LE PRIX DE LA PAUVRETÉ

Articles

LE PRIX DE LA PAUVRETÉ

MARILYSE HAMELINLE DEVOIR

On parle beaucoup de décrochage scolaire ces jours-ci, et le ministre Sébastien Proulx cherche toutes sortes de solutions « en dehors de la boîte ». Il n’y a qu’à penser à l’initiative Lab-École, pilotée par quatre hommes de la même génération, des outsiders du très féminin milieu de l’éducation.

Or, tant pour Alain Marois, vice-président à la vie politique de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), que Joanne Bertrand, vice-présidente responsable de la condition des femmes au sein de la même organisation, le seul lien de corrélation démontré à ce jour demeure celui entre décrochage scolaire et pauvreté.

«Si le taux de décrochage scolaire dans Westmount est de 4%, il est de 40% à Pointe-Saint-Charles, indique Mme Bertrand. La pauvreté est le principal facteur de décrochage scolaire.»

Selon elle, on établit trop souvent de «faux problèmes» en éducation et on avance donc de «fausses solutions».

«On se demande s’il faut plus d’hommes enseignants, si on doit s’attaquer à la mixité des écoles, illustre-t-elle. Pourtant, une étude du Conseil supérieur de l’éducation a démontré que la non-mixité ne bénéficiait pas aux garçons, mais plutôt aux filles. Bref, on a beaucoup d’idées reçues, simplistes et de préjugés. On ne s’attaque pas au vrai problème: la pauvreté.»

Pour lire la suite…

© FAFMRQ 2021