La Fédération des associations
de familles monoparentales
et recomposées du Québec
(FAFMRQ) lutte pour l’amélioration
des conditions de vie des familles
monoparentales et recomposées.

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Actualités

Union de fait et violence conjugale: un cocktail dangereux

SIMON ABDELAOBSERVATOIRE DES RÉALITÉS FAMILIALES DU QUÉBEC

Quitter une situation de violence conjugale n’est jamais facile. C’est d’autant plus vrai si la victime y perd toute sécurité matérielle. Plusieurs dispositions légales – pension alimentaire, séparation des biens acquis pendant l’union, etc. – protègent les conjoints mariés, mais pas les conjoints de fait. Au Québec, où ce type d’union jouit d’une grande popularité, les choses s’avèrent souvent très compliquées pour les conjointes de fait victimes de violence qui souhaitent refaire leur vie.

C’est le constat auquel arrive Johanne Elizabeth O’Hanlon, avocate montréalaise spécialisée en droit de la famille, après avoir étudié les différences entre couples mariés et couples en union de fait en cas de séparation, à la suite de la célèbre affaire Éric v. Lola entendue par la Cour Suprême en 2012-2013. En union de fait, aucune disposition, ou presque, ne protège les époux. O’Hanlon en conclut qu’au Québec, plusieurs femmes en union de fait doivent faire le choix entre sécurité et pauvreté.

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Quelle assurance pour la sécurité des femmes et des enfants victimes de violence conjugale?

Actualité, Violence, Violence conjugale |

06 juillet 2018

SIMON LAPIERRE HUFFINGTON POST

Ricardo Moraes – Reuters

La confusion entre les termes «conflits» et «violence conjugale», deux problématiques distinctes, est problématique et dangereuse.

Le 3 juillet, la ministre de la Justice du Québec, Stéphanie Vallée, annonçait la reconduction du protocole Parentalité-Conflit-Résolution (PCR) au Palais de justice de Québec, qui vise à offrir du soutien aux familles dont la séparation donne lieu à des «conflits». Elle a aussi annoncé qu’un comité sera créé pour étudier la possibilité d’implanter ce protocole ailleurs au Québec.

Dans le contexte de préparation d’un nouveau plan d’action en matière de violence conjugale, il est inquiétant de constater que le gouvernement du Québec investit ainsi dans le secteur du droit de la famille sans se préoccuper davantage des femmes et des enfants victimes de violence conjugale.

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DOSSIER: La violence conjugale

À la suite de nombreux appels reçus à la ligne d’information juridique d’Inform’elle, l’organisme a eu l’idée de produire un dossier juridique sur la violence conjugale. Au fil des ans, le nombre de questions liées à la violence conjugale a augmenté au lieu de diminuer et nous constatons qu’il est très difficile de démystifier la loi à cet égard. Cela a amené Inform’elle à produire ce dossier juridique qui se veut un outil d’éducation populaire portant sur la violence conjugale.

N’hésitez pas à le consulter et à le partager dans vos réseaux. Cela pourrait venir en aide à beaucoup de personnes.

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DES MAISONS D’HÉBERGEMENT POUR FEMMES VIOLENTÉES CRIENT À L’AIDE

Actualité, Violence |

07 mars 2018

LISA-MARIE GERVAISLE DEVOIR


Photo: iStock

Elles sont sous-financées, craignent l’épuisement de leur personnel et sont carrément en train de déborder. Les maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale situées en région demandent au gouvernement Couillard de leur donner les ressources nécessaires à leur réalité: celle de devoir couvrir un vaste territoire moins peuplé et éloigné, là où elles doivent pallier l’absence de services.

Le taux d’occupation était de 149% en janvier dernier à la maison L’Aid’Elle de Gaspé. Ce centre qui vient en aide aux femmes victimes de violence est en voie de boucler son année financière la plus occupée, avec un taux moyen de 115%. «Depuis que je suis arrivée en 2012, ça ne cesse d’augmenter», a soutenu la directrice, Marie-Noël Marcoux.

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Système judiciaire : des problèmes profonds subsistent pour les victimes d’agression sexuelle

EMMANUELLE LATRAVERSERADIO-CANADA

La vague de dénonciation #MoiAussi a illustré la perte de confiance des victimes d’agression sexuelle dans le système judiciaire. Une nouvelle étude menée au Québec vient confirmer qu’elles ont raison d’être si méfiantes. Une véritable transformation est nécessaire pour que ces victimes obtiennent justice, selon les chercheurs.

Delphine, Marie-Claire, Telia, Margo et Odile ont toutes connu la violence sexuelle sous diverses formes. Leurs témoignages et ceux de 47 autres victimes dressent un portrait peu reluisant du système judiciaire au Québec.

Le professeur à la Faculté des sciences de l’Université d’Ottawa Simon Lapierre explique que la recherche a permis de démontrer que la méfiance des victimes est bien fondée. Peu importe le type de violence qu’elles subissent, elles sont mal accueillies par les acteurs du système judiciaire.

