Qui sommes-nous ?

Mission, dossiers et activités

La FAFMRQ solidaire et engagée… pour les familles monoparentales et recomposées

Depuis 1974, la Fédération lutte pour l’amélioration des conditions de vie des familles monoparentales et recomposées. Elle a participé, et participe encore activement, à divers partenariat de recherche et rédige de nombreuses publications (Bulletin de liaison, mémoires et avis) concernant la réalité de ces familles.

La FAFMRQ est là pour…
• Défendre les droits et promouvoir les intérêts des familles monoparentales et recomposées du Québec ;
• Représenter politiquement ses membres et défendre leurs droits et intérêts auprès des instances décisionnelles et des pouvoirs publics ;
• Soutenir ses organismes membres par diverses activités de formation et d’information.

Depuis sa création, la FAFMRQ est un agent de changement social et ça continue!

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Pour regarder la capsule vidéo qui présente la FAFMRQ…

DEVENEZ MEMBRE!
Vous êtes solidaire des actions menées par notre Fédération? Devenez membre. Que vous soyez un individu ou une association, il y a une place pour vous chez nous.

LES FAMILLES MONOPARENTALES ET RECOMPOSÉES AU QUÉBEC
Au cours des dernières décennies, la société québécoise, comme les autres sociétés industrialisées, a connu de profonds bouleversements, tant au plan économique que social. Ces bouleversements ont généré l’émergence de nouvelles formes de familles, parmi lesquelles figurent les familles monoparentales et les familles recomposées.

• Lors du recensement de 2011 de Statistique Canada, il y avait 1 273 240 familles avec enfants au Québec. De ce nombre, 365 515 (28,7 %) étaient des familles monoparentales, soit une hausse de 12 690 depuis 2006.
• La majorité des familles monoparentales (76 %) sont dirigées par une femme.
 En 2011, elles étaient 277 930).
• Le nombre de pères québécois à la tête d’une famille monoparentale est passé de 77 940 en 2006 à 87 580 en 2011.
• Du côté des familles recomposées, elles étaient au nombre de 132 555 en 2011 (dont 79 375 simples et 53 180 complexes), représentant 16,1 % des couples avec enfants et 10,4 % de l’ensemble des familles avec enfants.
• Toujours selon les données de 2011 de Statistique Canada, parmi les couples québécois avec enfants de tous âges, 43,1 % étaient mariés et 28,5 % étaient en union libre. Finalement, selon l’Institut de la statistique du Québec, en 2012, 63,3 % des enfants étaient nés hors mariage.

LA FAFMRQ EN ACTION

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Au fil des ans, la Fédération a mené des actions importantes pour le mieux-être des familles monoparentales et recomposées.
En novembre 2014, à l’occasion du 40e anniversaire de la FAFMRQ, un document audiovisuel, relatant les différentes étapes de son histoire, a été réalisé.
Pour regarder le document audiovisuel…

Pensions alimentaires pour enfants
Durant plusieurs années, notre Fédération a milité pour l’adoption d’une loi sur la perception automatique des pensions alimentaires avec retenue à la source. En 1995, cette loi fut promulguée par le gouvernement québécois. Cette mesure a contribué à réduire la pauvreté de plusieurs familles monoparentales. Cependant, des dizaines de milliers d’enfants sont encore privés de la pension alimentaire versée en leur nom par l’un de leurs deux parents parce que ces montants sont considérés comme un revenu dans quatre programmes gouvernementaux : à l’aide sociale, au programme de prêts et bourses, dans les programmes d’aide au logement et à l’aide juridique. Bien que quelques gains aient été réalisés au fil des ans, la FAFMRQ continue de réclamer l’exemption complète des pensions alimentaires pour enfants du calcul du revenu du parent-gardien dans les programmes gouvernementaux.

Dossiers justice
Comme nous l’avons déjà mentionné, la Fédération a été aux premières lignes des luttes qui ont mené à la mise en place d’un mécanisme de perception automatique des pensions alimentaires pour enfants. La FAFMRQ a également suivi de près d’autres dossiers juridiques tels la médiation familiale, les tables de fixation des pensions alimentaires pour enfants et l’accessibilité à l’aide juridique. La Fédération a également obtenu le statut d’intervenante dans une cause visant un meilleur encadrement juridique des conjoints de fait, mieux connue sous le nom de l’affaire « Lola vs Éric ».

