La Fédération des associations
de familles monoparentales
et recomposées du Québec
(FAFMRQ) lutte pour l’amélioration
des conditions de vie des familles
monoparentales et recomposées.

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Actualités

LE CALCUL ÉGOÏSTE

JEAN-FRANÇOIS NADEAU LE DEVOIR

Derek Nepinak, l’ancien chef de l’Assemblée des Premières Nations du Manitoba, a intenté une action collective d’un milliard de dollars contre plusieurs épiciers canadiens après que les compagnies Loblaw et George Weston eurent admis avoir eu recours, pendant quatorze ans, à des manoeuvres pour fixer le prix du pain.

Il n’est pas inutile de se rappeler que la civilisation du blé, laquelle a définitivement posé pied en Amérique au XVIe siècle, a donné l’envie du pain aux humains qui s’y trouvaient déjà. Être tous humains sous le grand chapiteau de la culture du pain, cela a confiné à une certaine aliénation culturelle et économique, rappelait Le goût de la farine, un film de Pierre Perrault. C’est ainsi qu’on trouve paradoxalement aujourd’hui aux avant-postes de la défense du droit au pain un illustre descendant de ceux qui se sont trouvés forcés d’en manger.

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Plan d’action pour l’inclusion économique et la participation sociale: Des dizaines de milliers d’enfants pauvres toujours privés de leur pension alimentaire !

Plan d’action pour l’inclusion économique et la participation sociale:
Des dizaines de milliers d’enfants pauvres toujours privés de leur pension alimentaire!

Montréal, le 10 décembre 2017 – Si on en croit le Plan d’action gouvernemental pour l’inclusion économique et la participation sociale dévoilé aujourd’hui, des dizaines de milliers d’enfants, pourtant parmi les plus pauvres au Québec, continueront d’être privés leur pension alimentaire ! Pourtant, le plan d’action reconnait que certains groupes de personnes sont particulièrement touchés par la pauvreté, notamment les familles monoparentales. « Si le ministre Blais avait vraiment voulu lutter contre la pauvreté des familles monoparentales, cesser de détourner la pension alimentaire des enfants qui vivent avec un parent assisté social ou bénéficiaire des prêts et bourses aurait été une excellente façon. Malheureusement, il a encore manqué de volonté politique… », se désole Sylvie Lévesque, directrice générale de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec. « Pourtant, ça fait 20 ans cette année que les pensions alimentaires pour enfants ne sont plus considérées comme un revenu imposable, tant au fédéral qu’au provincial. Il serait plus que temps qu’on cesse de les considérer comme un revenu dans les programmes sociaux ! », s’indigne la directrice générale de la Fédération.

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Pour consulter les documents liés au Plan d’action gouvernemental…

OUPS ! ON A OUBLIÉ LES ENFANTS (BIS)

RIMA ELKOURI LA PRESSE+

Accepterait-on de confier sa voiture à un garagiste qui n’a pas la formation nécessaire pour en prendre soin? C’est pourtant ce que l’on fait avec nombre d’enfants confiés à des services de garde que l’on dit «éducatifs»…

«De mon point de vue, c’est inacceptable. Mais cela ne semble choquer personne», me dit Marianne Schneider, éducatrice au CPE Les enfants de l’avenir, à Pointe-Saint-Charles.

Marianne m’a invitée à passer une journée avec elle au CPE dans l’espoir de démystifier deux ou trois choses à propos de son métier qu’elle adore. Un travail aussi formidable que méconnu que l’on confond à tort avec celui de gardienne.

Voilà 20 ans que le programme universel des services de garde a été mis sur pied au Québec. Et voilà 20 ans aussi que Marianne se bat pour que tout le personnel éducateur ait la formation requise pour veiller au développement des enfants.

On aimerait croire que le Québec est aussi fou de ses enfants que l’est Marianne avec ses sept petits qu’elle a emmenés à la bibliothèque jeudi.

