La Fédération des associations
de familles monoparentales
et recomposées du Québec
(FAFMRQ) lutte pour l’amélioration
des conditions de vie des familles
monoparentales et recomposées.

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Actualités

Face à la ségrégation scolaire: oser choisir le bien commun

ANNE-MARIE BOUCHER LE DEVOIR (LIBRE OPINION)

Photo: Martin Bureau Agence France-Presse

Septembre 2017, avenue Pie-IX, 7 h 35. Le chemin vers l’école se fait avec mon plus grand, qui s’en va sur ses 10 ans. Léon, qu’il s’appelle, la casquette vissée sur la tête, le sac à dos deux fois plus gros que son corps pas pressé de grandir. Chemin faisant, les yeux pleins du soleil du matin, je demande à Léon: «Dis-moi donc, Léon, s’il existait un système avec deux écoles, la première, ben ordinaire, avec des profs un peu fatigués, pas beaucoup de sorties, et qu’on y mettait les enfants plus pauvres, et la seconde, avec des profs très passionnés, des sorties, des cours spéciaux, et qu’on y mettait les enfants les plus riches… qu’est-ce que t’en dirais ?» Léon réagit prestement : «Ce serait pas juste, maman, que les enfants les plus pauvres n’aient pas une aussi bonne école !» Je marque une pause et le relance: «Bon d’accord, c’est peut-être injuste… mais disons qu’on changerait le modèle, la première école accueillerait les élèves qui ont, disons, plus de difficulté, et l’autre, les élèves qui ont de la facilité et qui…» Léon m’arrête avant que j’aie le temps de finir: «Même chose, maman, c’est injuste!» […]

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OBJECTIF EMPLOI… en évitant la rue

Actualité, Lutte à la pauvreté |

08 septembre 2017

ALICE LE PETITHUFFINGTONPOST

Photo: GETTY IMAGES/iSTOCKPHOTO

Dans quelques jours, le gouvernement du Québec s’apprête à adopter le projet de Règlement de la Loi 25, mieux connue sous le nom du Programme Objectif Emploi. Cette réforme, dont la mise en œuvre est prévue pour avril 2018, touchera les personnes éligibles pour la première fois à l’aide sociale, et leur imposera des mesures obligatoires visant un retour rapide sur le marché du travail. Ces dernières devront élaborer un plan d’intégration avec 3 voies possibles : recherche d’emploi, formation ou reprise d’études ou acquisition d’habiletés sociales. Si elles respectent les engagements prévus dans leur plan, elles pourront recevoir une légère bonification de leur chèque, dans le cas contraire, des pénalités financières s’appliqueront pouvant réduire la prestation de base de 628$ (pour une personne seule) à 404$ par mois. Par son approche contraignante et punitive, cette réforme risque d’appauvrir des personnes qui sont déjà en situation de grande précarité, d’augmenter les risques d’itinérance et d’en réduire les voies de sortie. C’est la raison pour laquelle elle ne doit pas être appliquée.

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Coalition main rouge: Viser la justice sociale. Récupérer notre trésor collectif

 

 

 

 

NOUVELLE CAMPAGNE DE LA COALITION MAIN ROUGE: VISER LA JUSTICE SOCIALE.RÉCUPÉRER NOTRE TRÉSOR COLLECTIF

Après des années de politiques d’austérité, le gouvernement Couillard a annoncé un surplus budgétaire de 4,5 milliards $ en 2017. Il s’agit d’un des surplus les plus importants de l’histoire du Québec, réalisé au détriment de la majorité de la population et au prix de l’affaiblissement de son filet social.

Malgré l’immense surplus budgétaire, le financement prévu pour les services publics, les programmes sociaux et l’action communautaire autonome demeure largement insuffisant et ne répare même pas les dommages créés par les compressions des dernières années.

Les services publics sont toujours menacés. En éducation, il ne permet pas de couvrir la hausse des coûts d’année en année (salaires, entretien, etc.). Aussi, le recours accru à la tarification limite de plus en plus l’accessibilité. En santé et services sociaux, le financement du réseau public a subi des coupes sévères, ce qui a grandement affecté les services à la population. Le désengagement envers les services de garde subventionnés (compressions, stagnation de la création de nouveaux CPE) a diminué la qualité de l’ensemble des services. La modulation des tarifs a appauvri les familles.

