La Fédération des associations
de familles monoparentales
et recomposées du Québec
(FAFMRQ) lutte pour l’amélioration
des conditions de vie des familles
monoparentales et recomposées.

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Actualités

FACILITER LE RECOURS CONTRE UN AGRESSEUR

Actualité, Violence |

19 décembre 2017

Le Protecteur du citoyen a rendu public, le 19 décembre 2017, un avis sur la nécessité d’éliminer tout délai de prescription (période après laquelle une personne ne peut plus exercer de poursuite) pour les recours civils en cas d’agression sexuelle, de violence subie durant l’enfance ou de violence d’un conjoint ou d’un ex-conjoint.

Depuis le 23 mai 2013, une personne peut intenter une poursuite au civil contre son agresseur à l’intérieur d’un délai de 30 ans. Auparavant, ce délai était de 3 ans. Le Protecteur du citoyen formule 4 recommandations au ministère de la Justice qui visent principalement :

l’abolition de tout délai de prescription pour ce type de recours;
la mise en place d’une rétroactivité sans limites de temps.

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LUTTONS CONTRE LA VIOLENCE SYSTÉMIQUE ENVERS LES FEMMES

Actualité, Violence |

27 novembre 2017

COMITÉ DES 12 JOURS D’ACTION POUR L’ÉLIMINATION DES VIOLENCES ENVERS LES FEMMESLA PRESSE

Mercredi dernier débutaient les 12 jours d’action contre les violences envers les femmes. Partout au Québec, les groupes féministes se mobilisent pour réfléchir à ce fléau et aux solutions pour l’éradiquer. Notre constat est unanime : les violences envers les femmes sont systémiques et encore plus virulentes envers celles d’entre nous qui se trouvent à la croisée de plusieurs discriminations.

Pourquoi qualifions-nous ces violences de systémiques ?

L’actualité récente a illustré de manière dramatique qu’on ne peut mesurer l’ampleur d’un phénomène social comme celui de la culture du viol si on continue à traiter les agressions sexuelles comme des cas isolés.

Ainsi, il y a 600 000 agressions sexuelles par année au Canada, dont les hommes sont les agresseurs dans 96,8 % des cas, et les femmes victimes dans 78,1 % des cas. En moyenne, une femme sur deux sera agressée au moins une fois au courant de sa vie. Ce taux est bien plus élevé pour les femmes en situation de handicap.

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12 JOURS D’ACTION CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

Actualité, Violence |

24 novembre 2017

Cette année, les 12 jours d’action interviennent dans un contexte particulier; plusieurs événements majeurs ont secoué les groupes féministes et occupé l’espace médiatique notamment la campagne de dénonciation des agressions sexuelles #moiaussi, la campagne un statut pour toutes, l’adoption de la loi 62, la stagnation de la Commission d’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, tous les cas enregistrés d’agressions et d’assassinat des femmes trans et des femmes autochtones.

Le collectif organisateur des 12 jours d’action a choisi cette année de faire la lumière sur toutes les violences invisibles que notre société continue à générer et à perpétuer à l’égard des femmes. Durant les 12 jours, nous mettrons en évidence les différents types de #violencesystémique à travers le lancement d’une bande dessinée réalisée par The Creative Kay, une artiste montréalaise engagée qui illustre brillamment ce que représentent ces violences envers plusieurs femmes et en particulier envers celles qui sont aux marges et à la croisée de plusieurs discriminations.

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DEUX PROVINCES OFFRENT DES CONGÉS PAYÉS POUR LES VICTIMES DE VIOLENCE

LA RPESSE CANADIENNERADIO-CANADA.CA

Comme ils l’avaient fait l’an dernier, quelques dizaines d’hommes de différents milieux se sont réunis tout l’avant-midi, vendredi à Montréal, pour discuter de la violence envers les femmes et de ce qu’ils peuvent faire, individuellement et collectivement, pour la contrer.
Parmi eux, on retrouvait des policiers, des représentants de syndicats, de chômeurs, des rappeurs, des députés de l’Assemblée nationale, des avocats. Ils ont répondu à l’invitation de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes.

Cinq congés payés
Larry Rousseau, vice-président du Congrès du travail du Canada, a souligné l’initiative prise par l’Ontario et le Manitoba, qui ont adopté une loi qui prévoit cinq congés payés pour les cas de violence conjugale.

Ce sont les fédérations syndicales des provinces concernées, comme la FTQ au Québec, qui font pression pour que les gouvernements respectifs adoptent une loi en ce sens.

De tels congés permettent à une femme victime de violence de rencontrer un avocat, par exemple, de chercher un nouveau logement, a expliqué M. Rousseau.

