La Fédération des associations
de familles monoparentales
et recomposées du Québec
(FAFMRQ) lutte pour l’amélioration
des conditions de vie des familles
monoparentales et recomposées.

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Actualités

LA STRATÉGIE FÉDÉRALE DE RÉDUCTION DE LA PAUVRETÉ, LA MPC ET LA CLASSE MOYENNE

Actualité, Lutte à la pauvreté |

17 septembre 2018

VIVIAN LABRIE IRIS

Les gains francs sont rares en matière de lutte contre la pauvreté. Ils sont souvent mitigés par des reculs et des silences qui risquent de les compromettre et qui rendent difficile de souscrire pleinement aux stratégies annoncées. C’est le cas d’Une chance pour tous : la première Stratégie canadienne de réduction de la pauvreté, rendue publique le 21 août dernier.

Pour que cette stratégie puisse porter les fruits annoncés, il faudra en tenir les promesses et en résoudre les impasses. Deux de ces impasses en particulier posent d’emblée problème et feront vite obstacle aux consensus et collaborations nécessaires.

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LA PAUVRETÉ : UN PROBLÈME D’ARGENT

Actualité, Lutte à la pauvreté |

06 septembre 2018

Pierre Tircher IRIS

Une idée qui semble très ancrée dans l’esprit des sociétés occidentales est que la cause de la pauvreté serait le résultat de mauvaises décisions ou encore d’un manque d’éducation ou de caractère. Cela explique probablement pourquoi les programmes de lutte contre la pauvreté comportent de nombreuses conditions au versement des prestations. En effet, pourquoi faire confiance à quelqu’un de peu éduqué, de paresseux ou d’irrationnel lorsqu’il s’agit de lui donner de l’argent? Cependant, d’après une recherche parue en 2017 dans le magazine Science qui permet de mieux comprendre le casse-tête que représente la lutte contre la pauvreté, la véritable cause pourrait simplement être le manque d’argent.

Malgré l’aspect tautologique de cette dernière assertion, les implications de cette prise de conscience sur les programmes de soutien du revenu pourraient être importantes.

L’étude en question met en évidence que la pauvreté et la sensation de rareté, rapportée à l’argent dans ce cas, affecteraient les capacités cognitives des individus. Pour le démontrer, les chercheur-es ont induit dans l’esprit des participants des considérations financières plus ou moins importantes avant de leur faire passer des exercices d’agilité mentale.

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LE QUÉBEC VOTE POUR LES ENFANTS

STÉPHANIE GRAMMONDLA PRESSE

Même si les enfants ne votent pas, il est fascinant de voir à quel point les partis misent sur eux pour remporter les prochaines élections. Depuis le lancement officiel de la campagne, les politiciens se sont tous empressés de brandir une série de promesses destinées aux jeunes familles.

Ces cadeaux sont politiquement rentables. «Ce sont des mesures qui ratissent plus large que les gens auxquels elles sont destinées», explique Luc Godbout, professeur de fiscalité à l’Université de Sherbrooke.

Ça fait le bonheur des jeunes qui pensent avoir des enfants un jour comme des grands-parents qui voient leurs enfants courir avec de la broue dans le toupet. Et de manière générale, qui ne souhaite pas favoriser la natalité et s’assurer qu’aucun enfant ne vit dans la pauvreté?

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Le Québec peut-il se payer le salaire minimum à 15$?

PHILIPPE ORFALIJOURNAL DE MONTRÉAL


PHOTO D’ARCHIVES, AGENCE QMI

La catastrophe tant redoutée n’a pas eu lieu. En Ontario, un an après l’annonce de la fixation du salaire minimum à 15$ l’heure en 2019, les PME ont survécu, l’explosion appréhendée des prix ne s’est pas concrétisée et l’emploi a connu son meilleur score… en 18 ans. De quoi alimenter le débat au Québec.

Le 1er janvier dernier, la province voisine a vu son salaire minimum bondir de 21% d’un coup, à 14$ l’heure. L’an prochain, celui-ci devrait se hisser à 15$, comme en Alberta, si le nouveau premier ministre Doug Ford n’annule pas cette décision.

Au Québec, les organisations syndicales et de travailleurs aimeraient bien qu’on emboîte le pas. Depuis deux ans, elles se sont mobilisées comme jamais pour revendiquer cette hausse. Elles soutiennent qu’il est impossible de vivre décemment en étant payé au salaire minimum, même lorsque l’on travaille à temps plein.

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REVENU DE BASE QUÉBÉCOIS: VERS UN REVENU MINIMUM GARANTI OU UNE EXTENSION DU PROGRAMME DE SOLIDARITÉ SOCIALE?

Actualité, Lutte à la pauvreté |

28 juillet 2018

OBSERVATOIRE DE LA PAUVRETÉ ET DES INÉGALITÉS DU QUÉBEC

Avec le dépôt du Plan d’action gouvernemental pour l’inclusion économique et la participation sociale en décembre 2017 et du projet de loi 173 (Loi visant principalement à instaurer un revenu de base pour des personnes qui présentent des contraintes sévères à l’emploi) au printemps 2018, le gouvernement prévoit la mise sur pied d’un revenu de base.
Les attentes sont élevées envers ce type de programme, revendiqué depuis des décennies par un grand nombre d’acteurEs des mouvements sociaux.

