La Fédération des associations
de familles monoparentales
et recomposées du Québec
(FAFMRQ) lutte pour l’amélioration
des conditions de vie des familles
monoparentales et recomposées.

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Actualités

QUÉBEC FERME LA PORTE AU SALAIRE MINIMUM DE 15$ L’HEURE

Actualité, Lutte à la pauvreté |

08 janvier 2018

FRANCIS HALINLE JOURNAL DE MONTRÉAL


PHOTO D’ARCHIVES, SIMON CLARK

À moins d’un an des élections, Québec ferme la porte au salaire minimum à 15$ l’heure, après la vigoureuse sortie publique de la FTQ, qui a ridiculisé ses opposants et promis d’en faire un enjeu électoral.

«On ne peut pas dire: “Parce que McDonald’s peut l’augmenter à 15$ l’heure, il faut que nous, comme gouvernement responsable, on l’augmente aussi à 15$”. Non, c’est hors de question», tranche Florent Tanlet, l’attaché de presse de la ministre du Travail, Dominique Vien.
Québec mise plutôt sur des hausses progressives. L’an dernier, il a haussé le salaire minimum de 0,50$. On saura ce mois-ci si l’augmentation de 0,50$, prévue cette année encore, tient toujours. En 2020, il atteindra 12,45$, selon ses projections.

Le gouvernement déposera aussi au printemps un projet de loi pour revoir la Loi sur les normes du travail, comprenant l’ajout éventuel de vacances, mais refuse d’en dire plus pour l’instant.

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LE CALCUL ÉGOÏSTE

JEAN-FRANÇOIS NADEAU LE DEVOIR

Derek Nepinak, l’ancien chef de l’Assemblée des Premières Nations du Manitoba, a intenté une action collective d’un milliard de dollars contre plusieurs épiciers canadiens après que les compagnies Loblaw et George Weston eurent admis avoir eu recours, pendant quatorze ans, à des manoeuvres pour fixer le prix du pain.

Il n’est pas inutile de se rappeler que la civilisation du blé, laquelle a définitivement posé pied en Amérique au XVIe siècle, a donné l’envie du pain aux humains qui s’y trouvaient déjà. Être tous humains sous le grand chapiteau de la culture du pain, cela a confiné à une certaine aliénation culturelle et économique, rappelait Le goût de la farine, un film de Pierre Perrault. C’est ainsi qu’on trouve paradoxalement aujourd’hui aux avant-postes de la défense du droit au pain un illustre descendant de ceux qui se sont trouvés forcés d’en manger.

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L’ÉCONOMIE DU «CHEAP LABOUR»

Actualité, Lutte à la pauvreté |

04 janvier 2018

BRIGITTE BRETONLE SOLEIL


Photothèque Le Soleil

ÉDITORIAL / «Un Tim Hortons de l’Ontario fait payer à ses employés la hausse du salaire minimum.» «60 000 emplois pourraient disparaître en raison de la hausse du salaire minimum?» Ces titres illustrent bien qu’il y a certains risques à imposer le salaire que les employeurs doivent minimalement accorder à leurs salariés. Maintenir des travailleurs dans la pauvreté ou miser uniquement sur du cheap labour pour brasser des affaires entraîne cependant aussi son lot d’effets négatifs.

Hausser le salaire minimum n’est ni la seule ni la meilleure façon de lutter contre la pauvreté. Les salariés au bas de l’échelle doivent aussi pouvoir compter sur une fiscalité avantageuse, des assurances collectives, des logements, des transports en commun, des services de garde à prix abordables, ainsi que sur des services publics de santé et d’éducation accessibles et de qualité pour vivre et non seulement vivoter.

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Les enfants des fondateurs de Tim Hortons intimident leurs employés, selon Kathleen Wynne

Actualité, Lutte à la pauvreté |

04 janvier 2018

RADIO-CANADA AVEC LA PRESSE CANADIENNE


Photo: La Presse canadienne/Jason Franson

La première ministre de l’Ontario estime que les propriétaires d’une franchise de Tim Hortons, Ron Joyce fils et sa femme Jeri-Lynn Horton-Joyce, intimident leurs employés en réduisant leurs avantages sociaux, en réponse à la hausse du salaire minimum.

Ron Joyce fils et sa femme Jeri-Lynn Horton-Joyce sont respectivement le fils de Ron Joyce et la fille de Tim Horton qui ont cofondé la franchise en 1964.

La première ministre a indiqué par communiqué qu’elle était « très contrariée » lorsqu’elle a pris connaissance du traitement que l’employeur réservait à ses employés, en réponse à la hausse du salaire minimum qui est passé à 14 $ l’heure en Ontario le 1er janvier.

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Montée de lait du président de la FTQ à propos du salaire minimum

Actualité, Lutte à la pauvreté |

03 janvier 2018

FRANCIS HALIN LE JOURNAL DE QUÉBEC


Photo: ÉRIC DEMERS, FTQ

Au moment où la Banque du Canada prévoit des pertes de 60 000 emplois en raison de la hausse du salaire minimum à 15 $ l’heure, la FTQ décoche une flèche à l’endroit des dirigeants d’entreprise qui s’opposent à cette hausse.