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« N’UTILISEZ PAS NOS ENFANTS »

AUDREY RUEL-MANSEAULA PRESSE

Quelque 250 000 élèves participent à La semaine Donnez au suivant, concept créé par l’animatrice et productrice Chantal Lacroix. L’initiative soulève la controverse, des parents dénonçant un problème de sécurité et d’éthique.

Jusqu’à dimanche, 580 écoles primaires et secondaires de la province participent à La semaine Donnez au suivant, lancée par l’animatrice et productrice de l’émission du même nom, Chantal Lacroix. Les élèves sont invités à faire de bonnes actions, à remplir un carnet de suivi, à publier des photos sur Facebook et ainsi maximiser les chances que leur école apparaisse à l’émission. Une initiative qui se veut bienveillante, assure l’instigatrice, mais qui est pourtant dénoncée par des parents qui y voient là un problème de sécurité et d’éthique.

Comme tous les parents des 250 000 élèves participants, Mathilde Michaud-Quessy a reçu un formulaire à signer dans le sac d’école de sa cadette lui indiquant qu’elle participait à La semaine Donnez au suivant. Elle n’a pas l’habitude de s’opposer aux projets de l’équipe-école de sa fille, mais cette fois, l’initiative n’a pas passé.

«Non seulement on impose à ma fille de colorier dans un cahier des petits cœurs de bonnes actions, mais on me demande d’utiliser les médias sociaux pour promouvoir la bonté de mes enfants. PARDON ! […] N’utilisez pas nos enfants pour faire sonner votre petite caisse», a-t-elle dénoncé dans une envolée enflammée sur sa page Facebook, dans laquelle elle interpelle Chantal Lacroix.

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Une école de Montréal boycotte le Grand défi Pierre Lavoie

RADIO-CANADA.CA

Photo: Le Grand défi Pierre Lavoie

L’équipe enseignante de l’école Élan située sur l’avenue de Lorimier, sur le Plateau-Mont-Royal, a décidé de boycotter le Grand défi Pierre Lavoie cette année, pour protester contre le projet Lab-école.

Le projet annoncé par le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, en mars dernier, a suscité la grogne de plusieurs acteurs du milieu de l’éducation. Lab-école se veut une réflexion sur l’école du futur et est porté par trois personnalités publiques : Pierre Lavoie, Ricardo Larrivée et Pierre Thibault. Ils ont obtenu un financement de 1,5 million de dollars pour mettre sur pied le projet.

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QUÉBEC INC., LA PLAIE

FRANCINE PELLETIERLE DEVOIR

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S’il y a une vache sacrée au Québec, elle se promène en veston cravate et s’appelle Québec inc. Depuis 50 ans que nous sommes maîtres chez nous, nous avons toujours salué bien bas les entrepreneurs qui ont contribué à rapatrier notre économie et à rehausser notre estime de soi. Jusqu’à dimanche dernier, du moins, alors que 200 manifestants ont craché sur le fleuron de la Couronne, l’intouchable Bombardier. À la suite des augmentations obscènes chez ses dirigeants, la mèche est désormais plus courte face aux bonzes qui se croient tout permis.

Je laisse à d’autres le soin de ramener le roi de l’aérospatiale québécoise dans le droit chemin. Ce qui m’intéresse davantage, c’est plutôt la source de cette avarice éhontée : notre penchant à automatiquement récompenser ceux qui font « rouler l’économie ». Cette façon que nous avons d’en donner toujours davantage aux gens qui en ont déjà bien assez. Nous sommes gagas au Québec pour ceux qui savent ériger leur propre temple de la renommée, ceux-là mêmes qui se retrouveront à la grand-messe du dimanche soir, à l’heure de grande écoute, pour nous en mettre (encore) plein la vue.

