La Fédération des associations
de familles monoparentales
et recomposées du Québec
(FAFMRQ) lutte pour l’amélioration
des conditions de vie des familles
monoparentales et recomposées.

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Actualités

VIOLENCE CONJUGALE DEVANT LES TRIBUNAUX DE LA FAMILLE : ENJEUX ET PISTES DE SOLUTION

FÉDÉRATION DES MAISONS D’HEBERGEMENT POUR FEMMES

« Bref, même si Monsieur ne semble pas être un employé exemplaire, qu’il a été un mari brusque et un gendre plutôt médiocre, et parfois, porté sur les excès, il apparaît, aux yeux du Tribunal, être tout de même un bon parent. »

La Fédération des maisons d’hébergement pour femmes et le Service aux collectivités de l’UQAM lancent dès aujourd’hui ce rapport de recherche, issu d’un travail profond et ancré dans l’expérience des intervenantes des maisons membres de la FMHF.  

Au cours des dernières années, elles se sont attardées aux différentes embûches vécues par les femmes qui se retrouvent devant les tribunaux, plus particulièrement la difficulté de faire reconnaitre la violence dont elles et leurs enfants ont été victimes. 

C’est dans ce contexte que la FMHF a contacté le Service aux collectivités de l’UQAM afin d’obtenir une validation scientifique de ses constats et observations. 

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L’ALIÉNATION DU SYSTÈME

Actualité, Violence conjugale |

04 novembre 2019

MÉTRO CARLA BEAUVAIS

Selon les statistiques les plus récentes, au Québec, 18 746 personnes ont été victimes de crimes contre la personne commis dans un contexte conjugal.

Ces crimes ont fait 14 716 victimes féminines (79%) et 4 030 victimes masculines (21%).

La violence en contexte familial est d’autant plus pernicieuse qu’elle aspire les enfants dans cette spirale. C’est souvent pour protéger leurs enfants que certaines mères décident de briser ce cycle et de s’enfuir.

C’est le cas de Maryse (nom fictif). En 2009, elle décide de quitter son mari violent. Ils auront la garde partagée de leur fille de cinq ans. 

Malheureusement, la séparation n’empêche pas la violence de continuer.

Il arrive souvent que l’homme utilise les enfants pour garder son emprise.

Dans le cas de Maryse, la fillette est victime des sévices du père, qui la bat fréquemment. Il lui est même arrivé de l’étrangler.

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OPINION : ALIÉNATION PARENTALE – UN CONCEPT AU SERVICE DES AUTEURS DE VIOLENCE CONJUGALE

Actualité, Violence conjugale |

27 octobre 2019

LA PRESSE + SIMON LAPIERRE

« Je laisserais mes enfants voir leur père même si c’était l’Étrangleur de Boston. » Ces propos, entendus lors d’un récent colloque sur l’aliénation parentale, illustrent bien comment les individus et les groupes présents font la promotion des contacts entre les enfants et leur père, même au détriment de leur sécurité.

Le 19 octobre dernier, un colloque organisé par le Carrefour aliénation parentale a réuni environ 250 personnes de différents milieux, dont plusieurs juges, avocats et professionnels des secteurs de la justice et de la protection de la jeunesse. Soutenu financièrement par le ministère de la Justice du Québec, cet événement a accueilli également l’adjoint parlementaire de la ministre Sonia LeBel. Lors de son allocution d’ouverture, Mathieu Levesque a assuré aux personnes présentes qu’elles avaient été entendues et que la problématique de l’aliénation parentale serait considérée dans le cadre de la réforme du droit de la famille.

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APPEL À L’AIDE DES MAISONS POUR FEMMES VIOLENTÉES

Actualité, Violence conjugale |

23 octobre 2019

LA PRESSE – PIERRE SAINT-ARNAUD

PHOTO THINKSTOCK

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale a lancé un cri d’alarme, mercredi, indiquant que les ressources de ses 43 maisons membres sont étirées au maximum, certaines au-delà, au point où elles doivent parfois placer des femmes sur une liste d’attente, une situation intenable qui met leur sécurité et celle de leurs enfants à risque, ou encore couper d’autres services.

