La Fédération des associations
de familles monoparentales
et recomposées du Québec
(FAFMRQ) lutte pour l’amélioration
des conditions de vie des familles
monoparentales et recomposées.

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Actualités

CAMPAGNE DE PHOTOS – M. Blais, #CessezDeVousAcharner

Campagne de photos jusqu’au 10 septembre 2017
DEMANDONS AU MINISTRE BLAIS DE CESSER DE S’ACHARNER SUR LES PERSONNES ASSISTÉES SOCIALES

Le 12 juillet s’amorçait une consultation de 60 jours sur le projet de règlement du gouvernement québécois visant à mettre en place le programme Objectif emploi, qui ouvre la porte à des sanctions sévères contre les personnes assistées sociales.

Le Collectif pour un Québec sans pauvreté vous propose un moyen tout simple de faire connaître votre opposition au virage coercitif que représente cette réforme de l’aide sociale au ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais.

Plusieurs personnes ont déjà participé à cette campagne, dont des membres de la FAFMRQ, comme en témoigne la photo des membres du conseil d’administration du SEP ci-contre.

Pour tout savoir sur la campagne et y participer…

LA QUESTION À 15 PIASTRES

MICHEL GIRARDJOURNAL DE MONTRÉAL

Le salaire minimum au Québec s’élève actuellement à 11,25$ l’heure. A-t-on les «moyens» au Québec de le grimper à 15$ l’heure, comme ce sera le cas en Alberta en 2018 et en Ontario en 2019?

La «question» soulève tout un débat. Selon les opposants, tels le Conseil du patronat du Québec et les représentants du commerce de détail, de la restauration et de l’agroalimentaire, une hausse à 15$ du salaire minimum nuirait à l’économie québécoise. Ils poussent même leur argumentation jusqu’à en conclure que «les personnes dont on voudrait améliorer le sort, de même que l’économie québécoise, subiraient plus de dommages que de bénéfices», rien de moins.

LE GOUVERNEMENT
Chez les opposants, il y a le gouvernement de Philippe Couillard qui s’est également prononcé contre une telle hausse rapide à 15$ l’heure. Le gouvernement libéral préconise de hausser le salaire minimum à un rythme plus lent, de sorte à « respecter la capacité de payer » des entreprises québécoises. Il projette d’augmenter le salaire minimum à environ 12,45$ l’heure en 2020.

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PROGRAMME OBJECTIF EMPLOI: Comment ne pas toucher aux causes systémiques du cycle de la pauvreté

MATHIEU PIGEONLE DEVOIR

Photo: Francis Vachon Le Devoir

Alors que la période des vacances bat son plein, la pauvreté, elle, ne prend pas de pause. Tel est le cas aussi pour les groupes opposés à la loi 70, qui ont appris le 12 juillet dernier la publication du règlement visant la mise en oeuvre du programme Objectif emploi (participation obligatoire pour les nouveaux demandeurs d’aide sociale et application de sanctions financières pour ceux dont la participation est jugée insatisfaisante).

Devant ce fait accompli, ils doivent ainsi préparer leur participation à la période de consultation tandis qu’ils fonctionnent avec des équipes réduites ou ferment carrément leurs portes durant l’été, en raison notamment du sous-financement de leurs activités.

Outre le caractère antidémocratique de ce type de manoeuvre, il apparaît aussi primordial de dénoncer la trame de fond qui s’y cache. Depuis près de 15 ans maintenant, les libéraux gouvernent en accordant la priorité absolue à l’impératif économique, tout en exacerbant la conflictualité sociale.

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Itinérance: des coûts élevés pour peu de résultats

Actualité, Lutte à la pauvreté |

31 juillet 2017

MARIE-LISE ROUSSEAULE DEVOIR

Chaque itinérant coûte 55 000$ par année au Canada et une nouvelle étude remet en question la façon dont les services sont offerts

Photo: Pedro Ruiz Le Devoir

Les personnes sans-abri engendrent plusieurs coûts pour la société, notamment en services d’hébergement, d’urgence, de santé et juridiques. Plus précisément, chaque personne itinérante souffrant d’une maladie mentale coûte en moyenne 55 000$ par année au Canada, selon une nouvelle étude de l’Université McGill. Une analyse qui remet en question l’efficacité de la lutte à l’itinérance.

