La Fédération des associations
de familles monoparentales
et recomposées du Québec
(FAFMRQ) lutte pour l’amélioration
des conditions de vie des familles
monoparentales et recomposées.

En savoir plus ›

Actualités

DES FONDATIONS PHILANTHROPIQUES, MAIS PAS TOUJOURS ÉTIQUES

PAULINE GRAVELLE DEVOIR

Photo: Alastair Grant Associated Press

Plusieurs des grandes fondations philanthropiques privées du monde qui subventionnent la recherche scientifique font fructifier leurs avoirs dans des paradis fiscaux, révèle une enquête menée par la revue Science (en anglais).

Aussi contradictoire que cela puisse paraître, ces fondations investissent parfois même dans des compagnies qui contribuent aux problèmes qu’elles désirent résoudre en octroyant des subventions de recherche.

Le journaliste Charles Piller, du département des nouvelles de la revue Science, a fait cette découverte en consultant les déclarations de revenus et les états financiers rendus publics par les fondations, ainsi que 13,4 millions de documents confidentiels ayant fait l’objet de fuites (dans les Paradise Papers) et qui ont été partagés par le Consortium international des journalistes d’investigation (CIJI).

Pour lire la suite…

L’ARNAQUE DES OBLIGATIONS À IMPACT SOCIAL

JULIA POSCA (IRIS) – LE JOURNAL DE MONTRÉAL


PHOTO FOTOLIA

La semaine dernière était projeté à l’université Concordia le documentaire The Invisible Heart, de la réalisatrice canadienne Nadine Pequeneza. Paru en mai, le film s’intéresse aux obligations à impact social et s’interroge sur la capacité de l’investissement d’impact à résoudre les problèmes sociaux les plus variés, de l’itinérance au décrochage scolaire, en passant par les maladies cardiovasculaires.

Les obligations à impact social (OIS) sont conçues pour financer des programmes sociaux. Un gouvernement s’engage à verser des intérêts aux investisseurs privés qui se les procurent si le programme financé donne des résultats (par exemple, une baisse du taux d’incarcération ou encore une diminution de l’itinérance). Pour reprendre les termes utilisés par l’équipe du film, il s’agit d’introduire un incitatif monétaire (« a profit motive ») dans la prestation de services sociaux. L’intérêt du gouvernement est de voir ses dépenses sociales diminuer sous l’effet de l’atteinte de ces résultats, tandis que l’intérêt de l’investisseur est de dégager un rendement – un modèle « gagnant-gagnant », selon les défenseurs des OIS.

Pour lire la suite…

GARDERIE SUBVENTIONNÉE GRATUITE POUR LES ENFANTS D’ASSISTÉS SOCIAUX

AGENCE QMITVA NOUVELLES

Les enfants québécois issus de milieux défavorisés, notamment ceux dont les parents sont prestataires de l’aide sociale, pourront dès le mois d’août fréquenter un service de garde éducatif gratuitement.

La mesure qui devait entrer en vigueur en janvier 2020 a donc été devancée, a annoncé le ministre de la Famille, Luc Fortin, lundi.

Elle coûtera 20 millions$ annuellement
Le programme sera valide dans les centres de la petite enfance (CPE), dans les garderies subventionnées et dans les milieux familiaux reconnus dont les places sont subventionnées.

Pour regarder le reportage…

IMPACT DU FINANCEMENT DES FONDATIONS PRIVÉES SUR L’ACTION COMMUNAUTAIRE — LE CAS DE LA FONDATION CHAGNON

MAXIME FORTININSTITUT DE RECHERCHE ET D’INFORMATIONS SOCIOÉCONOMIQUES (IRIS)

