100 $ par semaine : une recette pour la pauvreté des femmes

Dans le cadre des consultations prébudgétaires, la proposition de Mario Dumont d’accorder 100$ par semaine pour chaque enfant de moins de 5 ans qui ne fréquente pas les services de garde subventionnés a refait surface. Le Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail, la Fédération des femmes du Québec, la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec, la Fédération Québécoise des organismes communautaires Famille et l’organisme Au bas de l’échelle sont ahuris par une telle proposition. L’objectif d’une politique d’accessibilité aux services de garde est de permettre aux femmes de participer au marché du travail en toute quiétude quant à la sécurité de leurs enfants et, aussi, d’offrir un service éducatif de qualité aux enfants.
En réalité, une telle politique aurait pour effet de créer un énorme obstacle au travail des jeunes femmes et de déstabiliser le réseau de services de garde dont le Québec a toutes les raisons d’être fier. En rendant plus difficile pour les femmes l’accès au marché du travail pendant qu’elles sont jeunes, la proposition de Monsieur Dumont risque de faire reculer les femmes dans leur lutte pour l’égalité et la sécurité financière. Nous croyons que, malgré les apparences, c’est une recette pour accroître la pauvreté des femmes à court et à long terme. Lire la suite.
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