La Fédération des associations
de familles monoparentales
et recomposées du Québec
(FAFMRQ) lutte pour l’amélioration
des conditions de vie des familles
monoparentales et recomposées.

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Actualités

LE NOMBRE D’ENFANTS VIVANT DANS LA PAUVRETÉ AU CANADA SERAIT « ENCORE BIEN TROP ÉLEVÉ »

Actualité, Lutte à la pauvreté |

14 janvier 2020

RADIO CANADA

Photo : Social Planning Toronto

Trente ans après la résolution de la Chambre des communes de sortir tous les enfants canadiens de la pauvreté pour l’année 2000, le Canada est loin du compte avec encore 1,35 million d’enfants vivant dans la précarité, selon une étude de l’organisme Campagne 2000.

D’après ce réseau pancanadien, qui compte plus de 120 organismes, les outils gouvernementaux d’évaluation de la pauvreté sous-estiment de façon significative le taux de pauvreté.

Ainsi, selon l’outil utilisé par le gouvernement dans le cadre de la récente Loi sur la réduction de la pauvreté, il y avait, en 2017, environ 622 000 enfants vivant sous le seuil de la pauvreté, soit 278 000 de moins qu’en 2015.

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POUR LE DROIT DES ENFANTS DE VIVRE SANS PAUVRETÉ, SANS PRÉJUGÉS ET SANS VIOLENCE.

En décembre 2019, la FAFMRQ a déposé un mémoire dans le cadre de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse.

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Commission Laurent: les enfants ne peuvent plus attendre

Jean-François NadeauLe Devoir

Photo: Jean-François Nadeau Le Devoir

«On parle d’agir maintenant», dit Régine Laurent en entrevue au Devoir, tout en rythmant son propos par de petits coups secs portés sur une table blanche. À mi-chemin de ses travaux, la présidente de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse avance déjà cinq recommandations. «On a entendu des histoires qui font mal au coeur, dit-elle. On ne peut pas rester les bras croisés».

L’aide aux familles, aux enfants et aux organismes communautaires voués à les aider est tout à fait insuffisante au Québec, dit Mme Laurent. «Il manque cruellement de services en première ligne.»

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50 ANS D’ENTRAVES AU DROIT À L’AIDE SOCIALE

Actualité, Lutte à la pauvreté |

02 décembre 2019

SERGE PETITCLERCLE DEVOIR

Photo: Marie-France Coallier Le Devoir

Le 2 décembre 2019 marque le cinquantième anniversaire de l’adoption de la Loi de l’aide sociale, dont le but est de « combler les besoins ordinaires et spéciaux d’une famille ou personne seule qui est privée de moyens de subsistance ». L’avancée la plus importante de cette loi réside dans l’instauration d’un droit universel à l’aide sociale.

De toutes les réformes accomplies lors de la Révolution tranquille, l’aide sociale demeure assurément la plus dépréciée. Depuis cinquante ans, nombreux sont ceux qui prétendent qu’on donne trop d’argent aux personnes assistées sociales et qu’on devrait les contraindre davantage à retourner sur le marché du travail.

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CRÉDIT D’IMPÔT POUR SOLIDARITÉ: LE COLLECTIF POUR UN QUÉBEC SANS PAUVRETÉ DÉPLORE UNE «DEMI-SOLUTION»

Actualité, Lutte à la pauvreté |

17 novembre 2019

LE JOURNAL DE MONTRÉALAGENCE QMI

Le versement par Québec du crédit d’impôt pour solidarité directement aux assistés sociaux, sans production d’une déclaration de revenus, est un pas dans la bonne direction, mais demeure insuffisant, juge le Collectif pour un Québec sans pauvreté. 

Le programme, annoncé officiellement dimanche par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, permettra à environ 40 000 bénéficiaires de l’aide sociale de recevoir 292 $ d’ici juin 2020, soit le montant de base associé à la taxe de vente du Québec (TVQ). 

Auparavant, il était nécessaire de remplir une déclaration de revenus pour pouvoir obtenir ce montant. Or, de nombreux assistés sociaux ne remplissent pas une telle déclaration. 

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LA CAMPAGNE POUR LE SALAIRE MINIMUM À 15 $ PRÉSENTE DES CAS CONCRETS

Actualité, Lutte à la pauvreté |

15 novembre 2019

LEDROIT – LIA LÉVESQUE

MONTRÉAL – Les 211 groupes qui réclament un salaire minimum à 15 $ l’heure le plus tôt possible au Québec sont revenus à la charge, vendredi, un an après avoir lancé leur déclaration commune à ce propos.

À l’aide de cas concrets, ils ont voulu démontrer comment ces travailleurs qui gagnent moins que 15 $ l’heure ont peine à joindre les deux bouts, même s’ils travaillent à temps plein à ce salaire.

Certains doivent occuper un deuxième emploi pour y arriver, surtout s’ils ont des enfants. Ils doivent parfois recourir aux banques alimentaires. Il faut dire non aux enfants, ne pas aller bien loin en vacances, acheter des articles de seconde main, se vêtir dans les friperies.

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50 ANS D’AIDE SOCIALE À COMBIEN SE CHIFFRE LE DROIT À L’AIDE SOCIALE AU QUÉBEC?