En se basant sur les données du projet Chez Soi, une étude pancanadienne menée de 2009 à 2013 dont l’objectif était de sortir les gens de la rue en leur fournissant un logement, le chercheur Eric Latimer et son équipe ont dressé un portrait des coûts de l’itinérance dans cinq villes au pays, soit Montréal, Toronto, Vancouver, Winnipeg et Moncton.

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Oubliez-vous la pauvreté?

Actualité, Lutte à la pauvreté |

29 juillet 2017

JOAN TREMBLAY, VIRGINIE LARIVIÈRE, SERGE PETITCLERC (Collectif pour un Québec sans pauvret – LE SOLEIL

Photothèque Le Soleil


Parce que la pauvreté ne prend pas de vacances en été, nous avons envoyé la lettre suivante aux 124 députés de l’Assemblée nationale à l’occasion du Noël du campeur, le 25 juillet:

«En décembre dernier, le Collectif pour un Québec sans pauvreté profitait du temps des Fêtes pour vous faire parvenir des cartes soulignant que, en matière de lutte à la pauvreté et à l’exclusion sociale, «La magie de Noël, c’est pas assez!».

Cette série de cartes, nous vous l’envoyons de nouveau pour vous rappeler que rien n’a changé depuis Noël et qu’il y a toujours urgence d’agir pour améliorer les conditions de vie des personnes en situation de pauvreté. En effet, sept mois plus tard, alors qu’approche l’autre Noël, celui du campeur, il n’est pas difficile de voir combien la charité, à elle seule, est inefficace pour éliminer la pauvreté.

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Couche-Tard: 19,7 millions pour les hauts dirigeants

Actualité, Lutte à la pauvreté |

28 juillet 2017

MARTIN VALLIÈRESLA PRESSE

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Les cinq plus hauts dirigeants d’Alimentation Couche-Tard ont obtenu 19,7 millions de dollars en rémunération totale pour l’exercice 2017 de la multinationale québécoise des dépanneurs et postes d’essence, qui s’est terminé le 30 avril.

Élevée à première vue, cette rémunération qui comprend le salaire de base, les primes diverses ainsi que des avantages comme le régime de retraite spécifique, s’avère toutefois réduite de 7% par rapport à sa valeur déclarée pour l’exercice 2016.

Parmi ces hauts dirigeants, le président et chef de la direction, Brian Hannasch, a obtenu une rémunération totale de 9,9 millions, en baisse de 3% pour une deuxième année consécutive après les 10,2 millions obtenus en 2016 et les 13,4 millions obtenus en 2015. Quant au co-fondateur et président exécutif du conseil de Couche-Tard, Alain Bouchard, déjà multimillliardaire avec son bloc d’actions, sa rémunération totale de 4,6 millions pour l’exercice 2017 est réduite de 10% par rapport au montant déclaré pour l’exercice précédent.

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54% des bénéficiaires quittent l’aide sociale après un an

Actualité, Lutte à la pauvreté |

28 juillet 2017

ISABELLE PORTERLE DEVOIR

Les sanctions d’Objectif Emploi s’attaqueraient aux plus démunis, arguent les opposants à la réforme du programme

Photo: iStock

Plus de la moitié des personnes (54 %) qui s’inscrivent à l’aide sociale au Québec quittent le programme d’elles-mêmes après un an, a appris Le Devoir. Une statistique qui n’entame pas la volonté du gouvernement d’aller de l’avant avec Objectif Emploi, un programme de 45 millions qui vise à limiter le recours à l’aide sociale.

Objectif Emploi a été adopté dans la controverse. Le programme prévoit des sanctions — qui peuvent atteindre 224 $ sur un chèque mensuel de 628 $ — pour les personnes qui ne collaborent pas à la démarche de réintégration au marché du travail. Et il mérite d’être maintenu, soutient le cabinet du ministre de la Solidarité sociale, François Blais, qui est présentement en vacances.

« Même si présentement plus de la moitié des primo-demandeurs sortent de l’aide sociale après un an, notre gouvernement entend tout mettre en oeuvre pour accompagner tous les primo-demandeurs », nous a-t-on répondu par courriel.