«Quand tu as trois maisons un peu partout dans le monde, quatre chalets, cinq bateaux et six Mercedes… t’en as peut-être assez. Partage un peu, et permets à tes employés de gagner leur vie décemment», s’insurge Daniel Boyer, le président de la FTQ, représentant plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

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DERRIÈRE LA VAGUE DE FROID

Actualité, Lutte à la pauvreté |

02 janvier 2018

JOSÉE LEGAULTLE JOURNAL DE MONTRÉAL


Photo archives

Depuis plusieurs jours et en pleine période des Fêtes, le Québec (et surtout les Québécois) sont plongés dans une longue vague dite de froid extrême.

Pour les personnes itinérantes, c’est un enfer glacé. Pour les animaux errants, c’est souvent une peine de mort.

Face au grand froid, les humains, même dans une société avancée comme la nôtre, ne sont pas non plus tous égaux.

Si vous vivez dans un appartement ou une maison bien isolée, vous partez déjà gagnant devant toute vague de froid. Si, en plus, vous avez les moyens de payer votre compte de chauffage (électrique ou autre) lorsqu’il rentrera, vous avez frappé le gros lot du confort.

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PLAN DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ: NOUVELLES MESURES, VIEILLE RENGAINE

Actualité, Lutte à la pauvreté |

23 décembre 2017

BENOIT MARSAN (UQAM-UQO) – LE DEVOIR


Photo: Pedro Ruiz Le Devoir

Le plan de lutte contre la pauvreté annoncé en grande pompe par le gouvernement du Québec n’est en fait que la version 2017 du discours et des mesures visant à distinguer le « pauvre méritant » du « pauvre indigne ». Le premier mérite la sympathie et doit être protégé, alors que le second n’a qu’à se débrouiller.

Cette démarcation, bien que s’appliquant différemment à travers les époques, date des premières mesures d’assistance en Europe, autour du XIIe siècle. Au XIXe siècle, avec l’industrialisation et la généralisation du salariat en Occident, les causes de la pauvreté changent : ce n’est plus l’absence de travail qui génère l’indigence, mais bien le travail lui-même. Parallèlement, comme l’observait Karl Marx, l’émergence du capitalisme engendre un processus de criminalisation des pauvres. L’essor du libéralisme va donc remettre en cause les modes antérieurs de régulation de la pauvreté.

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UNE VÉRITABLE RÉVOLUTION?

Actualité, Lutte à la pauvreté |

21 décembre 2017

ALAIN NOËLOPTIONS POLITIQUES (IRPP)

Le troisième plan de lutte contre la pauvreté du gouvernement du Québec se donne des airs. Il s’ouvre avec une citation de Philippe Van Parijs et Yannick Vanderborght, grands promoteurs intellectuels de l’idée de l’allocation universelle, qui souligne que cette allocation — ou revenu de base — ne se réalisera pas en une seule étape. Et le plan parle d’une « véritable révolution » pour décrire sa mesure phare, un revenu amélioré pour les personnes ayant des contraintes sévères à l’emploi et qui touchent de l’aide sociale depuis plusieurs années, que le document qualifie de « revenu de base ».

Ce terme a sans doute été retenu pour faire plaisir au ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale François Blais, qui a profité de l’annonce du plan pour remettre à Philippe Couillard un exemplaire dédicacé d’un livre sur le revenu minimum garanti qu’il a publié alors qu’il était professeur de science politique.

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PLAN DE LUTTE À LA PAUVRETÉ: DE LA POUDRE AUX YEUX?

Actualité, Lutte à la pauvreté |

19 décembre 2017

LISETTE DIONNE (Coalition pour les droits des personnes assistées sociales des régions Mauricie et Centre-du-Québec) – LE NOUVELLISTE


Photo: Le Soleil

Le gouvernement du Québec vient de présenter son troisième plan de lutte à la pauvreté. Comme il sait toujours si bien le faire, il présente des chiffres et des projets qui ont toujours le don de nous éblouir: 100 000 personnes vont sortir de la pauvreté et un investissement de près de trois milliards de dollars d’argent frais. Qui peut être contre une telle proposition?

Mais le gouvernement se comporte un peu comme certaines compagnies d’assurances: le diable se cache dans les détails, dans ce qu’il ne dit pas et dans les petites notes en bas de page.

Contrairement à ce qu’il paraît de prime abord, ce n’est pas trois milliards $ d’argent frais que le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale dirige vers les prestataires de l’aide sociale, mais une série de mesures financées par différents ministères pour différentes clientèles souffrant de pauvreté.

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AIDE SOCIALE: LES MÉDECINS D’ATTENDENT À SUBIR DES PRESSIONS

Actualité, Lutte à la pauvreté |

18 décembre 2017

MARIE-LISE ROUSSEAULE DEVOIR


Photo: Spencer Platt Getty Images Agence France-Presse

La réforme de l’aide sociale, qui prévoit une hausse de revenu pour les prestataires ayant une contrainte sévère à l’emploi (CSE), pourrait entraîner une augmentation des demandes d’évaluation médicale. Une situation jugée « inconfortable » par des médecins qui craignent de subir des pressions de la part de patients pour établir un diagnostic reconnaissant une CSE.

L’évaluation d’une contrainte sévère à l’emploi aura plus que jamais un impact sur la qualité de vie des prestataires de l’aide sociale, puisque le nouveau plan de lutte contre la pauvreté de Québec garantit un revenu de base égalant la mesure du panier de consommation aux personnes ayant une CSE. Cette mesure devrait mettre davantage de pression sur les médecins, à qui incombe l’évaluation de l’employabilité des prestataires.

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