La Fédération des associations
de familles monoparentales
et recomposées du Québec
(FAFMRQ) lutte pour l’amélioration
des conditions de vie des familles
monoparentales et recomposées.

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Actualités

AU NOM DE VÉRONIQUE BARBE

FRANCINE PELLETIERLE DEVOIR

A-t-on encore besoin d’un ministère de la Condition féminine ou du Conseil du statut de la femme? Quarante ans après le démantèlement de la discrimination systémique envers les femmes, serait-on prêts à passer à autre chose?

S’il est question ici de simplement rebaptiser de vieilles institutions, alors j’en suis. Il y a toujours eu quelque chose d’un peu ridicule dans le terme «condition féminine». Comme s’il s’agissait d’une maladie rare, d’une maladie tropicale contagieuse qu’il faudrait étudier derrière des portes closes. Le statut de «la» femme a beaucoup fait rouler de la paupière également. «Comme s’il n’y en avait qu’une», disait-on dans le temps. Ici aussi, le terme est excessivement clinique. Il isole la question des femmes, en fait une chose à part, plutôt que de souligner son aspect révolutionnaire, sa capacité à redéfinir la société dans laquelle on vit. À ce titre, la lutte des classes, n’en déplaise au grand Karl, a fait patate, mais la lutte des femmes, elle, a profondément changé la façon dont on conçoit, à défaut du pouvoir, la famille, le travail et les rapports amoureux.

Il serait peut-être donc temps qu’on délace la gaine, qu’on ouvre grand pour refléter le caractère plus profond du féminisme. Je laisse aux lexicographes, cependant, le soin de trouver l’appellation qui démontrerait cette orientation plus large et, pourquoi pas, plus inclusive.

Mais en finir carrément avec ces institutions féministes sous prétexte que c’est à chacun d’entre nous maintenant d’oeuvrer à l’égalité hommes-femmes ? «L’égalité des droits » mériterait ses châteaux forts mais «l’égalité dans les faits» serait davantage du domaine personnel? Non. Le cadavre encore chaud de Véronique Barbe est là pour nous rappeler pourquoi.

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LE SOUS- FINANCEMENT DES MAISONS D’HÉBERGEMENT POUR FEMMES : FACTEUR AGGRAVANT DE LA MARGINALISATION DES FEMMES IMMIGRANTES AU QUÉBEC

Actualité, Violence conjugale |

08 juin 2017

FRANCIS FORTIER ET JENNIE-LAURE SULLYIRIS-RECHERCHE.QC.CA

La présente étude analyse les facteurs structurels liés aux institutions, à l’histoire coloniale, aux politiques d’immigration et au traitement médiatique de la violence qui tendent à minimiser ou à rendre invisibles les discriminations multiples et simultanées que vivent les femmes immigrantes et les femmes autochtones violentées. Ces facteurs structurels ont une incidence importante sur l’intervention des maisons d’hébergement auprès des femmes et sur le suivi de celles-ci. Une analyse détaillée des types de services dispensés et des heures de travail effectuées selon les ressources dont disposent actuellement les maisons d’hébergement au Québec a permis de mettre en lumière l’existence d’un sous- financement affectant la qualité des interventions destinées aux femmes immigrantes et aux femmes autochtones.

Pour télécharger l’étude…

ACTION COMMUNAUTAIRE ET ÉDUCATION POPULAIRE: Deux incontournables de la vie démocratique. Bulletin, Vol. 42, No. 1

BULLETIN DE LIAISON DE JUIN 2017 – VOLUME 42, No. 1

À LIRE DANS CE NUMÉRO…

PORTER LA PAROLE DES FAMILLES: UN RÉEL PRIVILÈGE
Par Andrée Normandeau, présidente

L’ÉDUCATION POPULAIRE COMME MOYEN DE SOUTENIR LE DÉVELOPPEMENT DU POUVOIR D’AGIR DES ADULTES
Par Jean Rousseau et Maxime Steve Bégin, Conseil supérieur de l’éducation

QUAND LA SÉPARATION NE GARANTIT PAS L’ARRÊT DE LA VIOLENCE
Par Simon Lapierre, Université d’Ottawa

NUMÉRO DE BIENFAISANCE: DES RÈGLES DÉMODÉES
Par Céline Métivier, Réseau québécois de l’action communautaire autonome

UNE POLITIQUE FAMILIALE POUR LES PARENTS-ÉTUDIANTS DE L’UNIVERSITÉ LAVAL
Par Isabelle Caouette, Association des parents-étudiants de l’Université Laval

PENSIONS ALIMENTAIRES POUR ENFANTS: QUÉBEC À LA TRÂINE DERRIÈRE L’ONTARIO ET LA COLOMBIE-BRITANNIQUE
Par Lorraine Desjardins, FAFMRQ

BONNE LECTURE!

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LE MEURTRE D’UNE FEMME N’EST PAS UN DRAME FAMILIAL

Actualité, Violence conjugale |

18 avril 2017

Liste complète des signataires à la fin de l’article – LE SOLEIL

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Chère société,

Ça fait un moment que nous voulons te parler. Il aura fallu le meurtre de six femmes en l’espace de quelques semaines pour que nous t’écrivions. C’est sans compter les centaines de femmes disparues et assassinées depuis des années, souvent dans l’indifférence. Derrière ces horribles crimes, la question de la violence conjugale est actuellement médiatisée et, nous espérons, prise au sérieux. Nous en parlons, mais nous en parlons mal.