Les programmes sociaux sont eux aussi largement sous-financés. Par exemple, les prestations d’aide sociale permettent à peine de couvrir la moitié des besoins de base, tels que se loger, se nourrir, se vêtir et se déplacer. Les dernières réformes de l’aide sociale, comme l’instauration du Programme Objectif Emploi tendent à rendre cette aide de dernier recours toujours plus conditionnelle et insuffisante. Le trop peu de logements sociaux construits chaque année ne peut répondre à la demande croissante des personnes qui sont incapables de payer les coûts prohibitifs des logements offerts sur le marché privé. Les prestations de retraite ne permettent pas de sortir de la pauvreté, surtout pour les femmes qui, souvent, comptent des périodes hors du marché du travail.

Les politiques néolibérales amplifient grandement les inégalités sociales.

Nous refusons ces choix! Nous devons faire autrement. Nous en avons les moyens !

Mobilisons-nous pour sauvegarder et développer notre filet social.

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INÉGALITÉS SCOLAIRES: Le Québec, dernier de classe?

ANNE-MARIE DUCLOS, PHILIPPE HURTEAUIRIS

La concurrence entre les différents établissements scolaires, ce qu’on appelle le «marché scolaire», s’impose comme la nouvelle norme présidant au destin des écoles québécoises. Que ce soit par le biais de la concurrence faite par les écoles privées aux écoles publiques ou même, de manière plus insidieuse, de la chasse à la « clientèle » qui oppose les écoles publiques les unes aux autres, certains semblent penser qu’une configuration concurrentielle du réseau d’éducation l’aiderait à mieux répondre aux aspirations des élèves. Pourtant, comme le Conseil supérieur de l’éducation le relevait l’an dernier, cette mise en concurrence ne fait que miner la qualité des services offerts à la majorité des jeunes. Dans la présente note socioéconomique, l’IRIS propose de mieux documenter les effets de la concurrence scolaire sur les inégalités au sein de l’école, notamment en offrant une évaluation de l’ampleur du phénomène.

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Le PDG de Simons en a assez du laisser-faire des politiciens

Actualité, Lutte à la pauvreté |

07 septembre 2017

PIERRE COUTUREJOURNAL DE MONTRÉAL

PHOTO D’ARCHIVES, PATRICE BERNIER

SALAIRE MINIMUM: IL NE CRAINT PAS LE 15$ DE L’HEURE
Le PDG de la Maison Simons, Peter Simons, se montre ouvert à une éventuelle hausse du salaire minimum à 15 $ de l’heure au Québec.

«Oui, on est favorable», a-t-il indiqué au Journal, jeudi.

La Maison Simons, qui compte des magasins en Ontario, devra d’ailleurs payer ses employés ontariens au moins 15 $ de l’heure en janvier 2019, alors que le salaire minimum actuel est de 11,40 $.

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AUDIENCES POPULAIRES SUR LES DÉNIS DU DROIT AU LOGEMENT

Actualité, Lutte à la pauvreté |

06 septembre 2017

PAUL GABOURYLE DROIT

 Photo: Étienne Ranger, Le Droit

Des familles mal-logées de la région de l’Outaouais ont pu se faire entendre, mercredi à Gatineau, où se déroulait la première d’une série de cinq audiences populaires sur les dénis du droit au logement, organisées dans autant de villes par le Front d’action populaire en réaménagement urbain.

La rencontre tenue en présence d’une cinquantaine de personnes était organisée au pavillon du lac Beauchamp, et était présidée par Leilani Farha, rapporteuse spéciale de l’ONU sur le logement convenable, et de François Roy, coordonnateur de Logement’Occupe.

« Avec la Stratégie nationale sur le logement attendue avant la fin de l’année, le gouvernement du Canada est bien placé pour aller de l’avant avec ses obligations en matière de droits de la personne. Nous arrivons à un moment important. Je ne pense pas qu’il y aura encore une telle occasion pour agir », a indiqué Mme Farha, qui est aussi présidente de l’organisme national Un Canada sans pauvreté.

