Le papa nouveau est arrivé
"Pendant que ma conjointe faisait pousser un bébé dans son ventre, moi je faisais pousser un papa dans ma tête."
Jean-François Picard, père de Lili
Les nouveaux pères veulent s’impliquer à fond dans l’éducation de leurs enfants, être là quand ça compte. La moitié d’entre eux profitent du congé de paternité de cinq semaines instauré en 2006, d’autres troquent le 9 à 5 pour les changements de couches à temps plein. Une révolution? En quelque sorte…
"Je prends mon rôle très au sérieux. Chaque fois que je suis à la maison, c’est moi qui fais manger ma fille. Le soir, je lui donne son bain et la mets au lit. Quand il faut aller à la clinique, je prends congé", rapporte David Leblanc, père de la petite Yulika. Le journaliste Jean-François Gazaille a rencontré plusieurs pères qui témoignent en toute sincérité de ce désir d’être présents, vraiment. Un désir dont les mères ne peuvent que se réjouir, comme l’explique la directrice du Département de psychoéducation et de psychologie de l’UQO, Diane Dubeau : "Plusieurs spécialistes sous-entendent clairement “mère” lorsqu’ils utilisent le vocable parent. C’est injuste pour les pères et trop lourd à porter pour les mères." Les temps changent, et c’est pour le mieux. Un dossier à lire dans le numéro de juin 2007 de la Gazette des femmes.






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