La Fédération des associations
de familles monoparentales
et recomposées du Québec
(FAFMRQ) lutte pour l’amélioration
des conditions de vie des familles
monoparentales et recomposées.

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Actualités

PAS DE RÉUSSITE ÉDUCATIVE SANS LUTTE À LA PAUVRETÉ!

Actualité |

21 juin 2017

Montréal, le 21 juin 2017 – La Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) est loin d’être impressionnée par la Politique de réussite éducative publiée ce matin par le ministre de l’Éducation. « On se serait attendu à davantage de moyens concrets pour atteindre les ambitieux objectifs que se fixe le Ministre. On se demande par quelle formule magique on compte faire grimper le taux de diplomation à 85 % tout en ne proposant aucunes mesures de lutte à la pauvreté. On aura beau multiplier les places en maternelles 4 ans ou accompagner les parents afin “d’enrichir leur expérience parentale”, sans l’amélioration des conditions de vie des familles en situation de pauvreté, l’égalité des chances ne se concrétisera jamais véritablement », s’indigne Sylvie Lévesque, directrice générale de la FAFMRQ.

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GARDERIES: le virage éducatif

BRIGITTE BRETONLE SOLEIL

Photo: ARCHIVES LA PRESSE

(Québec) ÉDITORIAL / Le gouvernement Couillard semble enfin saisir l’importance des services éducatifs à la petite enfance. Le projet de loi 143 déposé vendredi par le ministre de la Famille marque sa volonté de surveiller et d’encadrer ce qui se passe dans les garderies non subventionnées pour lesquelles Québec accorde des crédits d’impôt aux parents. Il était temps. Le moment est aussi venu d’exiger une formation accrue pour le personnel de tous les types de garderie.

«Notre objectif est de continuer à offrir une diversité de services de qualité, toujours plus sécuritaires, dans le but de favoriser le développement des enfants et de bien les accompagner vers la réussite éducative», a expliqué le ministre Sébastien Proulx.

Avec les règles actuelles, la diversité des services se traduit malheureusement par une diversité de la qualité des services et de la formation du personnel qui accompagne les tout-petits au quotidien.

Quelques données en témoignent. Dans les centres de la petite enfance (CPE), 82 % du personnel est qualifié. Dans les garderies privées subventionnées, le pourcentage baisse à 72 %. Dans les garderies privées qui ne reçoivent pas de subventions, mais dont les parents des enfants qui les fréquentent obtiennent des crédits d’impôt, la proportion de personnel qualifié chute à 44 %. Notons que le nombre de places disponibles dans ce type de services de garde a augmenté de façon marquée ces dernières années, notamment à cause de la modulation des tarifs.

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Je rêve… d’éducation, mais j’aspire à la réalité

Actualité |

20 juin 2017

MARLÈNE GAGNON (orthopédagogue) – LE SOLEIL

PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, ERICK LABBÉ

(Québec) Je rêve d’éducation parce que le sujet me passionne, parce que j’ai passé 34 années de ma vie professionnelle avec des jeunes en difficulté, à essayer avec mes collègues de faire autrement, pour que nos élèves, en majorité des garçons, en viennent à avoir le goût de se lever pour fréquenter l’école et pour apprendre quelque chose.

Je rêve d’éducation parce que je suis renversée par ce cafouillage d’annonces qui tirent dans tous les sens dernièrement : plus de maternelles 4 ans, les rénovations de nos établissements scolaires, l’engagement de trois sommités expertes dans d’autres domaines que l’éducation pour faire de nos écoles les plus belles du monde, l’encadrement de l’enseignement à domicile, l’accès des enfants sans papiers à l’école, les notes gonflées, etc.

Dans mes rêves, je n’accuse pas le ministre de l’Éducation d’être indolent, mou ou passif, bien au contraire, il dégaine comme quelqu’un qui ne sait plus par où commencer quand il doit manipuler un monstre.

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DES PARENTS VEULENT METTRE FIN À LA «SÉGRÉGATION SCOLAIRE»

SARAH R. CHAMPAGNE LE DEVOIR

Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir

Le nouveau mouvement L’école ensemble s’en prend à la sélection des élèves et au financement des écoles privées.

Des parents lancent un mouvement pour mettre fin à la «ségrégation scolaire» qui crée un «système à trois vitesses». La sélection des élèves et le financement public des écoles privées menacent selon eux l’égalité des chances des Québécois et doivent cesser.

Le Mouvement L’école ensemble récolte d’emblée un appui de taille, celui de Guy Rocher qui signe une lettre ouverte en nos pages. L’éminent sociologue y reprend le terme fort de «ségrégation » pour décrire la séparation physique des enfants plus fortunés ou plus doués des autres, une véritable « démission collective», écrit-il.