« Certaines maisons sont vraiment pleines à capacité […] Donc, oui, il y a des refus d’hébergement », a expliqué Chantal Arseneault, présidente du Regroupement, en conférence de presse à Montréal.

« En violence conjugale, quand arrive une situation de crise, c’est là que les femmes appellent. C’est là qu’elles sont dans leur sentiment d’injustice et c’est là qu’il faut répondre rapidement. Malheureusement, quand on ne peut pas faire ça, et qu’on la rappelle trois, quatre semaines après, des fois elle est rendue ailleurs. Donc, on échappe parfois ces femmes-là. »

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Arrêtons d’affirmer qu’on peut être un bon père et un mari violent

MIDI LIBRE

Luc Frémiot

L’ex-procureur de la République est devenu un inlassable combattant des violences conjugales. Il est l’invité des Rencontres d’Occitanie ce jeudi 26 septembre au siège de Midi Libre.

Vous êtes engagé depuis longtemps dans la lutte contre les violences faites aux femmes au point d’en devenir l’une des voix. Pourquoi avoir fait de ce combat le vôtre ?

Dans l’exercice du métier de magistrat, on côtoie bien évidemment des affaires de ce type. On est en proximité immédiate de la douleur et de la violence que peuvent subir les femmes ainsi que leur famille. Plusieurs affaires m’ont touché parce que je me suis rendu compte, notamment lorsque j’étais aux Assises, qu’il y avait bien souvent eu des appels au secours en vain. Certaines victimes s’étaient confiées à leur famille, d’autres avaient déposé des plaintes qui n’avaient pas été suivies d’effet. Et malheureusement ces appels au secours laissés dans l’ombre les ont conduites directement sur une table d’autopsie. Aussi, lorsque je suis devenu procureur de la République, en 2003, à Douai (Nord), j’ai décidé de mener une véritable politique pénale de lutte contre les violences faites aux femmes. Ça marche.

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Double meurtre: Ugo Fredette était incapable d’accepter sa séparation

Actualité, Violence, Violence conjugale |

06 septembre 2019

LOUIS-SAMUEL PERRONLA PRESSE

PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK

(Saint-Jérôme) Incapable d’accepter la rupture, Ugo Fredette a tué sa conjointe Véronique Barbe en la poignardant à 17 reprises devant un enfant qui a assisté impuissant à la scène. Dans sa fuite jusqu’en Ontario, en compagnie de l’enfant, il a tué Yvon Lacasse à une halte routière pour lui voler son véhicule et a jeté son corps dans un boisé.  

C’est essentiellement la théorie qu’a présentée la Couronne au jury vendredi matin au procès pour double meurtre d’Ugo Fredette qui s’est amorcé au palais de justice de Saint-Jérôme devant la juge Myriam Lachance.

« Retenez deux choses : l’accusé était incapable de voir sa relation se terminer avec Véronique Barbe. Ce n’est pas le procès de la relation du couple que nous faisons, c’est le procès d’Ugo Fredette qui est accusé de deux meurtres au premier degré », a plaidé Me Steve Baribeau, pendant son exposé introductif.  

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1 FEMME SUR 5 QUI QUITTE UN REFUGE RETOURNE CHEZ SON AGRESSEUR, SELON DES DONNÉES

Actualité, Violence conjugale |

17 avril 2019

STÉPHANIE MARINMETRO

Photo: Getty Images

MONTRÉAL — Une femme sur cinq qui a quitté un refuge pour victimes de violence est retournée vivre avec son agresseur, a dévoilé Statistique Canada qui a réalisé un «instantané» de la situation l’an dernier.

Des femmes qui y retournent malgré le risque, car le refuge ne peut les garder plus longtemps, parce qu’elles n’ont pas d’argent pour un logement, ou parfois parce qu’elles croient que c’est la meilleure façon de protéger leurs enfants, a souligné Manon Monastesse, directrice générale de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes.

Dans cette analyse dévoilée mercredi, l’organisme fédéral de statistiques a choisi une journée précise pour colliger ses données: le 18 avril 2018.

Ce jour-là, 3565 femmes, 3137 enfants et huit hommes résidaient au Canada dans des établissements d’hébergement pour fuir une situation de violence.

