"Je ne peux pas donner le minimum décent à mes enfants."
"J’avais honte d’aller chercher de l’aide sociale, j’ai trouvé ça difficile de remplir les formulaires."
"J’ai dû me prostituer pour arriver à la fin du mois."
Ces paroles sont celles de femmes assistées sociales ayant participé à la recherche-action "Femmes assistées sociales : la parole est à nous!". Depuis plus de trois ans, ce projet parcourt le Québec dans le but de dresser un portrait du vécu et des revendications de ces femmes. Née de la volonté du Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ), cette démarche a rejoint 210 femmes vivant dans la pauvreté ou travaillant auprès de femmes vivant dans la pauvreté par le biais des groupes de défense de droits des personnes assistées sociales, des centres de femmes et des soupes populaires. Deux rencontres nationales de formation et de consultation ont également été organisées.
En regroupant une foule de témoignages et en analysant plusieurs enjeux cruciaux et actuels, ce document fait six grands constats :
• on constate l’appauvrissement et la détérioration des conditions de vie des femmes assistées sociales
• les femmes vivent un plus grand contrôle social par le conjoint, l’État, les organismes communautaires et l’entourage
• on remarque la complexification et la bureaucratisation accrues du système d’aide sociale ainsi que l’érosion des droits et des libertés individuelles et collectives
• le système d’aide sociale contribue à rendre les femmes dépendantes des hommes au plan économique et nie le droit des femmes à être des citoyennes à part entière
• la pauvreté et l’insécurité financière causent un stress continuel, accompagné de harcèlement administratif. Cela mène au constat que les femmes vivent une profonde détresse au plan de la santé physique et psychologique
• l’ensemble des femmes rencontrées identifie des solutions dans la lutte contre la pauvreté : un revenu social garanti universel, la reconnaissance du travail "invisible" des femmes, un meilleur partage des richesses, les pensions alimentaires et autres prestations non coupées à l’aide sociale, l’abolition de la notion de vie maritale, l’autonomie financière des femmes et l’élimination des préjugés par de l’éducation populaire.
Par la diffusion de "Femmes assistées sociales : la parole est à nous!", les revendications et le vécu des femmes ont enfin la chance d’être entendus. Pour plus d’information ou pour vous procurer le document :
• pour la région de Québec, contactez Rose du Nord au 1.418.622.2620
• pour le reste du Québec, contactez le FCPASQ au 1.514.987.1989.
• ou faites parvenir ce bon de commande.
Page reliée : À la recherche d’un monde meilleur. Rapport «Femmes assistées sociales : la parole est à nous!», Denis Fortin, 30.01.2007








