La première ministre Pauline Marois a annoncé jeudi l'annulation de la hausse des droits de scolarité et de la loi spéciale limitant les manifestations, deux mesures des libéraux qui avaient plongé le Québec dans une crise sociale au printemps dernier. En réalisant cette promesse, Mme Marois a affirmé que le montant à payer pour les étudiants universitaires sera maintenu à 2168 $ pour l'année scolaire 2012-13. Les libéraux avaient décidé d'une hausse de 82 % au cours des sept prochaines années.
Par Jennifer Beeman, coordonnatrice femmes et employabilité, Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT) Bulletin de liaison, volume 37, n°1
Selon des sociologues, des économistes et des historiens du travail, les trois décennies suivant la deuxième guerre mondiale, communément appelées les Trente Glorieuses, ont constitué une période clé dans l’histoire du travail. En plus de la croissance économique soutenue de cette période, on a également connu l’expansion du travail standard et une progression importante des salaires, et la mise en place et la consolidation des régimes de protection. Il s’agissait également d’une période d’expansion de la réglementation du marché du travail et du syndicalisme.
En 1990, la FAFMRQ menait, en collaboration avec Relais-femmes et l’UQAM, une recherche-action qui avait pour objectif de mieux connaître les besoins des jeunes familles monoparentales. Plusieurs aspects de la vie de ces familles y étaient abordés : la vie personnelle, les conditions économiques, les problèmes rencontrés au niveau légal, la situation au niveau de l’emploi, etc. Or, on y apprenait notamment qu’une grande majorité de mères disait manquer d’argent, non seulement pour s’offrir des loisirs, mais également pour se procurer l’essentiel. Plusieurs d’entre elles faisaient également face à des problèmes d’endettement, de gardiennage, de logement, de transport et d’accès à l’éducation.
La Coordination du Québec de la Marche Mondiale des femmes (CQMMF), dont la FAFMRQ est membre, s’est rassemblée le 12 avril devant les bureaux du Ministère de l’Éducation à Montréal en signe de solidarité envers les étudiants en grève.
Le 22 mars dernier, plus de 200 000 personnes (étudiant(e)s, parents, grands-parents, travailleuses et travailleurs du communautaires, syndicats, enseignant(e)s, élèves du secondaire, etc.) ont marché dans les rues de Montréal! La FAFMRQ était là, bien sûr, et nous avons même rencontré quelques-unes de nos connaissances…
Les familles de la classe moyenne seront les grandes perdantes d'une hausse des frais de scolarité. C'est ce que démontre la mise à jour d'une note d'information rendue publique par la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) au lendemain du Budget. « Nous avons constaté que les familles de la classe moyenne seront les grandes perdantes d'une hausse des frais de scolarité. Elles sont déjà prises à la gorge et elles n'ont pas accès aux bourses du gouvernement. Elles n'y arriveront tout simplement pas », soutient Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ.
Depuis le mois d’août 2011, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) a mis en place un Processus particulier de révision pour les personnes qui ont reçu une aide financière aux études aux cours des années d’attribution allant de 2006-2007 à 2009-2010 et qui recevaient une pension alimentaire pour enfant. Rappelons que ce processus a été mis en place suite au rejet de la demande présentée par la FAFMRQ pour être autorisée à exercer un recours collectif contre le MELS. Ainsi, conformément au jugement rendu par la Cour d’appel du Québec, le Ministère devait aviser toutes les personnes éligibles. Ces dernières sont donc censées avoir reçu un formulaire prérempli par la poste les invitant à faire une demande de révision de façon à ce que la pension alimentaire soit totalement exclue des revenus dont l’Aide financière aux études a tenu compte.
Le 2 juin 2011, le Comité consultatif sur l'accessibilité financière aux études rendait public un avis sur une modification au Règlement sur l'aide financière aux études touchant le traitement des pensions alimentaires pour enfants dans le Programme de prêts et bourses qui aura pour conséquence de multiplier le montant d’exemption de 1 200 $ par année de pension alimentaire par le nombre d’enfants du parent-étudiant. Or, en plus de contenir des données fort intéressantes sur les pensions alimentaires aux prêts et bourses, ce document réfère plusieurs fois à l'avis que la FAFMRQ avait publié sur le même sujet en mai dernier. Nous vous recommandons donc chaleureusement la lecture de ce document!
Le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) a publié un communiqué, le 25 mars 2011, indiquant qu'il allait bientôt mettre en place un processus de demande de révision pour les personnes ayant déclaré des montants de pension alimentaire pour enfant à charge de plus de 1 200$ par année dans leur demande d'aide financière aux études, au cours d'une année comprise entre les années d'attribution 2006-2007 et 2009-2010, pourront demander une révision de leur dossier.