La Fédération des associations
de familles monoparentales
et recomposées du Québec
(FAFMRQ) lutte pour l’amélioration
des conditions de vie des familles
monoparentales et recomposées.

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Actualités

PROJET DE LOI 2: DES REGROUPEMENTS FÉMINISTES DÉNONCENT UNE OPPORTUNITÉ RATÉE VERS UNE MEILLEURE COHÉRENCE JUDICIAIRE POUR LES VICTIMES DE VIOLENCE CONJUGALE

Actualité, Violence conjugale |

03 juin 2022

COMMUNIQUÉ

Montréal, le 3 juin 2022 – C’est avec grand désarroi que l’Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femme et enfants victimes de violence conjugale (Alliance MH2), la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF), le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC) ainsi que la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) questionnent la décision du ministre de la Justice de s’opposer à l’intégration d’une définition claire de la violence conjugale dans la loi réformant le droit de la famille.

Un besoin criant d’une meilleure cohérence judiciaire

Le PL2 est une occasion en or de cristalliser la définition qu’adopte le gouvernement de la violence conjugale dans ses plans d’actions en offrant un levier juridique l’encadrant formellement dans une loi. Or, le ministre Jolin-Barrette préfère aller à contre-courant de près de 30 ans de stratégies gouvernementales visant à clarifier la violence conjugale pour porter des actions concrètes et efficaces en la matière. « Je veux qu’on maintienne une définition large de la violence conjugale afin que ça soit flexible » soulignait-il le 1er juin en commission parlementaire, préférant laisser le libre-arbitre aux juges de déterminer ce qu’est la violence conjugale. Doit-on rappeler au ministre de la Justice que le Comité d’experts qui a formulé les 190 recommandations du rapport Rebâtir la confiance soulignait spécifiquement le besoin de doter nos instances judiciaires de lignes claires en matière de violence conjugale ainsi qu’une formation conséquente des acteurs juridiques? Nous ne pouvons nous contenter d’un travail inachevé en matière d’accompagnement sociojudiciaire des victimes, les changements émanants de Rebâtir la confiance doivent s’étendre au-delà du droit criminel en adressant aussi le droit de la famille et le droit de la jeunesse.

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CES «BONS GARS» QUI TUENT LEUR CONJOINTE…

Actualité, Violence conjugale |

27 janvier 2020

Simon Lapierre et Isabelle Côté – HUFFPOST

Ce texte est cosigné par Isabelle Côté, candidate au doctorat en service social de l’Université de Montréal, et Simon Lapierre, professeur à l’École de service social de l’Université d’Ottawa.

Nous apprenions récemment qu’une autre femme, cette fois-ci en Outaouais, a été tuée par son conjoint. Encore une fois, ces événements se sont produits au moment où la femme avait décidé de quitter son conjoint. Ce scénario est si fréquent que, bien que de telles situations soient à la fois tristes et choquantes, elles ne sont plus très surprenantes.

Pourtant, lorsque les journalistes interrogent des gens dans l’entourage des agresseurs, souvent des connaissances ou des voisins, ces derniers se disent généralement surpris par ces gestes de violence extrême. Ils mentionnent très souvent que ces hommes sont de « bon gars », de « bons voisins » et de « bons pères de famille », mais aussi qu’ils habitent dans des « quartiers tranquilles » où de telles situations ne devraient pas se produire – « on ne pensait jamais que quelque chose comme ça arriverait ici ».

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VIOLENCE CONJUGALE DEVANT LES TRIBUNAUX DE LA FAMILLE : ENJEUX ET PISTES DE SOLUTION

FÉDÉRATION DES MAISONS D’HEBERGEMENT POUR FEMMES

« Bref, même si Monsieur ne semble pas être un employé exemplaire, qu’il a été un mari brusque et un gendre plutôt médiocre, et parfois, porté sur les excès, il apparaît, aux yeux du Tribunal, être tout de même un bon parent. »

La Fédération des maisons d’hébergement pour femmes et le Service aux collectivités de l’UQAM lancent dès aujourd’hui ce rapport de recherche, issu d’un travail profond et ancré dans l’expérience des intervenantes des maisons membres de la FMHF.  

