans ce numéro…

Une grande avancée qui attend toujours de se concrétiser

Par Marie-Suzie Weche

La réforme des pensions alimentaires au Québec

Par Joanie Bouchard, Maxim Fortin et Marie Hautval

Droit familial : miser sur l’égalité et les solidarités

Par Lorraine Desjardins

Définir le meilleur intérêt de l’enfant : un impératif!

Par Chantal Arseneault

On se sépare… mais pas de nos enfants

Par Lama Boughaba

Bonne lecture!

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L’ANGLE MORT DE LA RÉFORME DU DROIT DE LA FAMILLE

Stéphanie GrammondLa Presse

Après être restée trop longtemps sur la voie d’évitement, la grande réforme du droit de la famille est enfin sur les rails. Depuis un mois, Québec a mené des consultations dans 11 villes de la province.

Six ans après la fin du feuilleton d’Éric et Lola, il y avait déjà eu tant de rapports, de mémoires et de consultations sur le sujet – sans que Québec y donne suite – que je pensais bien qu’on avait retourné toutes les pierres.

Eh bien, non ! Un aspect crucial était dans l’angle mort. Et j’ai nommé : la fiscalité.

« Si on ignore les aspects fiscaux, cette réforme-là ne sera pas complète », prévient Geneviève Mottard, présidente de l’Ordre des comptables professionnels agréés (CPA) du Québec, qui a pondu un mémoire appuyé par la Chambre des notaires.

Le fait est qu’il y a un décalage important entre la réalité que vivent les familles d’aujourd’hui et notre système fiscal qui tarde à s’adapter.

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DISCRIMINATION DANS LE DROIT À L’ASSURANCE-EMPLOI. DISTORSIONS DANS L’ÉGALITÉ.

PASCALE NAVARROLa Presse


Connaissez-vous la différence entre l’égalité «de droit» et l’égalité «de fait»? C’est la distorsion qui existe entre l’égalité inscrite dans les lois et dans la vie concrète. Par exemple, selon la loi, femmes et hommes sont payés à salaire égal, à la suite de l’adoption de la Loi sur l’équité salariale. Mais dans la réalité, les mentalités tardent à changer, et dans plusieurs secteurs, les femmes sont encore moins payées.

Autre exemple: les Canadiennes ont le droit de procéder à des interruptions volontaires de grossesse, mais dans les faits, elles ne trouvent pas toujours le service près de chez elles. Actuellement, ce droit inscrit dans notre histoire grâce à l’arrêt Morgentaler de 1988 est remis en question, pendant que nos voisines états-uniennes sont en train de vivre un recul inimaginable. Quand des politiciens en quête de votes osent dire tout haut qu’ils sont prêts à réfléchir au bien-fondé de ce droit, c’est la preuve que rien n’est acquis pour les femmes.

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Les pères prennent de plus en plus de congés parentaux

Philippe MercureLa Presse

PHOTO DARRYL DYCK, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Les pères québécois sont de plus en plus nombreux à profiter des congés parentaux. Mais dans certains milieux de travail très masculins, les jeunes papas qui s’absentent plusieurs mois pour prendre soin de bébé sont encore vus d’un drôle d’oeil.

C’est ce que révèlent des recherches qui seront présentées cette semaine au congrès de l’ACFAS. De nouvelles données en provenance du Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) montrent que 70% des pères ont réclamé un congé d’au moins une semaine en 2017, contre 56% en 2006, la première année du régime.

«La hausse est constante depuis le début du régime et elle est significative», constate Claudia Giguère, actuaire en chef au Conseil de gestion de l’assurance parentale. La proportion des mères qui se prévalent d’un congé auprès du RQAP est de 78 %, contre 74 % en 2006. Rappelons que les parents qui ne sont pas sur le marché du travail ne peuvent réclamer de congés payés au gouvernement.

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