Les classes ordinaires de l’école publique se sont vidées peu à peu des meilleurs élèves. Un «écrémage scolaire», comme le nomme Stéphane Vigneault, coordonnateur de L’école ensemble, intensifié par l’essor de l’école privée. Puis avec les programmes particuliers sélectifs, eux aussi en nette augmentation pour «compétitionner l’école privée sur son propre terrain».

Ce sont aujourd’hui 41 % des enfants qui se retrouvent soit en classe privée ou sélectionnés pour des classes publiques particulières, le « programme international » par exemple.

Une proportion qui dépasse nettement le «point de rupture», avertit M. Vigneault, citant le taux de décrochage scolaire au secondaire «figé» à 25% et un taux d’analphabétisme fonctionnel alarmant de 53%.

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PUBLICATION DU PREMIER RAPPORT DE L’ENQUÊTE « Unions et désunions au Québec : Le couple, l’argent et le droit »

HÉLÈNE BELLEAU (INRS), CARMEN LAVALLÉE (UNVIERSITÉ DE SHERBROOKE) ET ANNABELLE SEERY (UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL)

Ce rapport brosse un portrait descriptif des premiers résultats qui se dégagent du volet « patrimonial » du projet de recherche intitulé : Unions et désunions conjugales au Québec : regards croisés sur les pratiques et les représentations sociales et juridiques de la vie à deux.

L’enquête réalisée auprès de 3250 répondants âgés de 25 à 50 ans et vivant en couple visait à cerner, pour la première fois au Québec, les arrangements financiers et juridiques des conjoints mariés ou en union libre concernant les modes de gestion de l’argent, les dynamiques conjugales autour de l’épargne, des dettes, les types de contrat entre partenaires de vie, etc.

Même si le Québec est la province ayant la plus forte proportion de couples en union libre au Canada, elle est la province qui accorde la protection la plus minimaliste aux conjoints de fait. Dans ce contexte, nous avons cherché à savoir si les conjoints de fait comprennent les distinctions faites par l’État québécois dans le traitement qui leur est réservé dans les lois sociales et fiscales d’une part, et en droit privé (Code civil), d’autre part. Prévoient-ils l’éventualité d’une rupture par la rédaction de contrats de vie commune ou par des arrangements financiers différents de ceux des couples mariés?

Notre enquête permet de constater que près de 50 % des conjoints en union libre ne connaissent pas les règles de droit qui les concernent. Elle montre aussi clairement que le mariage n’est pas synonyme de fusion des avoirs pas plus que l’union libre ne peut être associée à une indépendance complète des conjoints sur le plan financier. Si des différences existent entre les deux types d’unions, elles apparaissent très modestes et ne permettent pas, à notre avis, de justifier le traitement juridique distinct qui prévaut en droit de la famille au Québec.

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Le ministre Proulx vise haut avec son «nouveau cycle»

PATRICIA CLOUTIERLE SOLEIL

Photo: LE SOLEIL, ERICK LABBÉ

(Québec) Ce n’est pas une réforme, mais «le début d’un nouveau cycle» en éducation que le ministre Sébastien Proulx a l’ambition de provoquer, avec le dévoilement le 21 juin à Québec de sa politique sur la réussite éducative.

Création d’un Institut national d’excellence en éducation, apprentissage des codes informatiques à un jeune âge, valorisation de la profession enseignante par plusieurs «gestes concrets»: la politique répondra à plusieurs enjeux. Lancées l’automne dernier, les 50 pistes de réflexion du ministre Proulx ont, selon lui, toutes passé le test de la faisabilité. «Je ne mets rien de côté», lance le ministre, qui voudra plutôt présenter des échéanciers et des étapes pour réaliser le tout dans le bon ordre.

En entrevue éditoriale au Soleil, le ministre Proulx explique qu’il souhaitait ratisser large et viser haut. D’abord, il croit qu’il «est temps» que le Québec vise plus haut qu’un objectif de 80 % de taux de diplomation. «À mon avis, c’est pas suffisant», lance celui qui précisera quelle sera sa nouvelle cible la semaine prochaine, alors que le taux de diplomation actuel est de 78,8 %,ce qui englobe toutes les qualifications menant au marché du travail.

