
De gauche à droite : Monique Bellefleur, mère monoparentale à l'aide sociale, Lorraine Desjardins, co-porte-parole de la Coalition, Susan Thibaudeau et Chantale Marcotte, mère monoparentale qui reçoit de l'aide au logement.
En 1997, suite à une longue bataille juridique menée par Madame Susan Thibaudeau, le gouvernement fédéral et celui du Québec décidaient de défiscaliser les pensions alimentaires pour enfants. Ces montants étant destinés exclusivement au bénéfice des enfants, ces derniers devaient en profiter pleinement sans que l’impôt ne vienne en récupérer une partie. Or, 10 ans plus tard, des milliers d’enfants au Québec sont encore privés d’une importante part de la pension alimentaire versée en leur nom par l’un de leurs deux parents, et ce, simplement parce que celui avec lequel ils vivent est sur l’aide sociale ou sur les prêts et bourses. En effet, le gouvernement du Québec permet à ces familles de ne toucher que 100$ par mois de ces montants et ce, peu importe le nombre d’enfants présents. Ces derniers, à toutes fins pratiques, deviennent des soutiens de famille! «Il est inconcevable que, d’un côté, le gouvernement ne considère plus les pensions alimentaires pour enfants comme un revenu du point de vue de l’impôt et que, d’un autre côté, ces montants continuent d’être comptabilisés dans les programmes sociaux!», s’indigne Madame Thibaudeau.