Actualité, Lutte à la pauvreté |

11 novembre 2019

COLLECTIF POUR UN QUÉBEC SANS PAUVRETÉ

La Loi de l’aide sociale a été adoptée il y a cinquante ans. Cette loi a pu donner l’impression que l’État québécois, alors en pleine Révolution tranquille, s’imposait le devoir de garantir un revenu de base à tout un chacun. À y regarder de plus près, on constate cependant que jamais, depuis son adoption, cette loi n’est parvenue à atteindre ce but.

En 2019, une personne assistée sociale vivant seule reçoit 644 $ par mois comme prestation de base. En se référant à la mesure du panier de consommation (MPC), un indicateur qui rend compte de la pauvreté sous l’angle de la couverture des besoins de base (vêtements, nourriture, logement et transport), on s’aperçoit que cette prestation ne permet de couvrir que 42 % de ces besoins. Si on ajoute à cela les différentes mesures fiscales (crédit d’impôt pour solidarité et crédit pour la TPS), le revenu disponible d’une personne assistée sociale s’élève à 776 $ par mois, ce qui correspond à la couverture de 51 % des besoins de base.

La nette insuffisance des prestations pour assurer la couverture des besoins de base vient contredire le principe même du programme d’aide sociale, qui est d’accorder à la personne sans revenus une aide financière lui permettant d’assurer sa subsistance.

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QUAND TRAVAIL RIME AVEC PAUVRETÉ ET ENGAGEMENT AVEC ÉPUISEMENT, Bulletin Vol. 44, No. 2

BULLETIN DE LIAISON D’OCTOBRE 2019 – VOLUME 44, NO. 2

À lire dans ce numéro…

Une occasion en or de montrer nos couleurs!
Par Marie-Suzie Weche

Plan d’action gouvernemental en matière d’action communautaire
Par Caroline Toupin

Regard sur les conditions de travail des salarié.e.s au salaire minimum
Par Marie-Josée Dupuis

Quand l’implication bénévole devient une charge mentale chez les mères
Annabelle Berthiaume

Combien d’enfants vivent en garde partagée?
Par David Pelletier

NOTE: Le Bulletin de liaison est publié 3 fois par année. Seuls certains articles du numéro le plus récent sont accessibles sur le site Web. Pour faire partie de notre liste d’envoi du Bulletin, il suffit de remplir le FORMULAIRE D’ABONNEMENT.

ASSURANCE-EMPLOI : LES FEMMES N’ONT PAS LEUR JUSTE PART

Actualité, Lutte à la pauvreté |

07 octobre 2019

RUTH ROSE PROFESSEURE ASSOCIÉE EN SCIENCES ÉCONOMIQUES À L’UQAM. Cette lettre est appuyée par plus de 175 signataires* dont la FAFMRQ –LA PRESSE +

En Belgique, en France, en Allemagne, en Irlande, en Norvège et aux Pays-Bas, le fait d’avoir reçu des prestations de maternité ou pour les soins d’un jeune enfant ou d’un proche ne disqualifie pas une personne pour les prestations de chômage. Au contraire, ce genre de prestation est compté comme un revenu de travail afin de déterminer l’admissibilité, le montant et la durée des prestations de chômage.

Malheureusement, ce n’est pas le cas au Canada où la Loi sur l’assurance-emploi limite à 50 le nombre de semaines de prestations que peut recevoir une personne si elle reçoit à la fois des prestations régulières de chômage et des prestations spéciales. Cette règle affecte presque exclusivement les femmes qui prennent la grande majorité des prestations de maternité, parentales et pour soins aux proches.

Malgré la protection de l’emploi qu’assure la Loi sur les normes du travail, des femmes perdent leur emploi avant, pendant ou peu après leur congé de maternité. Pourquoi ne sont-elles pas admissibles aux prestations de chômage ?

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Comment des femmes itinérantes sortent de l’invisibilité

MARIE BOULEL’ACTUALITÉ

Illustration : Audrey Malo

Je retrouve Cylvie sur le banc d’une table à piquenique au cœur du parc La Fontaine, à Montréal. Elle pose devant elle son sac à dos multicolore et m’observe avec attention. Cylvie a la voix un peu cassée et les cheveux coupés très court. Elle préfère taire son nom de famille et ne pas donner son âge. « Trop vieille », précise-t-elle en souriant. Elle raconte qu’elle a vécu huit ans dans la rue. Il y a trois ans, elle a enfin emménagé dans un HLM, avec celle qu’elle appelle sa fille. Elle plonge la main dans son sac et en ressort une photo qu’elle me tend avec un grand sourire. C’est un petit chat. « La voilà, ma fille. Elle s’appelle Sky, elle a eu cinq ans au mois de mai. » Cylvie se considère comme une privilégiée : elle est sortie de la rue, en plus d’avoir survécu à des années de consommation. « J’étais grosse comme un clou et j’avais la seringue dans le bras 24 sur 24. »

Cylvie n’est pas qu’une survivante de la rue. Depuis 2015, elle est aussi cochercheuse. Avec une douzaine de Montréalaises âgées d’en moyenne 50 ans, qui vivent ou ont vécu une situation d’itinérance, elle participe à un travail de recherche mené par Céline Bellot et Jacinthe Rivard, professeures à l’École de travail social de l’Université de Montréal. Cette démarche de science participative porte bien son nom, Rendre visible l’itinérance au féminin : elle vise à récolter des données autrement impossibles à obtenir pour mieux comprendre les réalités et les défis de l’itinérance féminine. Les données sont ensuite transmises aux services de santé, de logement et d’emploi afin de leur permettre de s’adapter et de diriger leurs actions pour mieux aider et accompagner les femmes en situation d’itinérance. 

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