Lutte à la pauvreté
Notre Fédération est présente et active dans les dossiers de lutte à la pauvreté. À ce titre, la Fédération fut associée de près à la marche Du pain et des roses en 1995 et continue de s’impliquer activement dans l’organisation des diverses éditions de la Marche mondiale des femmes. La FAFMRQ fait également partie des membres fondateurs du Collectif pour un Québec sans pauvreté et continue de siéger au sein de cette organisation.

Mesures de soutien aux familles
La FAFMRQ est également très active dans le dossier des politiques familiales et les mesures de soutien aux familles qui sont mises de l’avant, tant au Québec qu’au gouvernement fédéral.

Reconnaissance et financement des organismes communautaires Famille

Depuis sa création, notre Fédération revendique une reconnaissance et un financement adéquat pour les organismes communautaires Famille. Avec une moyenne de financement annuel de 65 000 $, les OCF sont parmi les moins bien financés de l’ensemble des autres secteurs de l’action communautaire autonome. En comparaison, la moyenne de financement pour les organismes financés par le ministère de la Santé et des Services sociaux et ayant une mission comparable est de 130 000 $.

SOUTIEN AUX MEMBRES

Afin de supporter ses membres, la Fédération compte sur les services d’une agente de liaison et de mobilisation qui a notamment comme mandat de soutenir les associations. Dans une perspective d’éducation populaire, la Fédération tient, à l’occasion, des rencontres thématiques sur des dossiers importants pour les familles monoparentales et recomposées, de même que pour les associations qui les regroupent.


NOTRE HISTOIRE: LA NAISSANCE D’UN MOUVEMENT

C’est en 1974, suite à un teach-in organisé à Sherbrooke dans le cadre de la Semaine de la famille, que le Carrefour des familles monoparentales du Québec est né. Ainsi était créé, en collaboration avec la Fédération des unions de familles, le tout premier regroupement d’associations de familles monoparentales du Québec. Installé à Montréal, le Carrefour regroupe alors 39 associations membres et leur permet, pour la première fois, de mettre en commun des idées, des préoccupations, des revendications et d’entreprendre des actions concrètes.

Il faut dire qu’à cette époque, même si la monoparentalité n’est pas un phénomène nouveau, les préoccupations de ce type de familles sont peu reconnues du grand public. Malgré la création en 1968 de la Loi canadienne sur le divorce, les préjugés entourant la monoparentalité sont légion et les femmes à l’origine des premières associations de familles monoparentales se sentent rejetées, plus souvent qu’autrement, tant par l’Église que par les associations familiales à vocation chrétienne ou les bailleurs de fonds gouvernementaux.
Cependant, pour paraphraser le proverbe, « la faim a fini par chasser les louves hors des bois » et la « bande de séparées et de divorcées » à l’origine des premières associations membres du Carrefour et auxquelles on refusait toute forme de financement, ont vite reconnu la nécessité d’investir le terrain politique. Une fonction de représentation s’est donc progressivement développée au sein du CAFMQ. En 1982, l’organisme change d’ailleurs son nom pour celui de Fédération des associations de familles monoparentales du Québec (FAFMQ) qui évoque davantage la structure provinciale et son rôle de représentation. Finalement, c’est en 1995 que la FAFMRQ adoptera son nom actuel, en y insérant le «R» des familles recomposées.

SERVICES DE PREMIÈRE LIGNE ET ÉDUCATION POPULAIRE
La mission que s’est donnée la FAFMRQ est de défendre les droits et les intérêts des familles monoparentales et recomposées. Ses principales sphères d’activité sont : le regroupement et le soutien aux associations de familles monoparentales, l’éducation populaire et la formation, la défense des droits et la représentation.
Comme le font encore aujourd’hui les associations locales de la Fédération, les quelque 40 associations membres du CAFMQ à la fin des années 1970, offrent plusieurs services de première ligne. Groupes d’entraide et de dépannage, camps familiaux, accompagnements à la cour, haltes-garderies, cuisines collectives, comptoirs vestimentaires et rencontres avec des personnes ressource, ne constituent que quelques-uns des services offerts par les associations d’alors et d’aujourd’hui.

Cependant, très tôt dans l’histoire de la Fédération, la nécessité d’informer et de sensibiliser les membres sur les divers sujets touchant la monoparentalité est une préoccupation majeure. Dès lors, diverses formations se donnent aux trois paliers (provincial, régional et local) et touchent la relation d’aide, la formation de leaders, les techniques d’organisation de groupe comme unité d’action et le thème de l’enfant de famille monoparentale.