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SOLIDARITÉ DEMANDÉE À RIMOUSKI POUR LES PLUS DÉMUNIS

Actualité, Lutte à la pauvreté |

06 septembre 2017

LAURENCE GALANTRADIO-CANADA.CA

Action populaire Rimouski-Neigette demande plus de solidarité de la part de la Ville de Rimouski. L’organisme souhaite notamment une tarification sociale pour le transport collectif et une prise de position contre la réforme de l’aide sociale que prévoit le gouvernement libéral.

L’organisme voué à la défense des bénéficiaires de l’aide sociale et à la lutte à la pauvreté rappelle qu’il reste moins de dix jours à la consultation de Québec sur la réforme de l’aide sociale.

Selon le coordonnateur de l’organisme, Michel Dubé, environ 700 personnes dans la MRC se verront imposer une participation au programme Objectif-Emploi.

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OBJECTIF EMPLOI: un acharnement générateur de catastrophes!

Montréal, le 5 septembre 2017 – La Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) a déposé aujourd’hui son Avis au ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale dans le cadre des consultation sur le Projet de règlement modifiant le Règlement sur l’aide aux personnes et aux familles. Selon la Fédération, le caractère obligatoire et les sanctions financières prévues au Programme objectif emploi aura des effets dévastateurs sur un grand nombre de personnes, dont les familles monoparentales ou recomposées. « L’acharnement dont fait preuve le Ministre envers les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables de notre société pourrait générer un bon nombre de catastrophes! Par exemple, une femme monoparentale qui vient de vivre une rupture particulièrement difficile pourrait très bien se retrouver momentanément à l’aide sociale. Selon les nouvelles dispositions règlementaires, cette femme pourrait être tenue de participer au Programme objectif emploi, peu importe l’état de vulnérabilité matérielle ou psychologique dans lequel elle se trouve », dénonce Sylvie Lévesque, directrice générale de la FAFMRQ.

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ALPHABÉTISATION: Une stratégie nationale s’impose

Actualité, Lutte à la pauvreté |

05 septembre 2017

BIRAN MYLESLE DEVOIR

L’alphabétisation est une priorité pour le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx. Cet enjeu crucial pour l’avenir du Québec devrait interpeller la société dans son ensemble.

L’alphabétisation est l’un des piliers de la politique sur la réussite éducative annoncée en juin dernier par le ministre Proulx. C’est en soi un pas dans la bonne direction, mais le déficit de littératie des Québécois exige d’aborder le problème en dehors de l’école.

En dépit des efforts du ministre Proulx, l’alphabétisation ne figure pas parmi les priorités du gouvernement. À preuve, il est difficile d’obtenir des données et des informations sur le phénomène, ce qui n’est pas sans étonner le ministre de l’Éducation. L’octroi d’une enveloppe récurrente de 20 millions, pour soutenir les organismes communautaires, les employeurs et les commissions scolaires qui luttent contre l’analphabétisme, est intéressant. Mais à défaut d’une vision cohérente et globale des interventions nécessaires pour faire reculer l’analphabétisme, cette initiative gouvernementale aura l’effet d’une poignée de sel dans un verre d’eau.

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RENONCEZ À VOS PÉNALITÉS

ISABELLE DICAIRELE SOLEIL

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

(Québec) Lettre au ministre François Blais et au premier ministre Philippe Couillard

Votre projet de règlement visant la mise en oeuvre du programme Objectif emploi prévoit des pénalités pour les premiers demandeurs à l’aide sociale. Comme plusieurs, ce qui m’inquiète beaucoup, ce sont les jeunes les plus marginalisés qui risquent d’écoper de cette mesure.

J’ai déjà travaillé comme intervenante dans une auberge du coeur auprès de jeunes itinérants. À l’époque, j’avais été renversée par la condition physique et psychologique de ces jeunes, dont plusieurs avaient été coupés de 150 $. On devait prêter des bottes de travail à ces jeunes pour qu’ils puissent aller travailler. Un jeune était schizophrène, mais, comme vous le savez, pour avoir une contrainte sévère à l’emploi, la personne schizophrène doit ne pas avoir travaillé au cours des cinq dernières années.

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