Les données laissent voir une grande fragilité et des situations fort complexes: parmi les femmes qui ont quitté un tel refuge le jour de l’«instantané», 21 pour cent ont dit qu’elles retournaient dans une résidence où vivait encore leur agresseur.

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VIOLENCE CONJUGALE: QUAND ON PUNIT LA VICTIME

Actualité, Violence conjugale |

09 mars 2019

KATIA GAGNONLA PRESSE


Photo: La Presse

C’est en 2005, deux ans après son mariage, que C. a reçu ses premiers coups. Lorsqu’elle tombe enceinte, son mari la prend parfois à la gorge. Il s’en prend aux objets, il frappe dans les murs. Quand son fils naît, la situation s’aggrave. «Mon fils et moi, nous étions comme des otages», résume-t-elle.

En 2016, la Direction de la protection de la jeunesse lui donne un ultimatum : si elle ne quitte pas son mari, on lui retirera la garde de son enfant. C. prend son courage à deux mains et part vivre dans une maison d’hébergement pour femmes violentées.

Mais l’été dernier, après avoir vécu sous la coupe de ce mari violent pendant près de 15 ans, après avoir porté plainte à la police et que des accusations eurent été déposées contre monsieur, la femme de 43 ans a perdu la garde de son fils.

L’enfant est maintenant sous la garde d’un membre de la famille de son ex-mari. Car C. a été jugée «aliénante» par une psychologue mandatée par le tribunal, qui s’oppose à l’opinion de tous les intervenants au dossier. Dans son évaluation, la psychologue semble avoir complètement fait abstraction de la violence subie par la mère et l’enfant.

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Logement et pauvreté des femmes: les inégalités persistent!

FRONT D’ACTION POPULAIRE EN RÉAMÉNAGEMENT URBAIN

Sur la photo: Lucie Uwineza, intervenante à la Maison du réconfort; Manon Monastesse de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes; Céline Magontier du FRAPRU et Louise Riendeau du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Montréal, le 3 mars 2019 — À cinq jours de la Journée internationale des droits des femmes, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC) et la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF) unissent leurs voix pour dénoncer les problèmes de logement qui affligent les femmes locataires. Même si leur situation continue de s’améliorer, ce que démontre le 5ème dossier noir Femmes, logement et pauvreté publié par le FRAPRU, les inégalités restent tenaces.

À partir de chiffres souvent inédits du recensement mené en 2016 par Statistique Canada, le FRAPRU révèle que les femmes, alors qu’elles sont responsables de plus de la moitié des ménages locataires, ont un revenu annuel de 6078 $ de moins que celui des ménages sous la responsabilité d’un homme. Un écart qui atteint 8 443 $ au Saguenay-Lac-Saint-Jean, 8 628 $ en Abitibi-Témiscamingue et jusqu’à 11 338$ dans le cas de la région administrative de la Côte-Nord. Les femmes sont donc plus à risque de vivre des dénis du droit au logement. Par exemple, elles sont plus nombreuses (248 485) que les hommes (208 855) à devoir débourser plus de 30% de leur revenu pour le loyer. «C’est important de noter que le revenu médian de ces ménages est d’à peine 19 624 $ par an et qu’il descend à seulement 13 375 $ pour ceux qui engloutissent plus de la moitié de leur revenu pour se loger. On parle de 100 145 femmes là, c’est énorme!», s’insurge Céline Magontier, responsable des dossiers Femmes, au FRAPRU.

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LE COURAGE DEVRAIT SUFFIRE

Actualité, Violence conjugale |

22 février 2019

RIMA ELKOURILA PRESSE

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Imaginez une femme en détresse, victime de violence conjugale. Elle prend son courage à deux mains pour demander de l’aide dans une maison d’hébergement. Et on lui dit : « Désolé, on n’a pas de place. Pouvez-vous rappeler demain ? »

Ce scénario n’a rien de fictif. Bon an, mal an, sous-financement oblige, cela se produit des milliers de fois au Québec. Les chiffres de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes font frémir. Chaque année, entre 6000 et 10 000 demandes d’hébergement sont refusées, faute de places. Avec des conséquences parfois tragiques.

D’une certaine façon, on peut dire que Fatima Lamghari a eu de la chance, même si c’est terrible d’avoir à s’en remettre à la chance en pareilles circonstances.

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