Au cours des dernières années, elles se sont attardées aux différentes embûches vécues par les femmes qui se retrouvent devant les tribunaux, plus particulièrement la difficulté de faire reconnaitre la violence dont elles et leurs enfants ont été victimes. 

C’est dans ce contexte que la FMHF a contacté le Service aux collectivités de l’UQAM afin d’obtenir une validation scientifique de ses constats et observations. 

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L’ALIÉNATION DU SYSTÈME

Actualité, Violence conjugale |

04 novembre 2019

MÉTRO CARLA BEAUVAIS

Selon les statistiques les plus récentes, au Québec, 18 746 personnes ont été victimes de crimes contre la personne commis dans un contexte conjugal.

Ces crimes ont fait 14 716 victimes féminines (79%) et 4 030 victimes masculines (21%).

La violence en contexte familial est d’autant plus pernicieuse qu’elle aspire les enfants dans cette spirale. C’est souvent pour protéger leurs enfants que certaines mères décident de briser ce cycle et de s’enfuir.

C’est le cas de Maryse (nom fictif). En 2009, elle décide de quitter son mari violent. Ils auront la garde partagée de leur fille de cinq ans. 

Malheureusement, la séparation n’empêche pas la violence de continuer.

Il arrive souvent que l’homme utilise les enfants pour garder son emprise.

Dans le cas de Maryse, la fillette est victime des sévices du père, qui la bat fréquemment. Il lui est même arrivé de l’étrangler.

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OPINION : ALIÉNATION PARENTALE – UN CONCEPT AU SERVICE DES AUTEURS DE VIOLENCE CONJUGALE

Actualité, Violence conjugale |

27 octobre 2019

LA PRESSE + SIMON LAPIERRE

« Je laisserais mes enfants voir leur père même si c’était l’Étrangleur de Boston. » Ces propos, entendus lors d’un récent colloque sur l’aliénation parentale, illustrent bien comment les individus et les groupes présents font la promotion des contacts entre les enfants et leur père, même au détriment de leur sécurité.

Le 19 octobre dernier, un colloque organisé par le Carrefour aliénation parentale a réuni environ 250 personnes de différents milieux, dont plusieurs juges, avocats et professionnels des secteurs de la justice et de la protection de la jeunesse. Soutenu financièrement par le ministère de la Justice du Québec, cet événement a accueilli également l’adjoint parlementaire de la ministre Sonia LeBel. Lors de son allocution d’ouverture, Mathieu Levesque a assuré aux personnes présentes qu’elles avaient été entendues et que la problématique de l’aliénation parentale serait considérée dans le cadre de la réforme du droit de la famille.

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APPEL À L’AIDE DES MAISONS POUR FEMMES VIOLENTÉES

Actualité, Violence conjugale |

23 octobre 2019

LA PRESSE – PIERRE SAINT-ARNAUD

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale a lancé un cri d’alarme, mercredi, indiquant que les ressources de ses 43 maisons membres sont étirées au maximum, certaines au-delà, au point où elles doivent parfois placer des femmes sur une liste d’attente, une situation intenable qui met leur sécurité et celle de leurs enfants à risque, ou encore couper d’autres services.

« Certaines maisons sont vraiment pleines à capacité […] Donc, oui, il y a des refus d’hébergement », a expliqué Chantal Arseneault, présidente du Regroupement, en conférence de presse à Montréal.