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Adoption du projet de loi no 113 en matière d’adoption et de communication de renseignements

Actualité |

16 juin 2017

UN PAS HISTORIQUE EN DROIT DE LA FAMILLE ET DANS LA RECONNAISSANCE DE LA COUTUME AUTOCHTONE

QUÉBEC, le 16 juin 2017 /CNW Telbec/ – L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité aujourd’hui le projet de loi no 113 : Loi modifiant le Code civil et d’autres dispositions législatives en matière d’adoption et de communication de renseignements (Loi). Cette loi vise à moderniser le droit en matière d’adoption et de tutelle pour mieux répondre aux réalités actuelles des Québécois et des Québécoises, y compris celles des communautés autochtones. Elle permettra en effet de reconnaître les effets de l’adoption et de la tutelle coutumières autochtones au Code civil du Québec. Cette reconnaissance constitue un pas historique qui démontre tout le respect et l’importance que le gouvernement du Québec accorde aux communautés autochtones.

Lors de la présentation de ce projet de loi à l’Assemblée nationale par la ministre de la Justice, Mme Stéphanie Vallée, la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Mme Lucie Charlebois, et le ministre responsable des Affaires autochtones, M. Geoffrey Kelley, se sont dits fiers des mesures proposées. Aujourd’hui, ils tiennent à souligner les grandes avancées réalisées grâce à l’adoption de ce projet de loi qui répond à des demandes formulées au cours des consultations publiques.

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VICTIMES D’ACTES CRIMINELS ET PUNIS PAR L’AIDE SOCIALE

AMÉLI PINEDALE DEVOIR

Photo: Renaud Philippe Le Devoir

Des bénéficiaires de l’aide sociale réclament leur pleine prestation même s’ils reçoivent une indemnité de l’IVAC.

Des victimes d’actes criminels accusent l’aide sociale de faire des économies sur leur dos tandis que leur chèque est amputé parce qu’ils reçoivent une indemnité mensuelle de l’Indemnisation des victimes d’actes criminels (IVAC).

Jeudi, le Tribunal administratif du Québec (TAQ) a entendu la cause de trois personnes qui demandent à l’aide sociale d’exclure l’indemnité que leur verse l’IVAC du calcul servant à établir le montant des prestations auxquelles ils ont droit.

Volodimir Sapojnikov fait partie du groupe. L’homme de 58 ans souffre de stress post-traumatique, d’anxiété et de dépression sévère depuis qu’il a été victime à deux reprises d’actes criminels, en 2011 et en 2012. Il s’explique mal les raisons pour lesquelles l’aide sociale le « pénalise ».

M. Sapojnikov avait droit à 623 $ par mois de l’aide sociale avant de commencer à recevoir une rente mensuelle de 125 $ de l’IVAC en 2015.

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L’IMPÔT NE SERAIT PAS SI NEUTRE PAR RAPPORT AU SEXE, selon une étude

LIA LÉVESQUE (La Presse Canadienne) – LA PRESSE

PHOTO HUGO-SEBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

L’impôt ne serait pas si neutre qu’on pourrait le croire par rapport aux sexes; il cacherait des réalités campées dans les rôles traditionnels des hommes et des femmes.

Certaines mesures fiscales sont plus favorables aux hommes, alors que d’autres sont plus avantageuses pour les femmes.

Ces constatations ressortent d’une étude réalisée par la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke, par le professeur Luc Godbout et les professionnelles de recherche Carole Vincent et Suzie St-Cerny.

L’étude, intitulée «Utilisation des mesures fiscales au Québec: une analyse différenciée selon le sexe», s’est penchée sur 25 mesures fiscales, afin de savoir à qui elles profitent le plus et de quelle façon.

Théoriquement, l’impôt est neutre, en ce sens qu’il s’applique pareillement aux hommes et aux femmes, en fonction de leurs revenus. Sauf que la réalité est plus complexe.

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Garderies subventionnées: 130 M$ puisés dans les poches des familles

OLIVIER LEMIEUXICI.RADIO-CANADA.CA

Photo : Istock

EXCLUSIF – La modulation des tarifs dans les garderies subventionnées coûte de plus en plus cher aux parents québécois. Le gouvernement du Québec, qui avait prévu récupérer des sommes avec la modulation des tarifs de garderie, aura finalement puisé 130 millions dans les poches des familles en 2016, selon un document obtenu par Radio-Canada.

Le gouvernement Couillard donne d’une main et reprend de l’autre. Lundi, le ministre de la Famille, Sébastien Proulx, confirmait un investissement de 40 millions de dollars pour améliorer les services de garde à l’enfance. La moitié de ce montant était de l’argent frais, l’autre moitié avait déjà été promise lors du dépôt du budget 2017-2018.

Or, selon les plus récents chiffres compilés par Revenu Québec, les parents québécois ont redonné beaucoup au gouvernement l’an dernier en raison de la modulation des tarifs de garde selon les revenus.

Au total, 126 000 familles ont dû débourser 129,9 millions de dollars en 2016, une somme qui s’ajoute à la contribution de base de 7,75$ par jour, par enfant, dans le réseau de services de garde subventionnés québécois.

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