Et d’ajouter que l’on compte compenser en partie le manque de travailleurs avec Objectif Emploi. « La situation démographique actuelle du Québec fait en sorte que des centaines de milliers d’emplois seront disponibles dans les prochaines années. »

Dans sa réponse écrite à nos questions, le ministère a quant à lui souligné que les personnes qui restent sur l’aide sociale une deuxième année « ont deux fois moins de chances de quitter l’aide financière de dernier recours » que lors de la première année.

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Bill 70: A Blight on Québec’s Human Rights Reputation

Actualité, Lutte à la pauvreté |

26 juillet 2017

CANADA WITHOUT POVERTY – CANADA SANS PAUVRETÉ

It’s not his birthday, Valentine’s Day, or the holiday season, but this July and August , Minister François Blais, Ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale du Québec, will have a mailbox full of cards.

For each day of the 60 day consultation process on Bill 70, Minister Blais will receive 60 packages containing 404 cards to remind him that it is impossible to live on a welfare benefit of $404 per month.
What is Bill 70?

In November 2016, the National Assembly in Québec passed Bill 70 into law. This piece of legislation, introduced by Labour Minister Sam Hamad, had the stated intention of allowing a better match between training and jobs and to facilitate labour market entry, also known as program Objectif Emploi. The Bill requires people on social assistance to enlist in programs to find a job or get more training.

Incredibly, non-compliance with the measures in this program greatly reduces the social assistance payment from $623 to $404 a month. It would also not allow those on assistance to refuse a “suitable” job if it is offered to them. According to Minister Hamad this program will save the government 50 million dollars.

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OBJECTIF EMPLOI: L’AGGRAVATION DES DISPARITÉS PROGRAMMÉE PAR RÈGLEMENT

Actualité, Lutte à la pauvreté |

24 juillet 2017

VIVIAN LABRIEINSTITUT DE RECHERCHE ET D’INFORMATIONS SOCIOÉCONOMIQUES

Ça devait arriver. La Gazette officielle du Québec a publié le 12 juillet dernier le projet de modifications au règlement de l’aide sociale qui vient opérationnaliser la mise en place du Programme objectif emploi, à la suite de l’adoption à l’automne 2016 du projet de loi 70.

En clair, ce nouveau programme imposera aux primo-demandeur·e·s d’aide sociale jugé·e·s aptes à y participer de s’engager dans un plan d’intégration en emploi. Les suppléments de participation que ces personnes recevront ne leur permettront pas pour autant de couvrir leurs besoins de base au niveau reconnu par la mesure du panier de consommation (MPC). Si par ailleurs elles manquent aux obligations qui leur seront faites, elles seront sujettes à des sanctions pouvant aller jusqu’à 224$ sur une prestation de base de 628$ déjà en deçà de la moitié de ce seuil de couverture. Autrement dit, elles seront placées dans des conditions de survie encore plus précaires, pour elles, leurs proches et leur communauté, avec moins de marges de manœuvres pour s’en sortir.

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628$, ÇA NE SE COUPE PAS: NON À UNE APPROCHE CONTRAIGNANTE ET PUNITIVE!

Actualité, Lutte à la pauvreté |

23 juillet 2017

Mémoire de la Coalition Objectif Dignité (dont la FAFMRQ est cosignataire) soumis au ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, le 21 juillet 2017 dans le cadre des consultations sur le projet de règlement visant la mise en oeuvre du programme Objectif emploi (publié dans la Gazette officielle du Québec le 12 juillet).

Extrait de la lettre introductive:

Monsieur le Ministre,
Après 20 mois de mobilisation contre une réforme de l’aide sociale qui réintroduit contraintes et pénalités financières, vous ne serez pas étonné que la Coalition Objectif Dignité tente, une dernière fois, de vous faire entendre raison. Et ce de deux manières.

D’abord, en réitérant que le principe même de contrainte repose sur des préjugés, dont celui selon lequel il faut forcer les personnes assistées sociales à « se prendre en main », parce qu’elles ne le font pas d’elles-mêmes.

Ensuite, en vous démontrant que, sous sa forme actuelle, le programme Objectif emploi peut avoir un impact dramatique pour les personnes qui subiront une pénalité financière, alors que ces personnes sont déjà parmi les plus «poquées» au Québec.

Une autre section de ce mémoire est consacrée à une dizaine d’articles du projet de règlement que nous trouvons problématiques.

Pour télécharger le mémoire…

© FAFMRQ 2017