« En violence conjugale, quand arrive une situation de crise, c’est là que les femmes appellent. C’est là qu’elles sont dans leur sentiment d’injustice et c’est là qu’il faut répondre rapidement. Malheureusement, quand on ne peut pas faire ça, et qu’on la rappelle trois, quatre semaines après, des fois elle est rendue ailleurs. Donc, on échappe parfois ces femmes-là. »

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Double meurtre: Ugo Fredette était incapable d’accepter sa séparation

Actualité, Violence, Violence conjugale |

06 septembre 2019

LOUIS-SAMUEL PERRONLA PRESSE

(Saint-Jérôme) Incapable d’accepter la rupture, Ugo Fredette a tué sa conjointe Véronique Barbe en la poignardant à 17 reprises devant un enfant qui a assisté impuissant à la scène. Dans sa fuite jusqu’en Ontario, en compagnie de l’enfant, il a tué Yvon Lacasse à une halte routière pour lui voler son véhicule et a jeté son corps dans un boisé.  

C’est essentiellement la théorie qu’a présentée la Couronne au jury vendredi matin au procès pour double meurtre d’Ugo Fredette qui s’est amorcé au palais de justice de Saint-Jérôme devant la juge Myriam Lachance.

« Retenez deux choses : l’accusé était incapable de voir sa relation se terminer avec Véronique Barbe. Ce n’est pas le procès de la relation du couple que nous faisons, c’est le procès d’Ugo Fredette qui est accusé de deux meurtres au premier degré », a plaidé Me Steve Baribeau, pendant son exposé introductif.  

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1 FEMME SUR 5 QUI QUITTE UN REFUGE RETOURNE CHEZ SON AGRESSEUR, SELON DES DONNÉES

Actualité, Violence conjugale |

17 avril 2019

STÉPHANIE MARINMETRO

MONTRÉAL — Une femme sur cinq qui a quitté un refuge pour victimes de violence est retournée vivre avec son agresseur, a dévoilé Statistique Canada qui a réalisé un «instantané» de la situation l’an dernier.

Des femmes qui y retournent malgré le risque, car le refuge ne peut les garder plus longtemps, parce qu’elles n’ont pas d’argent pour un logement, ou parfois parce qu’elles croient que c’est la meilleure façon de protéger leurs enfants, a souligné Manon Monastesse, directrice générale de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes.

Dans cette analyse dévoilée mercredi, l’organisme fédéral de statistiques a choisi une journée précise pour colliger ses données: le 18 avril 2018.

Ce jour-là, 3565 femmes, 3137 enfants et huit hommes résidaient au Canada dans des établissements d’hébergement pour fuir une situation de violence.

Les données laissent voir une grande fragilité et des situations fort complexes: parmi les femmes qui ont quitté un tel refuge le jour de l’«instantané», 21 pour cent ont dit qu’elles retournaient dans une résidence où vivait encore leur agresseur.

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VIOLENCE CONJUGALE: QUAND ON PUNIT LA VICTIME

Actualité, Violence conjugale |

09 mars 2019

KATIA GAGNONLA PRESSE

C’est en 2005, deux ans après son mariage, que C. a reçu ses premiers coups. Lorsqu’elle tombe enceinte, son mari la prend parfois à la gorge. Il s’en prend aux objets, il frappe dans les murs. Quand son fils naît, la situation s’aggrave. «Mon fils et moi, nous étions comme des otages», résume-t-elle.

En 2016, la Direction de la protection de la jeunesse lui donne un ultimatum : si elle ne quitte pas son mari, on lui retirera la garde de son enfant. C. prend son courage à deux mains et part vivre dans une maison d’hébergement pour femmes violentées.

Mais l’été dernier, après avoir vécu sous la coupe de ce mari violent pendant près de 15 ans, après avoir porté plainte à la police et que des accusations eurent été déposées contre monsieur, la femme de 43 ans a perdu la garde de son fils.

L’enfant est maintenant sous la garde d’un membre de la famille de son ex-mari. Car C. a été jugée «aliénante» par une psychologue mandatée par le tribunal, qui s’oppose à l’opinion de tous les intervenants au dossier. Dans son évaluation, la psychologue semble avoir complètement fait abstraction de la violence subie par la mère et l’enfant.

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