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L’EXPÉRIENCE DES FEMMES VICTIMES DE VIOLENCE DANS LE SYSTÈME DE JUSTICE PÉNALE: un parcours difficile

COMMUNIQUÉ
Montréal, le 6 mars 2018 — Le rapport Femmes victimes de violence et système de justice pénale : expériences, obstacles et pistes de solution rendu public aujourd’hui est le fruit d’une recherche financée en 2016 par le Fonds d’aide aux victimes d’actes criminels dans le cadre du Programme de subvention pour favoriser la recherche, l’information, la sensibilisation et la formation en matière d’aide aux victimes d’actes criminels.

Les cinquante-deux (52) femmes victimes de violence conjugale, d’agressions sexuelles ou d’exploitation sexuelle, vivant dans 10 des 17 régions administratives du Québec rencontrées dans le cadre de cette recherche ont généreusement partagé leur parcours dans le système judiciaire. Certaines ont choisi de ne pas porter plainte, pour d’autres la plainte a été rejetée alors que d’autres ont cheminé dans le système au moins jusqu’à l’enquête préliminaire.

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VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: UNE COALITION FÉMINISTE PROMET DE TALONNER LES ÉLUS

BRUNO BISSONLA PRESSE+

Après avoir constaté «l’échec des politiques publiques à protéger toutes les femmes» contre la violence conjugale et les agressions à caractère sexuel, un regroupement d’une quinzaine de groupes féministes s’est donné comme mission, hier, de talonner tous les partis politiques en vue d’obtenir des engagements concrets avant les élections provinciales de l’automne prochain.

La coordonnatrice du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, Louise Riendeau, a déclaré que cette Coalition féministe contre la violence envers les femmes (CFVF) est née en février dernier d’un besoin « d’unir nos forces pour exiger un engagement de la classe politique qui doit faire plus, et mieux », afin de prévenir et de contrer la violence faite aux femmes.

Mme Riendeau a brossé hier un triste portrait des résultats concrets obtenus au fil des ans et des plans d’action, politiques et stratégies gouvernementales «qui n’ont rien créé de structurant pour lutter contre la violence conjugale ou les autres formes de violence exercées envers les femmes».

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LA COALITION FÉMINISTE CONTRE LA VIOLENCE ENVERS LES FEMMES EST NÉE

COMMUNIQUÉ

Dans un contexte de dénonciations d’agressions sexuelles, d’année électorale et à quelques jours de la Journée internationale des femmes le 8 mars, une quinzaine de groupes œuvrant contre les violences faites aux femmes s’associent pour former une coalition féministe.

Le but de cette coalition est de remettre la lutte contre les violences faites aux femmes au centre des préoccupations politiques, notamment en ce qui concerne les agressions sexuelles et les violences conjugales.

«À l’heure actuelle, on assiste à des reculs. Si on regarde la stratégie en matière d’agressions sexuelles qui a été lancée en 2016, on voit qu’elle est beaucoup moins claire et beaucoup moins forte que les orientations en matière d’agressions sexuelles du début des années 2000», explique Louise Riendeau, du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.

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FACILITER LE RECOURS CONTRE UN AGRESSEUR

Actualité, Violence |

19 décembre 2017

Le Protecteur du citoyen a rendu public, le 19 décembre 2017, un avis sur la nécessité d’éliminer tout délai de prescription (période après laquelle une personne ne peut plus exercer de poursuite) pour les recours civils en cas d’agression sexuelle, de violence subie durant l’enfance ou de violence d’un conjoint ou d’un ex-conjoint.

Depuis le 23 mai 2013, une personne peut intenter une poursuite au civil contre son agresseur à l’intérieur d’un délai de 30 ans. Auparavant, ce délai était de 3 ans. Le Protecteur du citoyen formule 4 recommandations au ministère de la Justice qui visent principalement :

l’abolition de tout délai de prescription pour ce type de recours;
la mise en place d’une rétroactivité sans limites de temps.

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LUTTONS CONTRE LA VIOLENCE SYSTÉMIQUE ENVERS LES FEMMES

Actualité, Violence |

27 novembre 2017

COMITÉ DES 12 JOURS D’ACTION POUR L’ÉLIMINATION DES VIOLENCES ENVERS LES FEMMESLA PRESSE

Mercredi dernier débutaient les 12 jours d’action contre les violences envers les femmes. Partout au Québec, les groupes féministes se mobilisent pour réfléchir à ce fléau et aux solutions pour l’éradiquer. Notre constat est unanime : les violences envers les femmes sont systémiques et encore plus virulentes envers celles d’entre nous qui se trouvent à la croisée de plusieurs discriminations.

Pourquoi qualifions-nous ces violences de systémiques ?

L’actualité récente a illustré de manière dramatique qu’on ne peut mesurer l’ampleur d’un phénomène social comme celui de la culture du viol si on continue à traiter les agressions sexuelles comme des cas isolés.

Ainsi, il y a 600 000 agressions sexuelles par année au Canada, dont les hommes sont les agresseurs dans 96,8 % des cas, et les femmes victimes dans 78,1 % des cas. En moyenne, une femme sur deux sera agressée au moins une fois au courant de sa vie. Ce taux est bien plus élevé pour les femmes en situation de handicap.

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