« Ce n’est pas seulement pour les syndiqués, ça; c’est une loi qui s’applique à toutes les travailleuses et à tous les travailleurs. C’est de ça qu’on a besoin. Ça ne règle pas les problèmes, mais ça donne plus d’outils aux femmes pour pouvoir se sortir de leur situation. Et on responsabilise les employeurs pour qu’ils soient au courant de la situation et qu’ils soient obligés d’intervenir de la bonne façon », a expliqué M. Rousseau, au cours d’une entrevue après la rencontre.

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Affichez votre solidarité avec les victimes d’agressions à caractère sexuel

Actions, Actualité, Violence |

15 novembre 2017

 

 

 

Avec la vague de dénonciations #MoiAussi, les victimes d’agressions à caractère sexuel ont brisé et continuent de briser les chaînes du silence.

Le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) invite maintenant la population à créer une grande chaine de solidarité, en accrochant une courte chaîne de trombones à ses vêtements, comme symbole d’engagement dans la lutte aux violences sexuelles.

Nous vous invitons à afficher votre engagement : accrochez une chaîne de trombones à vos vêtements. Soyez les maillons d’une grande chaîne de solidarité.

D’autre façons de soutenir le mouvement :

– Affichez la déclaration d’engagement dans vos locaux avec un bol de trombones ;
– Partagez sur les réseaux sociaux une photo de votre équipe avec des chaînes de trombones accrochée à vos vêtements et la déclaration de solidarité;
– Utilisez le filtre de photo afin d’apposer les trombones sur votre photo de profil Facebook (Comment faire?)
– Transférez ce courriel à vos membres et partenaires;
– Utilisez le visuel de la campagne pour l’entête de votre Facebook (entête ici) ;
– Utilisez le visuel de la campagne pour signer vos courriels (signature ici) ;
– Prévoyez un encadré sur la campagne avec le visuel pour le prochain bulletin destiné à vos membres (vignette ici) ;

Certes, les agressions à caractère sexuel ne disparaîtront pas à coups de trombones, mais en affichant ce symbole, vous contribuerez à rendre le problème visible et susciterez des conversations dans vos milieux sur un sujet encore tabou. Ne laissons pas la voix des victimes retomber dans le silence encore une fois jusqu’au prochain scandale.

VIOLENCE CONJUGALE: les maisons d’hébergement pour femmes débordent

Actualité, Violence |

15 novembre 2017

HUGO PILON-LAROSELA PRESSE


PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

(Québec) Confronté aux besoins urgents des organismes qui viennent en aide aux victimes de violences sexuelles, Québec travaille également sur un autre enjeu qui concerne la santé et la sécurité des femmes: le renouvellement du plan d’action gouvernemental en matière de violence conjugale, qui prend fin en 2017. Ces jours-ci, les maisons d’hébergement pour femmes débordent. Dans le Grand Montréal comme dans la capitale nationale, leur taux d’occupation dépasse fréquemment 100 %, ce qui les force à refuser certaines personnes. Une situation jugée préoccupante.

Édith Mercier est directrice de la Maison du coeur, un organisme de Québec qui héberge de façon quasi continuelle une quinzaine de personnes à la recherche d’un refuge d’urgence. Or, depuis le 1er novembre, elle a déjà dû refuser 7 femmes et 19 enfants pour cause de manque de place.

«Cette situation nous préoccupe énormément. Quand ces femmes-là appellent chez nous et que je dois les référer à d’autres maisons, en espérant qu’elles y trouvent une chambre, que pensez-vous qu’il arrive ? Si elles ne trouvent pas un refuge et qu’elles ne nous rappellent pas, elles restent plus longtemps dans leur milieu de violence», explique-t-elle.

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AU NOM DE VÉRONIQUE BARBE

FRANCINE PELLETIERLE DEVOIR

A-t-on encore besoin d’un ministère de la Condition féminine ou du Conseil du statut de la femme? Quarante ans après le démantèlement de la discrimination systémique envers les femmes, serait-on prêts à passer à autre chose?

S’il est question ici de simplement rebaptiser de vieilles institutions, alors j’en suis. Il y a toujours eu quelque chose d’un peu ridicule dans le terme «condition féminine». Comme s’il s’agissait d’une maladie rare, d’une maladie tropicale contagieuse qu’il faudrait étudier derrière des portes closes. Le statut de «la» femme a beaucoup fait rouler de la paupière également. «Comme s’il n’y en avait qu’une», disait-on dans le temps. Ici aussi, le terme est excessivement clinique. Il isole la question des femmes, en fait une chose à part, plutôt que de souligner son aspect révolutionnaire, sa capacité à redéfinir la société dans laquelle on vit. À ce titre, la lutte des classes, n’en déplaise au grand Karl, a fait patate, mais la lutte des femmes, elle, a profondément changé la façon dont on conçoit, à défaut du pouvoir, la famille, le travail et les rapports amoureux.

Il serait peut-être donc temps qu’on délace la gaine, qu’on ouvre grand pour refléter le caractère plus profond du féminisme. Je laisse aux lexicographes, cependant, le soin de trouver l’appellation qui démontrerait cette orientation plus large et, pourquoi pas, plus inclusive.

