La Fédération des associations
de familles monoparentales
et recomposées du Québec
(FAFMRQ) lutte pour l’amélioration
des conditions de vie des familles
monoparentales et recomposées.

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Actualités

POURQUOI JE NE DONNERAI PAS À CENTRAIDE CETTE ANNÉE

AMÉLIE HÉBERT LA PRESSE+ (OPINION)

C’est peu avant les Fêtes l’an dernier, à ce moment de l’année où l’on se sent le cœur à la fête et au partage, que Centraide, grand distributeur de nos élans de générosité, a annoncé la fin de 37 années de soutien financier accordé à l’Organisation populaire des droits sociaux de la région de Montréal (OPDS-RM). L’aide financière a pris fin le 31 mars dernier après une coupe de 20% de cette dernière en avril 2018.

L’OPDS-RM est un organisme à but non lucratif qui a su, depuis sa création en 1980, développer une expertise reconnue de la loi sur l’aide sociale. L’organisation lutte pour la défense des droits des familles et des personnes vivant en situation de pauvreté et d’exclusion, tant sur un plan individuel que collectif.

Dans la lettre annonçant cette décision, on reproche entre autres à l’organisation de ne pas répondre «de façon satisfaisante aux critères de performance de Centraide » ainsi que de présenter des « lacunes majeures en gouvernance (avec une faiblesse en regard de la vision et du plan d’action qui en découle)». 

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LA PHILANTHROPIE EST-ELLE VRAIMENT AU SERVICE DES COMMUNAUTÉS?

CAROLINE TOUPIN (RQACA) – LE DEVOIR


Photo: Getty Images

La semaine dernière, le grand public apprenait que le docteur Julien et sa conjointe faisaient face à des dénonciations de harcèlement au sein de leurs équipes et à des démissions massives.

Ces informations ont permis à la population en général de découvrir une facette sombre des centres de pédiatrie sociale, en contraste avec l’image idéalisée qui circule. Il ne faudrait cependant pas croire qu’il s’agit uniquement d’un problème de style de gestion.

Depuis des années, nous dénonçons les sommes récurrentes que les centres de pédiatrie sociale du docteur Julien raflent par millions versés à même nos deniers publics. Alors que nos organismes communautaires, créés par et pour la communauté, sont affamés, la Fondation du docteur Julien a reçu pas moins de 45 millions depuis 2016 pour financer une trentaine de centres. Même si les centres de pédiatrie se prévalent d’une mission sociale, rappelons-nous qu’ils sont gérés comme une entreprise familiale qui appartient à ses fondateurs et non à la communauté. C’est là toute la différence avec les organismes communautaires.

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LA FRAISE

JEAN-FRANÇOIS NADEAULE DEVOIR


De la Nouvelle-France jusqu’au port de Saint-Malo, Jacques Cartier ramena des Naturels, comme furent appelés les premiers habitants du pays. Ils moururent. Du Canada, il rapporta aussi, semble-t-il, des plants de fraisiers. On en prit soin. Ils survécurent. Toutes les variétés de fraises, hormis celles des bois, sont issues de plants des Amériques.

Mais qu’est-ce qu’une fraise? Pour les amateurs dont je suis, quand la fraise a le goût de la fraise, la vie a celui du bonheur.

(…) Mais le Dr Julien, s’il avait été le moindrement conséquent avec ses prétentions d’aider la société, aurait très vivement dénoncé toute cette boucherie présentée comme de la «réingénierie sociale». Or ce fut le contraire qui se produisit. Encore en janvier 2018, dans un de ses nombreux billets relayés dans La Presse, Gilles Julien continuait de parler d’un «État providence au trop plein pouvoir», tout en continuant de se nourrir de sa dépouille.

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DES FONDATIONS PHILANTHROPIQUES, MAIS PAS TOUJOURS ÉTIQUES

PAULINE GRAVELLE DEVOIR

Photo: Alastair Grant Associated Press

Plusieurs des grandes fondations philanthropiques privées du monde qui subventionnent la recherche scientifique font fructifier leurs avoirs dans des paradis fiscaux, révèle une enquête menée par la revue Science (en anglais).