En 1979, le CAFMQ mène une recherche-action sur les besoins des familles monoparentales en éducation populaire. Les résultats d’un sondage réalisé auprès des membres sont publiés sous le titre Pour des conditions de vie décentes. Des sessions d’études régionales touchent des thèmes comme la délinquance juvénile, l’aide sociale, le logement et les normes du travail et du salaire minimum. Une dizaine d’associations mettent alors sur pied un comité d’action sociale.

Tout au long des années 1980, la FAFMQ participe à l’élaboration et à l’adoption du Cadre de référence en éducation populaire. En 1986, plus de 10 000 personnes sont rejointes par les activités d’éducation populaire de la Fédération. Les services et les activités de formation dispensés par la FAFMRQ, via ses associations, constituent encore aujourd’hui la base de son intervention. La réponse aux besoins réels des familles monoparentales et recomposées demeure une priorité.

DÉFENSE DES DROITS ET REPRÉSENTATION POLITIQUE
Dès l’apparition des premières associations de familles monoparentales, celles-ci revendiquent des changements au niveau politique. En plus d’offrir des services de soutien et d’entraide aux familles monoparentales et d’en faire la promotion, les actions du regroupement visent l’amélioration concrète de leurs conditions de vie socio-économiques. Les revendications de 1974 du CAFMQ visent notamment la formation d’un Tribunal de la famille et la création d’un réseau universel et gratuit de services de garde pour les enfants de 0 à 12 ans.

Pour le Carrefour, c’est le début d’une série de dépôts de mémoires et d’avis sur les projets de loi qui touchent directement sa clientèle et où il s’oppose, entre autres, à certaines politiques fiscales du gouvernement du Québec, tout en militant en faveur d’une réforme du Code civil. Dans le années 1980, la FAFMQ se penche sur des dossiers tels la politique familiale, la réforme des services sociaux, l’aide sociale et la Loi sur le divorce. Dans les années 1990, la perception automatique des pensions alimentaires, le partage du patrimoine, les normes du travail, la Sécurité du revenu et les logements sociaux sont quelques-uns des axes privilégiés par la Fédération.

En 1995, la FAFMRQ dépose un mémoire à la Commission parlementaire sur le Projet de loi 60 (loi facilitant le paiement des pensions alimentaires). Perçue par les différents intervenants comme un organisme expert, la Fédération y défend l’idée d’un « système universel de retenue à la source ». Un autre mémoire portant sur l’obligation alimentaire des grands-parents face à leurs petits-enfants suivra en 1996.

La Fédération participe également aux débats entourant la politique familiale où elle fait valoir que la famille monoparentale est une famille à part entière, une famille « normale », et que la majorité de ces familles vivent sous le seuil de la pauvreté. Un manifeste est publié en 1983 sous le titre II était une fois ou plusieurs fois – De la rupture, ses conséquences et le défi à relever. La Fédération s’y exprime en faveur d’une nouvelle paternité, réclame l’amélioration des politiques du logement et revendique, pour les femmes, une plus grande autonomie financière.

La FAFMRQ a collaboré à l’élaboration d’un cadre de reconnaissance pour les organismes communautaires Famille et participe encore activement aux travaux du Comité aviseur visant l’obtention d’une politique de reconnaissance et de financement de l’action communautaire autonome. Sa volonté de continuer à investir le terrain politique et les victoires qu’elle a accumulées, au nom des familles qu’elle représente, témoignent de sa capacité réelle à faire changer les choses. Et, visiblement, la Fédération n’est pas près de lâcher prise!

UNE STRUCTURE ET DES RÉALITÉS QUI ÉVOLUENT
Lorsque le Carrefour est fondé en 1974, il compte 39 associations de familles monoparentales représentant environ 7 500 membres, en majeure partie des parents bénévoles. À cette époque, tout parent unique, ayant ou non la charge de ses enfants, peut adhérer au mouvement.
C’est en 1978 que le CAFMQ met sur pied une première structure régionale. Cependant, en 1993, la Fédération vit une crise majeure : parmi ses associations, environ dix d’entre elles éprouvent de sérieuses difficultés financières et cinq autres manifestent le désir de se désaffilier. Une des faiblesses identifiées est de nature organisationnelle : la structure est trop complexe et tend à s’éloigner de la base. Une importante révision des règlements généraux a lieu et le plan de restructuration est entériné par l’assemblée générale de juin 1995.