Au cours des trois dernières décennies, la philanthropie a connu d’importants développements. Elle s’est notamment transformée sous l’effet de fondations privées qui, sous l’influence de modèles étasuniens, expérimentent une nouvelle approche de la lutte à la pauvreté en partenariat avec des acteurs publics et communautaires. Au Québec, le fer de lance de ces nouvelles approches est la Fondation Lucie et André Chagnon (FLAC). C’est en 2007 que cette fondation suscite la controverse alors qu’elle signait ses premières ententes de partenariats encadrés par des projets de loi du gouvernement québécois. Depuis, le rôle de la FLAC et de la philanthropie se retrouve au cœur d’une multitude de débats soulevant des enjeux de fiscalité, de démocratie et d’autonomie de l’action communautaire. Quel portrait pouvons-nous dresser de la Fondation Lucie et André Chagnon ? Quelle place occupe cette fondation dans ce secteur en émergence qu’est celui de la philanthropie au Québec? Participe-t-elle ou contribue-t-elle au retrait de l’État des affaires sociales? Et quel est l’impact de son soutien sur l’action communautaire? C’est à ces questions que cette note socioéconomique entend répondre.

Pour télécharger la publication…

UNE ÉTUDE REMET EN QUESTION L’EFFICACITÉ DES PARTENARIATS PUBLICS PHILANTHROPIQUES

FANNIE BUSSIÈRES McNICOLLICI.RADIO-CANADA.CA


Photo: Radio-Canada

Après l’injection de plus de un milliard de dollars dans une aventure qui aura duré plus de 10 ans, rien ne démontre que les partenariats entre le gouvernement du Québec et la Fondation Lucie et André Chagnon (FLAC) ont porté fruit, selon une étude de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS).

Au contraire, nombre d’organismes sont d’avis que ce type de collaboration a nui à leur bon fonctionnement. L’auteur de l’étude exhorte maintenant Québec à prendre acte de cet échec et à ne pas répéter cette forme de financement communautaire.

Maxim Fortin, chercheur associé à l’IRIS et auteur de la note socio-économique, dresse un bilan plutôt sombre du modèle mis en place par les projets de réussite scolaire Québec en forme, Avenir d’enfants et Réunir Réussir. Aucune donnée probante n’indique que les partenariats publics philanthropiques dans lesquels Québec a investi ces dernières années ont permis de lutter efficacement contre la pauvreté.

Pour lire la suite…

LE CALCUL ÉGOÏSTE

JEAN-FRANÇOIS NADEAU LE DEVOIR

Derek Nepinak, l’ancien chef de l’Assemblée des Premières Nations du Manitoba, a intenté une action collective d’un milliard de dollars contre plusieurs épiciers canadiens après que les compagnies Loblaw et George Weston eurent admis avoir eu recours, pendant quatorze ans, à des manoeuvres pour fixer le prix du pain.

Il n’est pas inutile de se rappeler que la civilisation du blé, laquelle a définitivement posé pied en Amérique au XVIe siècle, a donné l’envie du pain aux humains qui s’y trouvaient déjà. Être tous humains sous le grand chapiteau de la culture du pain, cela a confiné à une certaine aliénation culturelle et économique, rappelait Le goût de la farine, un film de Pierre Perrault. C’est ainsi qu’on trouve paradoxalement aujourd’hui aux avant-postes de la défense du droit au pain un illustre descendant de ceux qui se sont trouvés forcés d’en manger.

Pour lire la suite…

Plan d’action pour l’inclusion économique et la participation sociale: Des dizaines de milliers d’enfants pauvres toujours privés de leur pension alimentaire !

Plan d’action pour l’inclusion économique et la participation sociale:
Des dizaines de milliers d’enfants pauvres toujours privés de leur pension alimentaire!

Montréal, le 10 décembre 2017 – Si on en croit le Plan d’action gouvernemental pour l’inclusion économique et la participation sociale dévoilé aujourd’hui, des dizaines de milliers d’enfants, pourtant parmi les plus pauvres au Québec, continueront d’être privés leur pension alimentaire ! Pourtant, le plan d’action reconnait que certains groupes de personnes sont particulièrement touchés par la pauvreté, notamment les familles monoparentales. « Si le ministre Blais avait vraiment voulu lutter contre la pauvreté des familles monoparentales, cesser de détourner la pension alimentaire des enfants qui vivent avec un parent assisté social ou bénéficiaire des prêts et bourses aurait été une excellente façon. Malheureusement, il a encore manqué de volonté politique… », se désole Sylvie Lévesque, directrice générale de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec. « Pourtant, ça fait 20 ans cette année que les pensions alimentaires pour enfants ne sont plus considérées comme un revenu imposable, tant au fédéral qu’au provincial. Il serait plus que temps qu’on cesse de les considérer comme un revenu dans les programmes sociaux ! », s’indigne la directrice générale de la Fédération.

