QUAND MANGER DEVIENT UN LUXE QU’ON NE PEUT PLUS SE PAYER

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QUAND MANGER DEVIENT UN LUXE QU’ON NE PEUT PLUS SE PAYER

Actualité ,Lutte à la pauvreté |

15 novembre 2017

POINT DE VUELE SOLEIL

Chaque jour au Québec, 150 000 enfants ne mangent pas à leur faim! Représentant plus du tiers des personnes aidées par les Moisson régionales du réseau des Banques alimentaires du Québec (BAQ), ces enfants font partie des personnes les plus vulnérables qui font appel à nos services, et c’est en soutenant leur famille que nous les aidons à se nourrir trois fois par jour.

Au-delà des enfants, on dénote également une augmentation inquiétante des demandes provenant des personnes seules. Parmi cette clientèle, fragilisée par un revenu sous le seuil de la pauvreté, on retrouve les personnes âgées, les nouveaux arrivants et les parents célibataires. Les travailleurs pauvres ont d’ailleurs atteint un sommet inégalé depuis 2009, représentant 11,2 % des utilisateurs des banques alimentaires en 2017. Il est clair que l’augmentation du salaire minimum ne suit pas celle du coût du panier d’épicerie, voire celle de la vie en général. Le portrait des personnes ayant recours aux banques alimentaires change aussi. Certaines personnes ont recours à nos services à cause de conditions de vie temporairement difficiles (deuil d’un enfant, divorce, perte d’emploi, accidents), ou des conditions permanentes (maladie chronique, problème de santé mentale, vieillissement, etc.). Ces personnes ont besoin d’un soutien à plus long terme, car l’aide de dernier recours qu’elles reçoivent ne suffit pas

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