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18.05.2007

Conciliation famille-emploi-études et services de garde

par Lorraine Desjardins

Le 14 mai 2007 se tenait, à Montréal, une conférence de presse organisée par la Coalition pour la consolidation des services de garde et des services aux familles, dont la FAFMRQ fait partie. Le but de l’événement : interpeller le gouvernement libéral afin qu'il respecte ses engagements en matière de services de garde éducatifs et de soutien aux familles.

Rappelons que, pendant la récente campagne électorale, le Parti libéral s’engageait à créer 20,000 nouvelles places en garderie et à y consacrer 200 millions $. Étant donné les résultats des dernières élections – un gouvernement libéral minoritaire avec une opposition officielle adéquiste – plusieurs s’inquiètent des choix qui seront faits lors du dépôt du prochain budget. Plutôt que de poursuivre la consolidation des services de garde éducatifs, le gouvernement sera-t-il tenté de pencher du côté de la promesse de Mario Dumont en dédommageant les familles qui choisissent de ne pas fréquenter les services de garde?

Bien sûr, il n’y a rien de mal à vouloir soutenir davantage l’ensemble des familles québécoises. Cependant cela ne doit pas se faire au détriment des mesures qui existent déjà et qui ont fait leurs preuves, comme le réseau public des CPE dont s’est doté le Québec et qui continue de faire l’envie des autres provinces canadiennes. Or, de même que la politique familiale qui l’a instauré, le développement de ce réseau est inachevé : les listes d’attente existent toujours pour obtenir une place en CPE et plusieurs parents qui vivent des problèmes de garde atypique n’ont pas trouvé de réponse à leurs besoins.

Par ailleurs, les familles québécoises attendent toujours l’arrivée d’une véritable politique de conciliation famille-travail. Nombreuses et nombreux sont les travailleuses et les travailleurs qui éprouvent des difficultés importantes à concilier les exigences de plus en plus grandes du marché du travail avec leurs responsabilités familiales et la situation est tout aussi pénible pour les parents-étudiants.

Il est donc urgent de réfléchir aux mesures concrètes qui pourraient être mises de l’avant pour aider les familles à reprendre leur souffle. C’est ce que les membres de la Coalition comptent faire dès juin 2007 en s’assoyant ensemble pour formuler des revendications. Le retour surprise de Pauline Marois dans la vie politique, à qui l’on doit la mise en place des CPE, sera-t-il un atout pour faire avancer le dossier des services de garde et celui de la conciliation famille-travail? Dans l’allocution où elle annonçait sa mise en candidature officielle à la direction du Parti québécois, Mme Marois affirmait que la famille serait un point central dans les réaménagements nécessaires au programme du PQ. Bien sûr, le PQ a une sérieuse côte à remonter avant de regagner les plumes qu’il a perdues aux dernières élections, mais tous les partis représentés à l’Assemblée nationale devront être interpellés dans le but de relever le défi de doter le Québec d’une véritable politique de conciliation famille-emploi-études.

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