Aussi contradictoire que cela puisse paraître, ces fondations investissent parfois même dans des compagnies qui contribuent aux problèmes qu’elles désirent résoudre en octroyant des subventions de recherche.

Le journaliste Charles Piller, du département des nouvelles de la revue Science, a fait cette découverte en consultant les déclarations de revenus et les états financiers rendus publics par les fondations, ainsi que 13,4 millions de documents confidentiels ayant fait l’objet de fuites (dans les Paradise Papers) et qui ont été partagés par le Consortium international des journalistes d’investigation (CIJI).

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L’ARNAQUE DES OBLIGATIONS À IMPACT SOCIAL

JULIA POSCA (IRIS) – LE JOURNAL DE MONTRÉAL


PHOTO FOTOLIA

La semaine dernière était projeté à l’université Concordia le documentaire The Invisible Heart, de la réalisatrice canadienne Nadine Pequeneza. Paru en mai, le film s’intéresse aux obligations à impact social et s’interroge sur la capacité de l’investissement d’impact à résoudre les problèmes sociaux les plus variés, de l’itinérance au décrochage scolaire, en passant par les maladies cardiovasculaires.

Les obligations à impact social (OIS) sont conçues pour financer des programmes sociaux. Un gouvernement s’engage à verser des intérêts aux investisseurs privés qui se les procurent si le programme financé donne des résultats (par exemple, une baisse du taux d’incarcération ou encore une diminution de l’itinérance). Pour reprendre les termes utilisés par l’équipe du film, il s’agit d’introduire un incitatif monétaire (« a profit motive ») dans la prestation de services sociaux. L’intérêt du gouvernement est de voir ses dépenses sociales diminuer sous l’effet de l’atteinte de ces résultats, tandis que l’intérêt de l’investisseur est de dégager un rendement – un modèle « gagnant-gagnant », selon les défenseurs des OIS.

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GARDERIE SUBVENTIONNÉE GRATUITE POUR LES ENFANTS D’ASSISTÉS SOCIAUX

AGENCE QMITVA NOUVELLES

Les enfants québécois issus de milieux défavorisés, notamment ceux dont les parents sont prestataires de l’aide sociale, pourront dès le mois d’août fréquenter un service de garde éducatif gratuitement.

La mesure qui devait entrer en vigueur en janvier 2020 a donc été devancée, a annoncé le ministre de la Famille, Luc Fortin, lundi.

Elle coûtera 20 millions$ annuellement
Le programme sera valide dans les centres de la petite enfance (CPE), dans les garderies subventionnées et dans les milieux familiaux reconnus dont les places sont subventionnées.

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IMPACT DU FINANCEMENT DES FONDATIONS PRIVÉES SUR L’ACTION COMMUNAUTAIRE — LE CAS DE LA FONDATION CHAGNON

MAXIME FORTININSTITUT DE RECHERCHE ET D’INFORMATIONS SOCIOÉCONOMIQUES (IRIS)

Au cours des trois dernières décennies, la philanthropie a connu d’importants développements. Elle s’est notamment transformée sous l’effet de fondations privées qui, sous l’influence de modèles étasuniens, expérimentent une nouvelle approche de la lutte à la pauvreté en partenariat avec des acteurs publics et communautaires. Au Québec, le fer de lance de ces nouvelles approches est la Fondation Lucie et André Chagnon (FLAC). C’est en 2007 que cette fondation suscite la controverse alors qu’elle signait ses premières ententes de partenariats encadrés par des projets de loi du gouvernement québécois. Depuis, le rôle de la FLAC et de la philanthropie se retrouve au cœur d’une multitude de débats soulevant des enjeux de fiscalité, de démocratie et d’autonomie de l’action communautaire. Quel portrait pouvons-nous dresser de la Fondation Lucie et André Chagnon ? Quelle place occupe cette fondation dans ce secteur en émergence qu’est celui de la philanthropie au Québec? Participe-t-elle ou contribue-t-elle au retrait de l’État des affaires sociales? Et quel est l’impact de son soutien sur l’action communautaire? C’est à ces questions que cette note socioéconomique entend répondre.

