La Fédération des associations
de familles monoparentales
et recomposées du Québec
(FAFMRQ) lutte pour l’amélioration
des conditions de vie des familles
monoparentales et recomposées.

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Actualités

Les visites supervisées assurent-elles la sécurité des victimes de violence conjugale?

Actualité, Violence |

14 décembre 2018

SIMON LAPIERRE (UNIVERSITÉ D’OTTAWA) – HUFFINGTON POST

TOMAZL VIA GETTY IMAGES

Il est inquiétant de constater que des intervenants responsables des visites supervisées «mettent de côté» les comportements violents dont ils sont témoins, au nom de la «neutralité» entre les parents.

Les changements dans les rôles parentaux et les discours sur la coparentalité, de même que sur l’importance des deux parents dans le développement des enfants font que, dans un contexte post-séparation, la majorité des enfants continuent d’avoir des contacts fréquents avec leurs deux parents.

Cela est aussi vrai pour les enfants qui vivent dans un contexte de violence conjugale. Dans ce contexte, le recours aux programmes de visites supervisées est parfois jugé nécessaire par les intervenants sociaux ou par les tribunaux, pour assurer la sécurité et le bien-être des enfants lors des contacts avec leur père.

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VIOLENCE ENVERS LES FEMMES NE NOUS RÉSIGNONS PAS

Actualité, Violence |

04 décembre 2018

PASCALE NAVAROLA PRESSE+

Le 26 novembre dernier se tenait au Collège de Rosemont la 4e édition du Déjeuner des hommes alliés contre les violences faites aux femmes, organisé par la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF).

Animé par le documentariste Will Prosper, l’événement donnait la parole aux chercheurs Simon Lapierre, Patrick Ladouceur et à l’acteur et auteur Émile Proulx-Cloutier. Une trentaine de jeunes hommes étaient présents pour leur poser des questions et leur adresser des commentaires.

L’idée de la FMHF est de réunir des hommes alors que se conclut, le 6 décembre, date anniversaire de la tragédie de Polytechnique, la campagne des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes. Un seul chiffre, fourni par Louise Cordeau, présidente du Conseil du statut de la femme présente à l’événement, justifie de s’adresser particulièrement aux jeunes hommes : 82 % des victimes de violence conjugale sont des femmes de 18 à 29 ans. Parce que ce drame les concerne au premier chef, ce sont les femmes qui se mobilisent pour toute action en la matière.

Or, comme le dit la présidente de la FMHF, Manon Monastesse, la majorité des hommes ne sont pas agresseurs, sauf qu’on ne les entend pas, et cette situation doit changer.

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Droit de la famille: la réforme doit tenir compte de la violence conjugale

CHANTAL ARSENEAULTLA TRIBUNE (OPINION)

Archives La Tribune

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale salue la volonté de la ministre de la Justice, Sonia Lebel, de mener une réforme en profondeur du droit de la famille. Il veut rappeler à la ministre la nécessité de tenir compte de la présence de violence conjugale dans de nombreux couples, au moment d’entreprendre cette réforme.

Le Regroupement espère que la ministre, qui est aussi responsable de la Condition féminine, saura prendre en considération les inégalités persistantes entre les hommes et les femmes, au sein même des familles et sur le marché du travail. Inégalités qui amènent les mères à s’appauvrir à la fin d’une union. Nous espérons aussi que la ministre aura en tête que le libre choix et la capacité de contracter des ententes ne sont acquis au sein de tous les couples. En effet, au moment de penser des mesures de protection, il faut tenir compte du fait que les femmes victimes de violence conjugale peuvent subir des pressions pour renoncer à leurs droits ou pour accepter des ententes préjudiciables. Aussi, certaines personnes sont moins bien informées. Au printemps dernier, dans le cadre de la Commission citoyenne sur le droit de la famille, le Regroupement avait invité à la plus grande prudence face à la présomption de libre choix.

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Union de fait et violence conjugale: un cocktail dangereux

SIMON ABDELAOBSERVATOIRE DES RÉALITÉS FAMILIALES DU QUÉBEC

Quitter une situation de violence conjugale n’est jamais facile. C’est d’autant plus vrai si la victime y perd toute sécurité matérielle. Plusieurs dispositions légales – pension alimentaire, séparation des biens acquis pendant l’union, etc. – protègent les conjoints mariés, mais pas les conjoints de fait. Au Québec, où ce type d’union jouit d’une grande popularité, les choses s’avèrent souvent très compliquées pour les conjointes de fait victimes de violence qui souhaitent refaire leur vie.

C’est le constat auquel arrive Johanne Elizabeth O’Hanlon, avocate montréalaise spécialisée en droit de la famille, après avoir étudié les différences entre couples mariés et couples en union de fait en cas de séparation, à la suite de la célèbre affaire Éric v. Lola entendue par la Cour Suprême en 2012-2013. En union de fait, aucune disposition, ou presque, ne protège les époux. O’Hanlon en conclut qu’au Québec, plusieurs femmes en union de fait doivent faire le choix entre sécurité et pauvreté.

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Quelle assurance pour la sécurité des femmes et des enfants victimes de violence conjugale?

Actualité, Violence, Violence conjugale |

06 juillet 2018

SIMON LAPIERRE HUFFINGTON POST

Ricardo Moraes – Reuters

La confusion entre les termes «conflits» et «violence conjugale», deux problématiques distinctes, est problématique et dangereuse.