Mais en finir carrément avec ces institutions féministes sous prétexte que c’est à chacun d’entre nous maintenant d’oeuvrer à l’égalité hommes-femmes ? «L’égalité des droits » mériterait ses châteaux forts mais «l’égalité dans les faits» serait davantage du domaine personnel? Non. Le cadavre encore chaud de Véronique Barbe est là pour nous rappeler pourquoi.

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LE SOUS- FINANCEMENT DES MAISONS D’HÉBERGEMENT POUR FEMMES : FACTEUR AGGRAVANT DE LA MARGINALISATION DES FEMMES IMMIGRANTES AU QUÉBEC

Actualité, Violence |

08 juin 2017

FRANCIS FORTIER ET JENNIE-LAURE SULLYIRIS-RECHERCHE.QC.CA

La présente étude analyse les facteurs structurels liés aux institutions, à l’histoire coloniale, aux politiques d’immigration et au traitement médiatique de la violence qui tendent à minimiser ou à rendre invisibles les discriminations multiples et simultanées que vivent les femmes immigrantes et les femmes autochtones violentées. Ces facteurs structurels ont une incidence importante sur l’intervention des maisons d’hébergement auprès des femmes et sur le suivi de celles-ci. Une analyse détaillée des types de services dispensés et des heures de travail effectuées selon les ressources dont disposent actuellement les maisons d’hébergement au Québec a permis de mettre en lumière l’existence d’un sous- financement affectant la qualité des interventions destinées aux femmes immigrantes et aux femmes autochtones.

Pour télécharger l’étude…

ACTION COMMUNAUTAIRE ET ÉDUCATION POPULAIRE: Deux incontournables de la vie démocratique. Bulletin, Vol. 42, No. 1

BULLETIN DE LIAISON DE JUIN 2017 – VOLUME 42, No. 1

À LIRE DANS CE NUMÉRO…

PORTER LA PAROLE DES FAMILLES: UN RÉEL PRIVILÈGE
Par Andrée Normandeau, présidente

L’ÉDUCATION POPULAIRE COMME MOYEN DE SOUTENIR LE DÉVELOPPEMENT DU POUVOIR D’AGIR DES ADULTES
Par Jean Rousseau et Maxime Steve Bégin, Conseil supérieur de l’éducation

QUAND LA SÉPARATION NE GARANTIT PAS L’ARRÊT DE LA VIOLENCE
Par Simon Lapierre, Université d’Ottawa

NUMÉRO DE BIENFAISANCE: DES RÈGLES DÉMODÉES
Par Céline Métivier, Réseau québécois de l’action communautaire autonome

UNE POLITIQUE FAMILIALE POUR LES PARENTS-ÉTUDIANTS DE L’UNIVERSITÉ LAVAL
Par Isabelle Caouette, Association des parents-étudiants de l’Université Laval

PENSIONS ALIMENTAIRES POUR ENFANTS: QUÉBEC À LA TRÂINE DERRIÈRE L’ONTARIO ET LA COLOMBIE-BRITANNIQUE
Par Lorraine Desjardins, FAFMRQ

BONNE LECTURE!

LE MEURTRE D’UNE FEMME N’EST PAS UN DRAME FAMILIAL

Actualité, Violence |

18 avril 2017

Liste complète des signataires à la fin de l’article – LE SOLEIL

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Chère société,

Ça fait un moment que nous voulons te parler. Il aura fallu le meurtre de six femmes en l’espace de quelques semaines pour que nous t’écrivions. C’est sans compter les centaines de femmes disparues et assassinées depuis des années, souvent dans l’indifférence. Derrière ces horribles crimes, la question de la violence conjugale est actuellement médiatisée et, nous espérons, prise au sérieux. Nous en parlons, mais nous en parlons mal.

Chère société, nous pensons qu’il est temps de changer nos pratiques et d’établir un nouveau contrat social avec toi. Nous voulons te proposer de bannir trois expressions de ton langage. Juste trois, pour l’instant, et on pense que tu peux y arriver. Les voici : «crime passionnel», «drame familial» et «il a perdu le contrôle».

Le choix des mots est important lorsqu’on parle d’enjeu social et il faut nommer les choses par ce qu’elles sont :«un meurtre conjugal». Car non, il ne s’agit pas d’un drame et utiliser ce terme rend invisible le geste posé et banalise la violence conjugale. L’utilisation de l’expression «crime passionnel» met de l’avant l’idée que la passion mène au meurtre. Rappelons que ce n’est pas la passion, ni l’amour qui tue, mais bien le meurtrier. Tuer sa conjointe ou ses enfants est un acte de violence inouïe qui se doit d’être nommé et dénoncé.

Pour lire l’article…

© FAFMRQ 2018