Mais qu’en est-il vraiment? En quoi consiste ce revenu de base proposé par le gouvernement? Comment se distingue-t-il de l’actuel programme de Solidarité sociale? En quoi est-il similaire ou est-il différent des principales formes de revenu minimal garanti?

Ce texte d’analyse de l’Observatoire de la pauvreté et des inégalités au Québec répond à ces questions et s’interroge également sur la valeur de ce nouveau programme comme mesure de lutte contre la pauvreté.

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Aide sociale: deux prestataires en cour pour défendre le droit de s’entraider

Actualité, Lutte à la pauvreté |

23 juillet 2018

ISABELLE LAROSEICI.RADIO-CANADA

Photo: Isabelle Larose, Radio-Canada

Dominic Lanthier et Sonia Mainville, deux prestataires d’aide sociale vivant en Gaspésie, livrent une bataille juridique pour faire valoir le droit d’entraide entre assistés sociaux.

L’histoire débute en 2011, au moment où Dominic Lanthier et Sonia Mainville, des amis d’enfance, déménagent ensemble à Caplan.

Mme Mainville souffre alors d’une dépression majeure découlant de violence conjugale. Elle est en proie à des crises fréquentes et peine à subvenir à ses besoins.

Je n’étais pas capable de rester toute seule, donc j’ai accepté de vivre en colocation. Ça a été un bien-être que Dominic habite avec moi, se rappelle Mme Mainville.

C’était dans le but de s’entraider, soutient M. Lanthier, parce que tout coûte cher. C’est dur d’arriver sur l’aide sociale. Et Sonia était plus fragile. Ça fait 28 ans qu’on se connaît, on est des amis.

Les colocataires soutiennent que leur relation relève strictement de l’amitié.

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MATIÈRE PREMIÈRE

JEAN- FRANÇOIS NADEAULE DEVOIR

«Voici l’horreur des horreurs», écrit l’imprécateur Léon Bloy en 1909 dans Le sang du pauvre: «le travail des enfants, la misère des tout-petits exploités par l’industrie productrice de la richesse!» Cette exploitation sans nom se produit dans tous les pays, notait ce bien curieux religieux. Il ajoutait: «Jésus avait dit: “Laissez-les venir à moi”. Les riches disent : “Envoyez-les à l’usine, à l’atelier, dans les endroits les plus sombres et plus mortels de nos enfers. Les efforts de leurs faibles bras ajouteront quelque chose à notre opulence”.»

En Angleterre, en 1860, un magistrat note dans un rapport les conditions de travail des enfants employés par les fabriques de Nottingham. Ces enfant-ouvriers, écrit-il, sont «tirés de leur grabat à deux, trois ou quatre heures du matin et contraints à travailler pour un salaire de misère jusqu’à 10 heures, 11 heures ou minuit, membres usés, corps flétris, visages blêmes, tout leur être sombrant littéralement dans la torpeur comme pétrifié, horribles à voir.»

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LES LOIS QUI S’APPLIQUENT AU TRAVAIL

ÉDUCALOI.CA


Shutterstock / LightField Studios

Au travail, des droits et des obligations sont prévus par la loi, pour l’employeur comme pour l’employé. Mais d’une situation à l’autre, différentes lois peuvent s’appliquer.

Les normes du travail

Loi sur les normes du travail

Cette loi prévoit les conditions minimales que l’employeur doit respecter à l’égard de ses employés. Elle porte sur différents aspects, comme:
– les congés
– le salaire minimum
– le temps de travail
– la fin d’emploi
– le harcèlement psychologique
– le travail des enfants
Un employeur peut décider d’offrir des conditions encore plus avantageuses que le minimum prévu par la loi.

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VIVRE DANS LA DIGNITÉ!

BENOIT GUERTINJOURNAL DE QUÉBEC


PHOTO CHANTAL POIRIER

L’avenir du programme Objectif emploi implanté récemment par le gouvernement du Parti libéral sera-t-il un enjeu majeur de la prochaine élection ? Il est fort à parier que non. Pourtant, il s’agit sûrement d’un enjeu majeur pour plusieurs de nos concitoyens. En fait, je dirais même qu’il s’agit d’un enjeu fondamental pour nous tous.

Évidemment, pour les gens dont le seul revenu peut maintenant être amputé de 224 $ par mois sur un chèque de 648 $, c’est un enjeu capital. Comment vivre décemment avec un revenu mensuel de 424 $ ? Est-il besoin de rappeler ici le prix des loyers ou celui de la nourriture?

Vivre avec 648 $ par mois se résume souvent à la survie. En abaissant ce revenu, certains risquent sûrement d’avoir, pour survivre, à prendre des mesures illégales comme le vol ou avilissantes comme… vivre dans la rue!

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Marcher 500 km pour le droit au logement

MARC-OLIVIER THIBAULTICI.RADIO-CANADA.CA ABITIBI


Photo: Radio-Canada/Marc-Olivier Thibault

L’Association des locataires de l’Abitibi-Témiscamingue (ALOCAT) a annoncé vendredi qu’elle prendra part à une grande marche de mobilisation entre Ottawa et Québec en septembre prochain sur le droit au logement.

La marche longue de 500 kilomètres est organisée par le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et se déroulera tout le mois de septembre.

En Abitibi-Témiscamingue, l’ALOCAT estime que 2 090 ménages consacrent plus de 50% de leur revenu pour se loger.

Selon le coordonnateur de l’Association, Bruce Gervais, cette mobilisation est une opportunité de rappeler le manque de logement dans la région.

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