Le 3 juillet, la ministre de la Justice du Québec, Stéphanie Vallée, annonçait la reconduction du protocole Parentalité-Conflit-Résolution (PCR) au Palais de justice de Québec, qui vise à offrir du soutien aux familles dont la séparation donne lieu à des «conflits». Elle a aussi annoncé qu’un comité sera créé pour étudier la possibilité d’implanter ce protocole ailleurs au Québec.

Dans le contexte de préparation d’un nouveau plan d’action en matière de violence conjugale, il est inquiétant de constater que le gouvernement du Québec investit ainsi dans le secteur du droit de la famille sans se préoccuper davantage des femmes et des enfants victimes de violence conjugale.

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DOSSIER: La violence conjugale

À la suite de nombreux appels reçus à la ligne d’information juridique d’Inform’elle, l’organisme a eu l’idée de produire un dossier juridique sur la violence conjugale. Au fil des ans, le nombre de questions liées à la violence conjugale a augmenté au lieu de diminuer et nous constatons qu’il est très difficile de démystifier la loi à cet égard. Cela a amené Inform’elle à produire ce dossier juridique qui se veut un outil d’éducation populaire portant sur la violence conjugale.

N’hésitez pas à le consulter et à le partager dans vos réseaux. Cela pourrait venir en aide à beaucoup de personnes.

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DES MAISONS D’HÉBERGEMENT POUR FEMMES VIOLENTÉES CRIENT À L’AIDE

Actualité, Violence |

07 mars 2018

LISA-MARIE GERVAISLE DEVOIR


Photo: iStock

Elles sont sous-financées, craignent l’épuisement de leur personnel et sont carrément en train de déborder. Les maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale situées en région demandent au gouvernement Couillard de leur donner les ressources nécessaires à leur réalité: celle de devoir couvrir un vaste territoire moins peuplé et éloigné, là où elles doivent pallier l’absence de services.

Le taux d’occupation était de 149% en janvier dernier à la maison L’Aid’Elle de Gaspé. Ce centre qui vient en aide aux femmes victimes de violence est en voie de boucler son année financière la plus occupée, avec un taux moyen de 115%. «Depuis que je suis arrivée en 2012, ça ne cesse d’augmenter», a soutenu la directrice, Marie-Noël Marcoux.

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Système judiciaire : des problèmes profonds subsistent pour les victimes d’agression sexuelle

EMMANUELLE LATRAVERSERADIO-CANADA

La vague de dénonciation #MoiAussi a illustré la perte de confiance des victimes d’agression sexuelle dans le système judiciaire. Une nouvelle étude menée au Québec vient confirmer qu’elles ont raison d’être si méfiantes. Une véritable transformation est nécessaire pour que ces victimes obtiennent justice, selon les chercheurs.

Delphine, Marie-Claire, Telia, Margo et Odile ont toutes connu la violence sexuelle sous diverses formes. Leurs témoignages et ceux de 47 autres victimes dressent un portrait peu reluisant du système judiciaire au Québec.

Le professeur à la Faculté des sciences de l’Université d’Ottawa Simon Lapierre explique que la recherche a permis de démontrer que la méfiance des victimes est bien fondée. Peu importe le type de violence qu’elles subissent, elles sont mal accueillies par les acteurs du système judiciaire.

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L’EXPÉRIENCE DES FEMMES VICTIMES DE VIOLENCE DANS LE SYSTÈME DE JUSTICE PÉNALE: un parcours difficile

COMMUNIQUÉ
Montréal, le 6 mars 2018 — Le rapport Femmes victimes de violence et système de justice pénale : expériences, obstacles et pistes de solution rendu public aujourd’hui est le fruit d’une recherche financée en 2016 par le Fonds d’aide aux victimes d’actes criminels dans le cadre du Programme de subvention pour favoriser la recherche, l’information, la sensibilisation et la formation en matière d’aide aux victimes d’actes criminels.

Les cinquante-deux (52) femmes victimes de violence conjugale, d’agressions sexuelles ou d’exploitation sexuelle, vivant dans 10 des 17 régions administratives du Québec rencontrées dans le cadre de cette recherche ont généreusement partagé leur parcours dans le système judiciaire. Certaines ont choisi de ne pas porter plainte, pour d’autres la plainte a été rejetée alors que d’autres ont cheminé dans le système au moins jusqu’à l’enquête préliminaire.

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VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: UNE COALITION FÉMINISTE PROMET DE TALONNER LES ÉLUS

BRUNO BISSONLA PRESSE+

Après avoir constaté «l’échec des politiques publiques à protéger toutes les femmes» contre la violence conjugale et les agressions à caractère sexuel, un regroupement d’une quinzaine de groupes féministes s’est donné comme mission, hier, de talonner tous les partis politiques en vue d’obtenir des engagements concrets avant les élections provinciales de l’automne prochain.

La coordonnatrice du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, Louise Riendeau, a déclaré que cette Coalition féministe contre la violence envers les femmes (CFVF) est née en février dernier d’un besoin « d’unir nos forces pour exiger un engagement de la classe politique qui doit faire plus, et mieux », afin de prévenir et de contrer la violence faite aux femmes.

Mme Riendeau a brossé hier un triste portrait des résultats concrets obtenus au fil des ans et des plans d’action, politiques et stratégies gouvernementales «qui n’ont rien créé de structurant pour lutter contre la violence conjugale ou les autres formes de violence exercées envers les femmes».

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