Les changements apportés aux règlements généraux de la FAFMQ en 1995 touchent également le membership. C’est à la même époque que le « R » est ajouté au nom de la Fédération, ce qui lui permet d’élargir son cadre pour accueillir les familles recomposées. Depuis, il existe trois types de membership au sein de la FAFMRQ: les membres actifs (associations de familles monoparentales et recomposées), les membres individuels et les membres associés (des associations ou des regroupements qui adhèrent à la mission et aux objectifs de la Fédération). La Fédération connaîtra encore cette année une importante phase de restructuration touchant les Comités régionaux.

Connaître ses droits, c’est payant!

Dès 1978, la recherche-action intitulée Pour des conditions de vie décentes permet d’évaluer les besoins en éducation populaire des familles monoparentales et permet au regroupement d’affirmer l’importance de s’inspirer du milieu pour déboucher sur l’action. La formation des membres sert alors d’outil privilégié pour mener à une véritable action politique.

De nombreux programmes sont mis sur pied afin de permettre aux personnes de mieux connaître leurs droits et les moyens concrets de les faire respecter. Des outils comme Les étapes rupture, Comment se sortir de la pauvreté et Connaître ses droits, c’est payant! sont des exemples de l’action conscientisante de la Fédération et de sa volonté de fonder son action sur les personnes elles-mêmes. Un rapport d’évaluation sur la médiation au service des familles recomposées, réalisé en collaboration avec l’UQAM et Relais-Femmes en 1995, permet également la mise en place d’un service gratuit de médiation communautaire familiale sous le titre Accordons-nous.

UNE HISTOIRE DE SOLIDARITÉ SOCIALE
La Fédération, loin de vouloir fonctionner en vase clos, affirme son appartenance aux grands mouvements de solidarité sociale qui ont cours au Québec depuis les années 1960. La FAFMRQ se positionne, en compagnie d’autres regroupements qui poursuivent des objectifs similaires, dans les nombreux débats qui animent la société québécoise. Le Mouvement pour des services de garde de qualité, la Coalition des femmes contre la pauvreté, la Coalition nationale sur l’aide sociale, le Comité provincial sur le financement des organismes familiaux et la Table des regroupements d’organismes communautaires et bénévoles ne sont que quelques-uns des lieux de prise de parole sur lesquels la Fédération est présente.

Cette solidarité sociale débouche sur des actions concrètes qui, à leur tour, débouchent sur des gains politiques. La Loi 60 sur la perception automatique des pensions alimentaires est le résultat de plus de dix années de travail acharné de la part de la FAFMRQ et des autres groupes intéressés par cette question. L’entrée en vigueur de la Loi 65 sur la médiation familiale, sur laquelle la Fédération s’est également prononcée, est un autre exemple de gain réalisé au fil des ans.

Des événements hauts en couleurs
La condition féminine est également au cœur des préoccupations de la FAFMRQ. Non seulement la grande majorité des familles monoparentales ont une femme à leur tête, mais une majorité d’entre elles vivent encore sous le seuil de la pauvreté. La participation de la FAFMRQ à l’organisation de l’événement Du pain et des roses (la Marche des femmes contre la pauvreté de 1995) et son implication dans l’organisation de la Marche mondiale des femmes en l’an 2000 reflètent cette parenté de la Fédération avec les revendications du mouvement féministe.

Mais la Fédération n’a pas fait que poser des actions à caractère politique. Elle s’est aussi occupée d’organiser des événements rassembleurs, pour le seul plaisir de célébrer ou d’offrir du repos à ses membres. Créer des liens, réalisé en 1994 en collaboration avec la Ville de Montréal dans le cadre de la Semaine nationale de la famille, réunissait plusieurs centaines de personnes. Bon nombre de camps-répit ont également été organisés pour les familles à faible revenu des associations membres.

Le fait pour la FAFMRQ d’inscrire son action sociale dans un mouvement plus vaste que la seule défense d’intérêts corporatistes est ce qui la caractérise encore aujourd’hui. En bout de ligne, c’est le bien-être de toutes les citoyennes et de tous les citoyens qui est souhaité, et la seule façon d’y parvenir, c’est en conservant cette fenêtre ouverte sur le monde que la Fédération a toujours cultivée.

Source: Cahier souvenir du 25e anniversaire de la FAFMRQ, 2000

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