Pour télécharger le communiqué…

Pour consulter les documents liés au Plan d’action gouvernemental…

OUPS ! ON A OUBLIÉ LES ENFANTS (BIS)

RIMA ELKOURI LA PRESSE+

Accepterait-on de confier sa voiture à un garagiste qui n’a pas la formation nécessaire pour en prendre soin? C’est pourtant ce que l’on fait avec nombre d’enfants confiés à des services de garde que l’on dit «éducatifs»…

«De mon point de vue, c’est inacceptable. Mais cela ne semble choquer personne», me dit Marianne Schneider, éducatrice au CPE Les enfants de l’avenir, à Pointe-Saint-Charles.

Marianne m’a invitée à passer une journée avec elle au CPE dans l’espoir de démystifier deux ou trois choses à propos de son métier qu’elle adore. Un travail aussi formidable que méconnu que l’on confond à tort avec celui de gardienne.

Voilà 20 ans que le programme universel des services de garde a été mis sur pied au Québec. Et voilà 20 ans aussi que Marianne se bat pour que tout le personnel éducateur ait la formation requise pour veiller au développement des enfants.

On aimerait croire que le Québec est aussi fou de ses enfants que l’est Marianne avec ses sept petits qu’elle a emmenés à la bibliothèque jeudi.

Pour lire la suite…

« N’UTILISEZ PAS NOS ENFANTS »

AUDREY RUEL-MANSEAULA PRESSE

Quelque 250 000 élèves participent à La semaine Donnez au suivant, concept créé par l’animatrice et productrice Chantal Lacroix. L’initiative soulève la controverse, des parents dénonçant un problème de sécurité et d’éthique.

Jusqu’à dimanche, 580 écoles primaires et secondaires de la province participent à La semaine Donnez au suivant, lancée par l’animatrice et productrice de l’émission du même nom, Chantal Lacroix. Les élèves sont invités à faire de bonnes actions, à remplir un carnet de suivi, à publier des photos sur Facebook et ainsi maximiser les chances que leur école apparaisse à l’émission. Une initiative qui se veut bienveillante, assure l’instigatrice, mais qui est pourtant dénoncée par des parents qui y voient là un problème de sécurité et d’éthique.

Comme tous les parents des 250 000 élèves participants, Mathilde Michaud-Quessy a reçu un formulaire à signer dans le sac d’école de sa cadette lui indiquant qu’elle participait à La semaine Donnez au suivant. Elle n’a pas l’habitude de s’opposer aux projets de l’équipe-école de sa fille, mais cette fois, l’initiative n’a pas passé.

«Non seulement on impose à ma fille de colorier dans un cahier des petits cœurs de bonnes actions, mais on me demande d’utiliser les médias sociaux pour promouvoir la bonté de mes enfants. PARDON ! […] N’utilisez pas nos enfants pour faire sonner votre petite caisse», a-t-elle dénoncé dans une envolée enflammée sur sa page Facebook, dans laquelle elle interpelle Chantal Lacroix.

Pour lire la suite…

Une école de Montréal boycotte le Grand défi Pierre Lavoie

RADIO-CANADA.CA

Photo: Le Grand défi Pierre Lavoie

L’équipe enseignante de l’école Élan située sur l’avenue de Lorimier, sur le Plateau-Mont-Royal, a décidé de boycotter le Grand défi Pierre Lavoie cette année, pour protester contre le projet Lab-école.

Le projet annoncé par le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, en mars dernier, a suscité la grogne de plusieurs acteurs du milieu de l’éducation. Lab-école se veut une réflexion sur l’école du futur et est porté par trois personnalités publiques : Pierre Lavoie, Ricardo Larrivée et Pierre Thibault. Ils ont obtenu un financement de 1,5 million de dollars pour mettre sur pied le projet.

Pour écouter l’entrevue…

© FAFMRQ 2019