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UNE ÉTUDE REMET EN QUESTION L’EFFICACITÉ DES PARTENARIATS PUBLICS PHILANTHROPIQUES

FANNIE BUSSIÈRES McNICOLLICI.RADIO-CANADA.CA


Photo: Radio-Canada

Après l’injection de plus de un milliard de dollars dans une aventure qui aura duré plus de 10 ans, rien ne démontre que les partenariats entre le gouvernement du Québec et la Fondation Lucie et André Chagnon (FLAC) ont porté fruit, selon une étude de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS).

Au contraire, nombre d’organismes sont d’avis que ce type de collaboration a nui à leur bon fonctionnement. L’auteur de l’étude exhorte maintenant Québec à prendre acte de cet échec et à ne pas répéter cette forme de financement communautaire.

Maxim Fortin, chercheur associé à l’IRIS et auteur de la note socio-économique, dresse un bilan plutôt sombre du modèle mis en place par les projets de réussite scolaire Québec en forme, Avenir d’enfants et Réunir Réussir. Aucune donnée probante n’indique que les partenariats publics philanthropiques dans lesquels Québec a investi ces dernières années ont permis de lutter efficacement contre la pauvreté.

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LE CALCUL ÉGOÏSTE

JEAN-FRANÇOIS NADEAU LE DEVOIR

Derek Nepinak, l’ancien chef de l’Assemblée des Premières Nations du Manitoba, a intenté une action collective d’un milliard de dollars contre plusieurs épiciers canadiens après que les compagnies Loblaw et George Weston eurent admis avoir eu recours, pendant quatorze ans, à des manoeuvres pour fixer le prix du pain.

Il n’est pas inutile de se rappeler que la civilisation du blé, laquelle a définitivement posé pied en Amérique au XVIe siècle, a donné l’envie du pain aux humains qui s’y trouvaient déjà. Être tous humains sous le grand chapiteau de la culture du pain, cela a confiné à une certaine aliénation culturelle et économique, rappelait Le goût de la farine, un film de Pierre Perrault. C’est ainsi qu’on trouve paradoxalement aujourd’hui aux avant-postes de la défense du droit au pain un illustre descendant de ceux qui se sont trouvés forcés d’en manger.

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Plan d’action pour l’inclusion économique et la participation sociale: Des dizaines de milliers d’enfants pauvres toujours privés de leur pension alimentaire !

Plan d’action pour l’inclusion économique et la participation sociale:
Des dizaines de milliers d’enfants pauvres toujours privés de leur pension alimentaire!

Montréal, le 10 décembre 2017 – Si on en croit le Plan d’action gouvernemental pour l’inclusion économique et la participation sociale dévoilé aujourd’hui, des dizaines de milliers d’enfants, pourtant parmi les plus pauvres au Québec, continueront d’être privés leur pension alimentaire ! Pourtant, le plan d’action reconnait que certains groupes de personnes sont particulièrement touchés par la pauvreté, notamment les familles monoparentales. « Si le ministre Blais avait vraiment voulu lutter contre la pauvreté des familles monoparentales, cesser de détourner la pension alimentaire des enfants qui vivent avec un parent assisté social ou bénéficiaire des prêts et bourses aurait été une excellente façon. Malheureusement, il a encore manqué de volonté politique… », se désole Sylvie Lévesque, directrice générale de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec. « Pourtant, ça fait 20 ans cette année que les pensions alimentaires pour enfants ne sont plus considérées comme un revenu imposable, tant au fédéral qu’au provincial. Il serait plus que temps qu’on cesse de les considérer comme un revenu dans les programmes sociaux ! », s’indigne la directrice générale de la Fédération.

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