La Fédération des associations
de familles monoparentales
et recomposées du Québec
(FAFMRQ) lutte pour l’amélioration
des conditions de vie des familles
monoparentales et recomposées.

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Actualités

VIOLENCE CONJUGALE: QUAND ON PUNIT LA VICTIME

Actualité, Violence conjugale |

09 mars 2019

KATIA GAGNONLA PRESSE


Photo: La Presse

C’est en 2005, deux ans après son mariage, que C. a reçu ses premiers coups. Lorsqu’elle tombe enceinte, son mari la prend parfois à la gorge. Il s’en prend aux objets, il frappe dans les murs. Quand son fils naît, la situation s’aggrave. «Mon fils et moi, nous étions comme des otages», résume-t-elle.

En 2016, la Direction de la protection de la jeunesse lui donne un ultimatum : si elle ne quitte pas son mari, on lui retirera la garde de son enfant. C. prend son courage à deux mains et part vivre dans une maison d’hébergement pour femmes violentées.

Mais l’été dernier, après avoir vécu sous la coupe de ce mari violent pendant près de 15 ans, après avoir porté plainte à la police et que des accusations eurent été déposées contre monsieur, la femme de 43 ans a perdu la garde de son fils.

L’enfant est maintenant sous la garde d’un membre de la famille de son ex-mari. Car C. a été jugée «aliénante» par une psychologue mandatée par le tribunal, qui s’oppose à l’opinion de tous les intervenants au dossier. Dans son évaluation, la psychologue semble avoir complètement fait abstraction de la violence subie par la mère et l’enfant.

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Logement et pauvreté des femmes: les inégalités persistent!

FRONT D’ACTION POPULAIRE EN RÉAMÉNAGEMENT URBAIN

Sur la photo: Lucie Uwineza, intervenante à la Maison du réconfort; Manon Monastesse de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes; Céline Magontier du FRAPRU et Louise Riendeau du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Montréal, le 3 mars 2019 — À cinq jours de la Journée internationale des droits des femmes, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC) et la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF) unissent leurs voix pour dénoncer les problèmes de logement qui affligent les femmes locataires. Même si leur situation continue de s’améliorer, ce que démontre le 5ème dossier noir Femmes, logement et pauvreté publié par le FRAPRU, les inégalités restent tenaces.

À partir de chiffres souvent inédits du recensement mené en 2016 par Statistique Canada, le FRAPRU révèle que les femmes, alors qu’elles sont responsables de plus de la moitié des ménages locataires, ont un revenu annuel de 6078 $ de moins que celui des ménages sous la responsabilité d’un homme. Un écart qui atteint 8 443 $ au Saguenay-Lac-Saint-Jean, 8 628 $ en Abitibi-Témiscamingue et jusqu’à 11 338$ dans le cas de la région administrative de la Côte-Nord. Les femmes sont donc plus à risque de vivre des dénis du droit au logement. Par exemple, elles sont plus nombreuses (248 485) que les hommes (208 855) à devoir débourser plus de 30% de leur revenu pour le loyer. «C’est important de noter que le revenu médian de ces ménages est d’à peine 19 624 $ par an et qu’il descend à seulement 13 375 $ pour ceux qui engloutissent plus de la moitié de leur revenu pour se loger. On parle de 100 145 femmes là, c’est énorme!», s’insurge Céline Magontier, responsable des dossiers Femmes, au FRAPRU.

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LE COURAGE DEVRAIT SUFFIRE

Actualité, Violence conjugale |

22 février 2019

RIMA ELKOURILA PRESSE

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Imaginez une femme en détresse, victime de violence conjugale. Elle prend son courage à deux mains pour demander de l’aide dans une maison d’hébergement. Et on lui dit : « Désolé, on n’a pas de place. Pouvez-vous rappeler demain ? »

Ce scénario n’a rien de fictif. Bon an, mal an, sous-financement oblige, cela se produit des milliers de fois au Québec. Les chiffres de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes font frémir. Chaque année, entre 6000 et 10 000 demandes d’hébergement sont refusées, faute de places. Avec des conséquences parfois tragiques.

D’une certaine façon, on peut dire que Fatima Lamghari a eu de la chance, même si c’est terrible d’avoir à s’en remettre à la chance en pareilles circonstances.

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L’ALIÉNATION PARENTALE / STRATÉGIE D’OCCULTATION DE LA VIOLENCE CONJUGALE?

Violence conjugale |

07 février 2019

RAPPORT RÉDIGÉ PAR ISABELLE CÔTÉ ET SIMON LAPIERRE AVEC LA COLLABORATION DE FRANCIS DUPUIS-DÉRI

Cette publication fait suite au Forum « L’aliénation parentale : une menace pour les femmes et les féministes? » « Les grands constats qui y sont explicités soulèvent plusieurs enjeux forts inquiétants qui méritent que l’on s’y attarde rapidement. Les intervenants-es dans le champ de la protection de la jeunesse et au tribunal de la famille devraient se sentir particulièrement interpellés par les constats de ce rapport et mettre en place des stratégies immédiates pour éviter de mettre des femmes et des enfants en danger.  »

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UNE AVANCÉE MAJEURE

Actualité, Violence conjugale |

16 janvier 2019

JOSÉE LEGAULT – LE JOURNAL DE MONTRÉAL

Photo capture d’écran, tva nouvelles

Lundi, quatre élues des quatre partis siégeant à l’Assemblée nationale se sont réunies. Elles ont discuté de propositions concrètes visant à rétablir la confiance envers le système de justice. Chez les victimes de violences sexuelles et conjugales, cette confiance est durement ébranlée.

