par Daniel Turcotte, professeur à l’École de service social, Université Laval
Bulletin de liaison, Vol 36, n° 1, Juin 2011
En juin 2006, l’Assemblée nationale a adopté la loi modifiant la Loi sur la protection de la jeunesse et d’autres dispositions législatives. Cette action n’était pas étrangère aux discussions qui ont cours depuis quelques années sur les systèmes de protection de la jeunesse. Outre la constance et le bien-fondé des décisions des intervenants qui ont à établir si la sécurité ou le développement d’un enfant est compromis (Fitch, 2006; Munro, 1999; Cocozza, Gustafsson & Sydsjo, 2006), ces discussions portent sur le recours au placement de l’enfant comme mesure de protection (Yoo & Brooks, 2005) et sur les conditions de vie des enfants placés (Unrau, 2007). Les récents changements à la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ) s’inscrivent dans la foulée des réflexions antérieures (Groupe de travail pour les jeunes, 1991; Jasmin, 1992; MSSS, 1998a; 1998b) en visant, notamment, à accroître la capacité du système de protection à répondre aux besoins des enfants dont la sécurité ou le développement est compromis en assurant la stabilité de leurs conditions de vie.