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DES PPP POUR FAIRE BOUGER NOS ENFANTS

VIOLAINE COUSINEAU (Commissaire indépendante à la CSDM) – LE HUFFINGTON POST

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Nous avons été nombreux à avoir émis d’importants bémols quant à l’idée qu’un trio de vedettes-hommes d’affaires soit embauché pour réinventer l’école de demain. Le trio s’est expliqué. Le ministre a patiné. Il a été question d’une sortie médiatique ratée, de l’importance de travailler main dans la main avec les gens sur le terrain, du fait que le trio ne sera pas payé pour les services rendus, etc. On a failli y croire.

Or quatre jours ouvrables plus tard, le ministre de l’Éducation vient de nous retirer nos dernières illusions: l’entreprise de M. Lavoie (le Grand défi Pierre Lavoie) se voit confier le mandat étatique de faire bouger nos enfants une heure par jour. Un contrat de 2 millions de dollars pour préparer du matériel sportif, une webtélé, un concours et pour fournir du soutien aux enseignants qui se lanceront dans l’aventure.
Deux millions.

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CROISSANCE DIFFICILE POUR LES MATERNELLES 4 ANS

PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARDLA PRESSE

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Qualité éducative «généralement très basse», enseignants parfois mal formés et manque de ressources: les classes de maternelle 4 ans – implantées depuis 2013 à la vitesse grand V – n’ont pas l’impact voulu sur les enfants de milieux défavorisés, selon la première étude indépendante portant sur leur qualité. Le rapport recommande au gouvernement de ralentir le rythme des ouvertures et de plutôt augmenter la qualité de celles qui existent déjà.

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UN SUCCÈS INCERTAIN POUR LA MATERNELLE 4 ANS

JESSICA NADEAULE DEVOIR

Maternelle Photo: Fatih Hoca Getty Images

La qualité n’étant pas au rendez-vous, le programme de maternelle 4 ans en milieu défavorisé «ne remplit pas sa mission», tranche la chercheuse Christa Japel, qui vient de terminer la toute première étude québécoise sur l’impact de sa fréquentation sur les enfants vulnérables. «Il n’y a pas de grande différence entre les enfants qui ont fréquenté la maternelle 4 ans et ceux qui avaient un autre parcours. Les lacunes sont toujours là.»

Lorsque le gouvernement a décidé d’implanter les maternelles 4 ans en milieu défavorisé en 2013, l’objectif était de réduire l’écart entre les enfants vulnérables — moins susceptible de fréquenter un service de garde de qualité — et les autres, issus d’un milieu socio-économique plus favorisé.

L’idée était de donner à tous une chance égale de réussir ses études, dans la mesure où l’on sait qu’un grand nombre d’enfants en milieu défavorisé commencent l’école avec des lacunes et que l’écart risque de s’intensifier au fur et à mesure du cheminement scolaire des enfants.

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BUDGET LEITAO: Le mirage des services de qualité pour la petite enfance

ALEC CASTONGUAY L’ACTUALITÉ

MinistreProulxPhoto: La Presse canadienne/Mario Beauregard

Le gouvernement annonce 12 millions de dollars par année pour «soutenir la qualité de l’intervention éducative». C’est donc… 52$ par enfant.

Les silences du document budgétaire sont parfois plus révélateurs que les mots du ministre des Finances. C’est particulièrement vrai cette année pour les services éducatifs destinés aux tout-petits qui fréquentent par milliers les garderies du Québec. Les bottines ne suivent pas les babines. Même s’il prétend le contraire, le gouvernement continue de pousser les enfants de 0 à 5 ans vers des services de moindre qualité.

Malgré le plantureux surplus qui se dessine cette année — potentiellement le plus imposant de l’histoire du Québec — le budget ne contient qu’une seule bonne nouvelle pour les parents qui se préoccupent de la qualité des services de garde de leur progéniture: la reconnaissance qu’un élève en difficulté, un futur décrocheur à l’école, se forme dès la petite enfance. Le principe, largement reconnu par les experts, est inscrit noir sur blanc.

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