La députée péquiste Véronique Hivon, la libérale Hélène David et la solidaire Christine Labrie étaient convoquées par la ministre de la Justice, Sonia LeBel. Établie par Mme Hivon dans le dossier complexe des soins de fin de vie, la collaboration transpartisane retrouve enfin ses lettres de noblesse.

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MÈRES SÉPARÉES: QUAND QUITTER SON CONJOINT NE MET PAS FIN À LA VIOLENCE.

BULLETIN DE LIAISON DE NOVEMBRE 2018 – VOLUME 43, N0. 2

À LIRE DANS CE NUMÉRO…

DES SOUHAITS POUR LES FAMILLES MONOPARENTALES ET RECOMPOSÉES
Par Marie-Suzie Weche

QUE PENSENT LES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES COMMUNAUTAIRES DE LEURS CONDITIONS DE TRAVAIL?
Par Mylene Fauvel

QUITTER ET NE PAS S’EN SORTIR. LA VIOLENCE CONJUGALE DANS LA VIE DES MÈRES SÉPARÉES.
Par Ksenia Burobina

QUAND DES FEMMES VICTIMES DE VIOLENCE CONJUGALE SONT ACCUSÉES D’ALIÉNATION PARENTALE
Par Simon Lapierre

UN PROGRAMME EN LIGNE DESTINÉ AUX COUPLES DE FAMILLES RECOMPOSÉES ET AUX INTERVENANTS QUI TRAVAILLENT AVEC CETTE POPULATION

Par Claudine Parent

DONNÉES DU RECENSEMENT DE 2016: LA DIVERSITÉ DES FAMILLES SE CONFIRME
Par Lorraine Desjardins

BONNE LECTURE!

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Union de fait et violence conjugale: un cocktail dangereux

SIMON ABDELAOBSERVATOIRE DES RÉALITÉS FAMILIALES DU QUÉBEC

Quitter une situation de violence conjugale n’est jamais facile. C’est d’autant plus vrai si la victime y perd toute sécurité matérielle. Plusieurs dispositions légales – pension alimentaire, séparation des biens acquis pendant l’union, etc. – protègent les conjoints mariés, mais pas les conjoints de fait. Au Québec, où ce type d’union jouit d’une grande popularité, les choses s’avèrent souvent très compliquées pour les conjointes de fait victimes de violence qui souhaitent refaire leur vie.

C’est le constat auquel arrive Johanne Elizabeth O’Hanlon, avocate montréalaise spécialisée en droit de la famille, après avoir étudié les différences entre couples mariés et couples en union de fait en cas de séparation, à la suite de la célèbre affaire Éric v. Lola entendue par la Cour Suprême en 2012-2013. En union de fait, aucune disposition, ou presque, ne protège les époux. O’Hanlon en conclut qu’au Québec, plusieurs femmes en union de fait doivent faire le choix entre sécurité et pauvreté.

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Quelle assurance pour la sécurité des femmes et des enfants victimes de violence conjugale?

Actualité, Violence, Violence conjugale |

06 juillet 2018

SIMON LAPIERRE HUFFINGTON POST

Ricardo Moraes – Reuters

La confusion entre les termes «conflits» et «violence conjugale», deux problématiques distinctes, est problématique et dangereuse.

Le 3 juillet, la ministre de la Justice du Québec, Stéphanie Vallée, annonçait la reconduction du protocole Parentalité-Conflit-Résolution (PCR) au Palais de justice de Québec, qui vise à offrir du soutien aux familles dont la séparation donne lieu à des «conflits». Elle a aussi annoncé qu’un comité sera créé pour étudier la possibilité d’implanter ce protocole ailleurs au Québec.

Dans le contexte de préparation d’un nouveau plan d’action en matière de violence conjugale, il est inquiétant de constater que le gouvernement du Québec investit ainsi dans le secteur du droit de la famille sans se préoccuper davantage des femmes et des enfants victimes de violence conjugale.

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Les femmes locataires victimes de violence sont mal protégées par la loi

LISA-MARIE GERVAISLE DEVOIR

Photo: Getty Images

Les femmes locataires victimes de violence qui souhaitent résilier un bail ne sont pas bien protégées par la loi. C’est ce qu’ont constaté deux professeures de droit de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) qui ont étudié l’impact de l’article 1974.1, introduit au Code civil en 2006.

Cet article de la loi visait pourtant à permettre à une femme locataire agressée ou violentée par son conjoint ou ex-conjoint de rompre son bail si elle décidait de quitter son logement.

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IL SE PRENAIT POUR LE ROI DE LA MAISON!

Actualité, Violence conjugale |

10 avril 2018

DES ENFANTS PARLENT DE LA VIOLENCE CONJUGALE
— sous la direction de Isabelle Côté et Simon Lapierre

Des menaces, des cris, des coups même… à la maison! Ça te dit quelque chose?

Des enfants, des jeunes, ont voulu partager leur expérience pour que cesse la violence.

Un petit livre qui témoigne. Des leçons de vie qu’on n’oublie pas.

À partir de 9 ans

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