«Nous déplorons le peu de mesures concrètes pour appuyer l'ensemble des familles. C'est très décevant, étant donné l'ampleur des besoins, plus particulièrement pour les familles à faible revenu», de déclarer Mme Michèle Asselin, présidente de la FFQ.
Services de garde
La FFQ salue la bonification du crédit d'impôt pour frais de garde. Toutefois, bien que le gouvernement Charest respecte son engagement à poursuivre le déploiement des services de garde en créant les 20,000 places manquantes, nous déplorons que la création des places additionnelles soit étalée sur cinq ans. Des milliers de familles du Québec attendent désespérément une place dans un service de garde et cette situation risque de s'aggraver avec l'augmentation des naissances observée depuis deux ans. Au moins 7,000 nouvelles places dans les Centres de la petite enfance auraient été nécessaires dès cette année. Par ailleurs, ce budget ne présente aucune mesure pour consolider et développer les services de garde en milieu scolaire. Pourtant les besoins sont grands là aussi. Bref, au chapitre des services de garde, encore trop de familles sont toujours laissées pour compte !
Leur financement de base se situant bien en dessous de celui des autres organismes communautaires comparables, les organismes de soutien à la famille crient famine et demandent au gouvernement du Québec de poser un geste concret envers plus de 100 000 familles en haussant substantiellement le montant versé à quelque 200 organismes communautaires familles (OCF) pour accomplir leur mission.
Le gouvernement Charest est en train de mettre la table à l'instauration d'un système privé parallèle de soins de santé et à l’ouverture en grande à l’assurance privée. Mais le jeu en vaut-il la chandelle? Se poser la question, c’est bien, y répondre, c’est mieux. L’équipe Popcom, en collaboration avec la FTQ, a produit une vidéo qui, en 9 minutes, remet les pendules à l’heure dans le débat qui oppose les partisan-es d’un système public universel et non lucratif aux apôtres du marché de la santé à but lucratif.
Le 1er janvier 2008, les pensions alimentaires pour enfants ont connu une indexation de 2%. On se rappellera que ces montants sont déduits des prestations d’aide sociale et du calcul des prêts et bourses, à l’exclusion des 100$ premiers dollars par mois, tandis qu’ils sont considérés en totalité dans les programmes d’aide au logement et à l’aide juridique. De leur côté, les prestataires de l’aide sociale, jugés sans contraintes ou avec contraintes temporaires à l’emploi, n’ont bénéficié, en ce début d’année 2008, que d’une maigre indexation de 0,6% de leurs prestations. Or, si le détournement des pensions alimentaires pour enfants dans les programmes gouvernementaux s’élevait à 46,5 millions de dollars en 2004, on peut se demander à qui profite réellement l’indexation de ces montants!
"La réforme du régime d'aide juridique est un échec et le ministre maintient le cap!" Telle est la réaction de la porte-parole de la Coalition pour l'accès à l'aide juridique et directrice des Services juridiques communautaires de Pointe-Saint-Charles et Petite-Bourgogne, Lise Ferland, au communiqué émis le 14 décembre 2007 par le ministre de la Justice, Jacques P. Dupuis, pour informer la population que les seuils d'admissibilité à l'aide juridique resteraient établis selon les barèmes prévus dans le plan de cinq ans du gouvernement, qui a débuté en 2005. "Le ministre Dupuis tente de faire croire à la population qu'il s'agit d'une hausse importante alors que cette augmentation des seuils, bien insuffisante, était déjà prévue. Il fait la sourde oreille aux revendications des personnes les moins bien nanties de la population et n'annonce rien de nouveau pour elles", de déplorer Lise Ferland.
Environ 84 000 poupons ont vu le jour en 2007, une hausse de 2%, du jamais vu. On attribue ce boum au nouveau Régime québécois d’assurance parentale (RQAP). Face à cette popularité, le gouvernement compte hausser les cotisations dès janvier. Pour en savoir plus, lire l’article de Nathalie Collard paru dans la Presse aujourd’hui.