Chère société, nous pensons qu’il est temps de changer nos pratiques et d’établir un nouveau contrat social avec toi. Nous voulons te proposer de bannir trois expressions de ton langage. Juste trois, pour l’instant, et on pense que tu peux y arriver. Les voici : «crime passionnel», «drame familial» et «il a perdu le contrôle».

Le choix des mots est important lorsqu’on parle d’enjeu social et il faut nommer les choses par ce qu’elles sont :«un meurtre conjugal». Car non, il ne s’agit pas d’un drame et utiliser ce terme rend invisible le geste posé et banalise la violence conjugale. L’utilisation de l’expression «crime passionnel» met de l’avant l’idée que la passion mène au meurtre. Rappelons que ce n’est pas la passion, ni l’amour qui tue, mais bien le meurtrier. Tuer sa conjointe ou ses enfants est un acte de violence inouïe qui se doit d’être nommé et dénoncé.

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LA NÉCESSITÉ DE MIEUX COMPRENDRE LA VIOLENCE CONJUGALE

Actualité, Violence conjugale |

13 avril 2017

SIMON LAPIERRE – Professeur agrégé à l’École de service social de l’Université d’Ottawa et membre du Collectif de recherche féministe anti-violence (FemAnVi) | LE DEVOIR

imagePHOTO: ISTOCK

Le meurtre de Daphné Boudreault aux mains de son ex-conjoint Anthony Pratte soulève plusieurs questions concernant le travail des policiers dans les situations de violence conjugale. L’enquête qui a été confiée au Bureau des enquêtes indépendantes permettra peut-être de répondre à certaines de ces questions, de cerner les erreurs commises par les policiers et d’émettre un certain nombre de recommandations pour éviter que de telles situations se reproduisent dans le futur.

Néanmoins, les informations dont nous disposons jusqu’à maintenant semblent démontrer, une fois de plus, la nécessité de revoir la façon dont les policiers et les autres acteurs du système de justice comprennent la violence conjugale.

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VIOLENCE CONJUGALE: PARTIR, AU PÉRIL DE SA VIE

Actualité, Violence conjugale |

12 avril 2017

ISABELLE PARÉLE DEVOIR

image-1Photo: iStock

Bien que plusieurs voient dans la séparation le début de l’accalmie pour les femmes victimes de conjoints violents, plusieurs experts affirment que la rupture constitue plutôt un très grand facteur de risque qui fait bondir de 75 % la possibilité pour une victime d’être blessée ou assassinée. Un risque que sous-estiment gravement les policiers et le système de justice dans le traitement des cas de violence conjugale.

« Des études menées en 2009 aux États-Unis ont démontré que 51 % des femmes assassinées par leur conjoint ont été tuées quand elles tentaient de fuir la relation. La période post-séparation est un des plus grands facteurs de risque connus », affirme Sasha Drobnick, avocate pour l’organisme américain Domestic Violence Legal Empowerment and Appeals Project (DV-LEAP), basé à Washington.

D’autres études réalisées par le ministère fédéral de la Justice américain confirment que les risques de violence sexuelle, de traumatismes et d’impacts sur la santé des victimes augmentent en flèche après une rupture, affirme cette spécialiste, qui participe au colloque qui réunit cette semaine dans la capitale fédérale des spécialistes de la violence conjugale.

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ENSEMBLE EN ACTION POUR QUE CESSENT LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES!

Actualité, Violence conjugale |

11 avril 2017

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COMMUNIQUÉ

Les centres de femmes partout au Québec dénoncent la soi-disant symétrie de la violence conjugale. « Bon ben là ça va faire! », c’est ce que s’écrie le comité de coordination de L’R des centres de femmes du Québec sans mâcher ses mots. Dans les trois dernières semaines, il y a eu six meurtres de femmes. SIX!

Assassinats récents
La semaine dernière, nous apprenions la mort de trois femmes en Mauricie. Ces meurtres suivaient de peu celui de Daphné Boudreault à Mont-St-Hilaire le 22 mars dernier. Cette semaine, nous apprenons que Priscilla Bond et Gabrielle Lepage ont aussi été assassinées dans les Laurentides. Ceci dans la foulée de l’arrêt Jordan qui pourrait permettre à plusieurs assassins de revendiquer l’arrêt des procédures parce que trop de temps s’est écoulé entre leur arrestation et leur procès. Ces requêtes de la défense pourraient permettre qu’ils s’en sortent indemnes sans même de casier judiciaire.

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LA VIOLENCE POST-SÉPARATION EST «SOUVENT MAL COMPRISE» ET «MAL IDENTIFIÉE»

Actualité, Violence conjugale |

11 avril 2017

ICI.RADIO-CANADA GATINEAU-OTTAWA

simon-lapierrePhoto: Radio-Canada

Un professeur de l’École de service social de l’Université d’Ottawa affirme que la violence post-séparation est « souvent mal comprise, mal identifiée » dans les systèmes de justice, de droit de la famille et de protection de la jeunesse.

En entrevue au Téléjournal Ottawa-Gatineau, Simon Lapierre soutient qu’en raison de ce manque de compréhension, «on se rend compte qu’il y a des femmes pour qui la sécurité, et même la vie, est compromise». M. Lapierre organise cette semaine un colloque sur la violence conjugale dans un contexte de séparation.

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